Réalité du projet de Bourg-Fontaine
(4) Journaux
de M. des Lions, p. 270.
(5) Ibid. p.14.
(6) Ibid.p.020 ,
En —
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(1) Histoire de l'abbaye de Port- Royal, par Besoigne, t. x1, p.
(2) Livre u, chapitre xn.
(3) Livre w, t. 1, p. 255 et suiv. 572, etc.
(4) Lett. aut.
de M. Olier, p.
(5) Lett. aut.
de M. Olier, p.
49 et 50.
(6) Réalité du projet de Bourg- Fontaine, t. 1, p. 48.
(7) Responsio ad novas animadversiones Promotoris fidei super dubio: an constet de virtutibus. Rome, 1717, in--folio,
(8) Journaur de M. des Lions, Ms. de la Bibl.
Nat. P: 14e
doute d'un tel propos, s'est vainement efforcé d'en affaiblir, non la certitude historique, qui est incontestable, mais le sens naturel, qu'il qualifie étrangement. « Le Père de Con- » dren prit dans un mauvais sens, dit-il, une parole très- » innocente qu'il entendit dire à M. de Saint-Cyran, au » sujet du concile de Trente, savoir : qu'il honorait autant » que lui ce saint Concile; mais qu'il croyait pouvoir dire » qu'il y avait sujet de craindre qu’il ne se fût un peu res- » senti de la faiblesse des derniers temps (1). » Pour apprécier mieux l'innocence de cette parole, il est nécessaire de la comparer avec ce qui est rapporté par Abelly (2 ct par Collet (3) dans la Vie de saint Vincent de Paul, et de se rappeler, comme M. Olier le remarque, que ce ne fut qu'après beaucoup de conférences que le Père de Condren rompit avec Saint-Cyran (4).
Cependant le Père de Condren, avant de mourir, regretta de ne l'avoir pas assez fait connaître (5), lorsque M. de Laubardemont informa contre lui par ordre du Roi(6). On aurait peine à comprendre cette conduite du Père de Condren, le grand adversaire de Saint-Cyran, d'après l'expression de M. Olier, si l'on ne savait les justes motifs qu'il eut de ne point se présenter, dans une pareille cause, devant un juge laique, tel qu'était cc magistrat. Ce fut parcillement la conduite que tint saint Vincent de Paul; et voici comment elle a été justifiée par le sous-promoteur de la foi, en réponse aux objections du promoteur, qui voulait en tirer des conséquences défavorables à la cause de sa canonisation. Cette justification est également applicable au Père de Condren. » Il était superflu, dit-il, de faire une déposition, puisque, » d’un côté, l'abbé de Saint-Cyran ne parlant de ses erreurs » que seul à seul à ses amis, ct de l’autre étant accoutumé » à nier en public ce qu'il avait affirmé dans ses communi- » cations particulières, une pareille déposition ne pouvait » former une preuve juridique. D'ailleurs, cette déposition » cût été illicite, puisque les citations étaient faites par un » juge laïque, qui ne tenait sa commission que de la puis- » sance temporelle, et pour informer sur des questions qui » concernaient la foi: en sorte que, non-seulement les sim- » ples prêtres, mais encore les évêques n'auraient ni dû ni » pu répondre, s'ils eussent été interpellés par ce juge (7). »
Cette disposition si étrange de Saint-Cyran, de nier en public ce qu'il aurait affirmé en particulier, est attestée par des Lions en ces termes : « M. de Foix me dit que l'abbé » de Saint-Cyran l'assurait qu'il n'y avait point de grâce » suffisante, ajoutant que, s'il le publiait, il dénierait de » l'avoir dit (8). » M. de Foix lui raconta aussi, qu'il ne fut dégagé de Saint-Cyran, qu'après avoir célébré, durant quinze jours, la sainte Messe à cette intention dans Notre-
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Dame, ct par le conseil d'un très-grand serviteur de Dieu(1). ll désignait peut-être saint Vincent de Paul: au moins est-il certain que M. de Foix lui ayant rapporté les maximes que débitait ce sectaire, saint Vincent lui consilla de rompre tout commerce avec lui (2).
(1) Ibid. p.
(2) Restrictus probat. contra.
errores Sancirani, Rome, 1727, d. 7. — Animadversiones super dubio: an constet de virtutibus, p. 16.
Le Père de Condren s'efforce d'établir dans ses disciples la viede JEsus-CHRIST
(1) Actes de la seconde assemblée gén’rale de l'Oratoire,in-4°, p.80.— Préface des règlements.
ÉPREUVES EXTRAORDINAIRES DE M. OLIER. LE PÈRE DE CONDREN. AVANT DE MOURIR, ORDONNE A SES DISCIPLES DE FORMER UN SÉMINAIRE
Pour disposer M. Olier à être la pierre fondamentale d'un nouvel édifice dans l'Eglise, et à devenir le père d'une multitude de saints prêtres, Dieu voulut lui imprimer, comme de sa propre main, le sceau de la perfection la plus éminente, et telle que l'exigeait la grandeur d’une si sublime vocation. Mais. afin de comprendre la sagesse de sa conduite sur son serviteur, et de saisir la liaison de tout ce que nous allons dire. il ne sera pas hors de propos de considérer ici les devoirs du sacerdoce, et le dessein de Jisus-Crrisr en l’établissant.
« L'ordre de prêtrise, disait le Père de Bérulle, » a Cte institué immédiatement par le Fils de Drev. » pour laisser comme une image de soi-mème ence » monde. Aussi l'a-t-il établi au dernier jour de sa » vie, voulant revivre par lui lorsqu'il meurt sur la » terre, et laisser une semence divine qui doit le » perpétuer. Cet état demande de soi une liaison » particulière avec Jésus-Carisr, et une très-grande » sainteté. Nous devons donc, pour répondre à ce » dessein, exprimer en nous la vie et les mœurs du » Fils de Dieu, nous regarder comme des instru- » ments entre ses mains, morts en nous-mêmes. yet animés par lui, sans autre mouvement que »celui qu'il nous imprime, comme l'instrument »n'opère que par la cause principale qui le meut. » étant ses coopérateurs et ses aides; Christi adju- »tores(1).» Tels furent les vues et les desseins du
vaient livres, doctrit de ses troduc Lors pagnie touré c Le bru de sa v coadjut sembla lui avai pour li d com gueil, « ment a »plus