‹ Vie de M. Olier, fondateur du Séminaire de Saint-Sulpice [microforme]Chapitre 215 sur 332 · RAPP. DU P. DE CONDREN AVEC MARIE ROUSSEAU · texte numérisé non relu

RAPP. DU P. DE CONDREN AVEC MARIE ROUSSEAU

Cependant le Père de Condren approchait de la fin de sa vie, sans avoir encore déclaré à aucun de ss disciples le dessein de l'établissement des séminaires qu'il méditait, et dont il ne leur avait parlé jusqu'alors que d'une manière couverte (1). Cette année, M. Amelote, un peu dégoûté des travaux des missions, lui ayant écrit qu'il doutait s'il était dans l'état pour lequel la Providence l'avait destiné : «Je ne pense pas, lui avait répondu le Père de Con- »dren, que l'occupation des missions soit votre vocation pour toujours; mais elle doit fonder ou faire naître quelque autre emploi, que Dieu vous donnera (2). » Sans expliquer davantage sa penste, il se contentait de leur dire depuis longtemps qu'il mettrait par écrit le projet de l'œuvre qu'il avait en vue, afin que cet écrit pût leur servir d'instruction, s'il n’était plus au monde lorsque le moment de l'exécution serait venu (3). « Quand je »serai sorti de l'accablement des affaires présenites, écrivait-il à M. de Donnadieu, évèque de :Comminges, je travaillerai à dresser les Mémoires de cette institution, et à en jeter les fonde- »ments dans l'esprit de ceux qui doivent y conrsentir (4). »

La personne qui devait y prendre le plus de part, était sans contredit, Marie Rousseau, cette ainte Veuve dont nous avons parlé sous l'année 1629 ; et qui depuis longtemps priait avec tant dardeur, pour le renouvellement de l'ordre saœrdotal, et en particulier pour la réformation de h paroisse de Saint-Sulpice. Elle savait d'une maaire surnaturelle, que les jeunes ecclésiastiques, dont elle avait obtenu la conversion, seraient les premiers instruments de cette renovation, et l’un de ses directeurs, le père Armand, de la Compagmie de Jksus, qui la conduisit longtemps, lui avait fait faire beaucoup de communions pour obtenir le parfait accomplissement de cette œuvre, bien qu'alors elle n'en eût pas une vue aussi nette,

Le Père de Condren de laisser un Mémoire sur l'œuvre des

séminaires.

(1) Mémoires

de M. du Fer-

rier, p. 134.

(2) Lettres et écrits du Père de Condren, Ms.

de M, du Ferrier, Ms. Bibl.

N.p.154.— Ms.

Sainte - Geneviève, p. 101.

(4) Lettres et écrits du Père de Condren, Ms.

Origine des rapports du Père de Condren avec Marie Rousseau.

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