‹ Vie de M. Olier, fondateur du Séminaire de Saint-Sulpice [microforme]Chapitre 231 sur 332 · UR DES · texte numérisé non relu

UR DES

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» secousses à me fâcher, à m'inquiéter, et à concevoir des » sentiments d'aigreur et de colère. Cependant, m'abandon- » nant alors à l'Esprit de Dieu, et m'unissant à sa force pour » résister, je me sentis délivré tout-à-coup, après avoir ad- » héré un peu de temps à cette force divine. Tout cela s'éva- » nouit donc, et je n'ai pas souvenir d'avoir eu, depuis, » quelque peine à souffrir les injures et les mépris qui me » sont dus, me voyant injurié, tantôt par un de mes proches, » tantôt par une servante, ce dont eux-mêmes étaient très- » étonnés (1). »

NOTE 6, p. 281. — » Lorsque le Saint-Esprit se retirait » sensiblement de moi, dit M. Olier, la nature corrompue » produisait des effets étranges. Il semblait alors que je » fûsse abandonné de Dieu et comme possédé par le démon » de l'amour-propre et de la superbe; et sentant en moi ces » malheureux cffets, je craignais toujours de n'agir que par » orgueil, quoique le Père de Condren me dit que ce n'é- » taient là que des effets de la nature viciée (2). Etant avec » nos Messieurs, je me sentais quelquefois tout enflé de » superbe et d'arrogance: il me semble qu'il en paraissait » quelque chose dans mon extérieur et dans la posture de » mon corps: ce que je n'avais pas éprouvé avant ces peines » intérieures ; pourtant cela se faisait de soi-même, sans que » j'y participasse en rien. Je ne crois même pas que, durant »tout ce temps, j'aie eu des pensées de superbe. J'avais »bien detemp$ en temps delégères pensées de faire de grandes » choses pour Dreu comme de prècher par les villages, de » convertir les peuples, parce que de saintes âmes m'avaient » assuré que Dreu voulait se servir de moi pour faire di- » verses œuvres dans son Eglise : je ne m'arrêtais cepen- » dant point à ces pensées, je les rejetais au contraire soi- » gneusement, de peur de la moindre superbe. C'était en » effet ce que je craignais le plus, parce qu'il me semblait » que Dreu me voulait du mal à cause de mon orgueil, et » qu'il désirait que je travaillasse à m'en purifier; mais ce »qu'il y avait de déréglé dans mon extérieur portait nos » Messieurs à me juger plein de superbe (5). «

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