‹ Vie de M. Olier, fondateur du Séminaire de Saint-Sulpice [microforme]Chapitre 232 sur 332 · ESPRIT D'ENFANCE, GRACE DE M. OLIER · texte numérisé non relu

ESPRIT D'ENFANCE, GRACE DE M. OLIER

NOTE 7,' p. 270. — » Le Père de Condren, dit-il, me fai- » sant connaître les grâces de quelques personnes, après » m'avoir dit, parlant de M. Vincent, un tel a le caractère » de prudence; un tel, c'était M. Amelote, a celui de sagesse ; » j'aicelu d'enfance, ajouta-t-il, en parlant de lui-même. En » effet, l'enfant Jésus était sa grande dévotion, et il était » lui-même tout enfant dans ses procédés, par sa simplicité, » Sa naiveté, son innocence, sa candeur, son humilité, qui

(1) Mém. aut.

de M. Olier,t.1, p. 120, 121. — Vie de M. Olier, par M. de Bretonvilliers,t.1v, p. 901.

(2) Mém. aut.

de M. Olier, t. à, p. 201.

(3) Ibid. t. 1, p. 202.— Vie de M. Olier par M.

deBretonvilliers t. iv, p. 520.

(1) Mém. aut.

de M. Olier,t. u, p. 218, 219. — Copie des Mémoires de M.

Olier, t. 111, p.

81 verso. — Abrégé du 9° cahier des Mémoires autographes elc.

(2) Orais. funèbre du P. de Condren.

» sont des dons qui me manquent bien, et le dernier plus » que tous. Après, lui demandant quelle était ma grâce, il » me dit que je tenais de la sienne. Je ne doute pas que » Notre-Seigneur ne désire de moi que je vive en enfant, » Sans souci, sans réflexion, en bonne simplicité, m'aban- » donnant, entre ses bras, comme un enfant entre les bras » de son père, un enfant qui ne pense à rien qu'à lui plaire, » à le contenter, l'aimer, l'admirer, le louer et lui souhaiter » toute sorte de gloire, gardant pour moi toute la confusion » et le mépris. Je ne puis dire combien, depuis la mort du » Père de Condren, j'ai été confirmé dans cette voie et ces » dispositions. C’est là tout mon attrait ordinaire, j'en re- » mercie mon Dieu de tout mon cœur (1). »

NOTE 8, p. 296, — L'orateur qui fit l'éloge du Père de Condren, parlant de l'admiration qu'excita la vue du défunt, et voulant réfuter l'opinion où chacun était qu'il vivait encore: » Ils se trompent, s'écria-t-il; la devise de ce saint homme, » n'était-ce pas le mépris ou la mort, n'être point honoré ou » ne plus vivre? Eh quoi! Ils se mettent à genoux devant » lui; ils l'embrassent; ils le louent infiniment; ils lui baisent » les pieds, et il demeure immobile! Qui ne voit, que c'est » une preuve invincible et évidente de sa mort? puisqu'il ne » refuse plus les honneurs, il est aisé de voir qu'il ne lui reste » plus de vie (2). »

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