‹ Vie de M. Olier, fondateur du Séminaire de Saint-Sulpice [microforme]Chapitre 233 sur 332 · SUR LES APPARITIONS DU PÈRE DE CONDREN A SES DISCIPLES · texte numérisé non relu

SUR LES APPARITIONS DU PÈRE DE CONDREN A SES DISCIPLES

NOTE 9, p. 298. — Une considération importante, au sujet des apparitions du Père de Condren, et qui fait bien voir que l'amour pour le merveilleux et la prévention en faveur de ce saint homme n'eurent aucune part à ces récits, c'est que tous ses disciples étaient fort peu disposés à la crédulité en cette matière. Lui-même leur avait inspiré un grand éloigncment des grâcesextraordinaires, comme nous l'apprend M. du

(3) Mém. de Ferrier (3). M. Olier fut aussi toujours dans les mêmes sen- M. du Ferrier, timents, et l’un de ses disciples lui en rendit, après sa mort,

(4) Attest. aut.

ce témoignage par écrit: « J'ai peu remarqué de choses ex- » traordinaires en feu M. Olier mon très cher Père, parce » qu'il avait un grand soin de les cacher, et parce qu'il ne » voulait pas qu'on suivit cette voie, ni même qu'on en fit » cas dans la conduite des âmes. C'est pourquoi je lui ai oui » dire souvent qu'il s'y glissait bien des tromperies, et qu'il » n'yavait rien de solide ni de sûr que ce qui se trouvait en- » tièrement conforme aux maximes de l'Evangile, et confirmé

touchant M. 0- » par la règle extérieure de l'obéissance, c'est-à-dire, par

lier,p.201,202. » ceux qui doivent nous conduire de la part de Dieu (4) »

ernier plus a grâce, il te pas que , en enfant, té, m'abantre les bras 'à lui plaire, ui souhaiter la confusion s la mort du e voie et ces ire, j'enre-

Père de Condu défunt, et rivait encore:

saint homme, int honoré ou enoux devant ‘ilslui baisent oit, que c'est puisqu'il ne il ne lui reste

DREN A SES

tante, au sujet fait bien voir tion en faveur écits, c'est que la crédulité en grand éloignc- ‘apprend M. du es mèmes senaprès sa mort, de choses exr Père, parce parce qu'il ne e qu'on en fit uoi je lui ai oui peries, et qu'il se trouvait en- Lile, et confirmé 'est-à-dire, par t de Du (4) *

De là M. Olier ne fit connaître qu'à ses directeurs, et tout au plus à quelques personnes d'une très-haute vertu, les faveurs extraordinaires qu'il recevait ; jamais il n'en prit ancune pour la règle de sa conduite. Il ne pouvait même souffrir qu'on assistât sans nécessité aux exorcismes. Et M. Tronson, digne héritier de son esprit, voulant prémunir un ecclésiastique contre cette dangereuse curiosité, lui rappelait les maximes et les exemples du serviteur de Dieu: « Fuyez ces oc- »casions, disait-il, et souvenez-vous toujours du conseil » que feu notre très-honoré Père, M. Olier, donna à M. de » Bretonvilliers dans une pareille occasion : Qu'il ne fallait » avoir nul commerce avec le diable, ni en ce monde, ni en » l'autre (1) » Nous faisons ici ces réflexions, pour prévenir la fausse opinion que bien des personnes pourraient se former peut-être de M. Olier, et pour montrer en même temps que les témoignages des disciples du Père de Condren, en faveur de cette double apparition, ne pourraient, sans injustice, être taxés d'aveugle prévention pour leur maître, de précipitation ou de légèreté.

(1) Lettres de M.Tronson,t. xt.

Clermont, p.124

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