VAUGIRARD. LE Ÿ. BATAILLE
» pris. Lorsqu'il a voulu m'appliquer au dehors, » dans l'emploi extérieur des missions, alors il m'a » tenu et m'a conduit par les mains de M. Vincent, supérieur des Missionnaires; quand après il a » voulu m'éclairer par sa bonté et me donner quel- » que lumière particulière, il m'a conduit par la » voie du défunt Père de Condren, l’homme peut-- » être de l'Eglise le plus éclairé dans la sagesse di- » vine, et qui était aussi grandement expérimenté » dans la vie intérieure; en sorte que j'ai reçu, par » son moyen, mille facilités, pour comprendre les > choses que la bonté de Dieu a voulu me faire » entendre depuis. Enfin, maintenant qu'il semble » me vouloir près de lui, et m'appeler à une vie » plus retirée, ilme met entre les mains de cegrand » personnage, tout-à-fait retiréet séparé du monde, » de l'esprit duquel je prie la bonté divine de vou- » loir me faire participant (1). Il a pris soin de nous » venir visiter, et nous a donné tous les témoigna- » ges possibles de son affection paternelle, et peut- » être plus grands qu'il n’en a jamais donné à per- >» sonne (2)... C'est une chose inexplicable, que le » bien qu'on reçoit de l'abandon à Dieu. Car, après » m'avoir retiré le Père de Condren, Notre-Sei- » gneur m'a rendu le révérend Père Tarrisse, qui » prend le soin de toute la Compagnie.
« Il m'a donné de pius, en mon pauvre petit par- » ticulier, le révérend Père Bataille, procureur gé- »néral de l'Ordre de Saint-Benoît, qui, par sa » grande charité, a bien voulu souffrir mon impor- > tunité, et se charger de ma fâcheuse et très-en- » nuyeuse conduite. C’est un homme qui m'est » plus utile que tout ce que je saurais choisir de » directeurs dans Paris; il a peut-être plus de lu- » mières pour la conduite intérieure et pour l'ex- »térieure, et plus le don de faire avancer les » âmes, que toutes les personnes que je connais (3). » Il me semble qu'il n'y a point de dons du Saint- » Esprit, que ce saint personnage n'ait reçus en
(1) Copie des Mém. aut. de M.
Olier, t. 11, p.
(2) Ibid. t. n, p. 173.
Dom Hugues Bataille; son éloge.
(3) Copie des Mém. aut. de M.
Olier, t. 11, p.
» plénitude : le don de force, de piété, de conseil, » de science, de sagesse, d'intelligence, et, par-desy a rip » sus tout, le zèle et la charité ; en un mot, je ne p. 39, 89, ete. » Connais pas qu'il se rencontre dans le monde une Fa ga 53, 129, » personne qui ait plus de talents et de grâces pour ue » conduire les âmes à la haute perfection (1). Mon (2) Copie des % .
Mém. aut. de M. » bon JESUS, je vous demande fidélité pour accom- Hi t. nt, p. » plir ses ordres, et ouverture entiére pour lui dé- &) Min, aut, ? SOUVTIT Mes défauts (2). « Ces deux saints Relide M. Olier,t.n, Sieux étaient destinés, le premier à aider M. Olier p. 123. de ses conseils dans l'établissement du séminaire (4) Ibid. t.u, et dans la réforme de la paroisse de Saint-Sulp. 37,459, ele. Ljce (3), comme aussi à l'appuyer de son autorité: Re et le Père Bataille, à lui donner l'impulsion qu'il Baudrand, pag. devait ensuite communiquer lui-même à la société SEM en «, naissante (4). M. Olier consulta encore saint Vint.1, p. 338. cent de Paul, ainsi que deux Jésuites remplis de (6) Arch. du l'esprit de saint Ignace, le Père Hayneuve et le Père A AN Saint-Jure (5), alors recteur du noviciat, rue Pot-de- 1217. Fer à Paris (6), et quelquesautres grands serviteurs (7) Vie de M. de Dieu qui tous l'encouragèrent à persévérer (7). Pl AN Il était naturel, que les nouveaux solitaires conchap. xn, sultâssent aussi Marie Rousseau, aux lumières et XVII. aux prières de laquelle ils avaient eu plusieurs fois Marie Rous- recours, dans leurs embarras et leurs doutes; et seau. Estime en effet, dès le mois de janvier 1649, ils ne mandont elle jouit : :
quèrent pas de lui faire part de leur nouveau
pour ses lu- Â $ :
mières et ses dessein. « Quoique cette pauvre femme, dit M.
vertus. » Olier, soit d’une basse naissance, et d'une condi- Pa 10,p. » tion qu'on a presque honte de nommer * (8), elle » est toutefois le conseil et la lumière des personnes
(8) Mém. aut. : : Ê de Fi Olier. tn, » de Paris les plus illustres par leur extraction, et p. 33. » des âmes les plus élevées en vertus et en grâces. (9) Ibid. pag. » Les princesses elles-mêmes ont recours à ses con- Vars dima » seils, et recommandent à ses prières leurs affaires ti, p. ot. ’ »les plus importantes (9). Madame la duchesse » d'Orléans, madame la princesse de Condé, les + C'est la rue voisine de Saint-Sulpice, appelée aujour-
d'hui Bonaparte.
conseil, par-desot, je ne nnde une ces pour 4). Mon r accomir lui déits Reliséminaire aint-Sulautorité ; sion qu'il la société saint Vinemplis de et le Père ae Pot-deserviteurs évérer (7).
aires conmières et sieurs fois outes ; et ne mannouveau e, dit M.
ne condi- * (8), elle personnes action, et en grâces.
s à SES CONrs affaires duchesse ondé , les
lée aujour-