‹ Vie de M. Olier, fondateur du Séminaire de Saint-Sulpice [microforme]Chapitre 262 sur 332 · ZÈLE DE M. BOURDOISE · texte numérisé non relu

ZÈLE DE M. BOURDOISE

NOTE 11, p. 350. -- « Le zèle de M. Bourdoise, dit M. » du Ferrier, lui faisait trouver insupportables des choses » auxquelles beaucoup de personnes ne prennent seulement » pas garde, comme des araignécs dans l'église, des devants » d'autcls traînants et détachés, des ornements décousus, » des aubcs et des amiets sales, des vitres rompucs, en un » mot, tout ce qui était malpropre et indécent. Il disait un » jour, sur ce sujet : S'il venait un homme du Canada, et » qu'on lui montrât la maison du curé qui serait bien » propre, et l'église toute dégoûtante, il dirait que le maître » de celle-là devait être un honnête homme, et celui de » l'église un coquin (2). »

NOTE 19, p. 350. — Ce fut sans doute ie désir de former des ecclésiastiques, qui porta M. Bourdoise, si zélé pour l'établissement des petites écoles, à cesser de s'occuper de celles de madame de Villeneuve, auxquelles il semble qu'il avait d'abord pris quelque part. Au moins, il dit luimême dans une lettre : « qu'il avait essayé de contribuer » de tout son possible aux commencements d'un établisse- » ment de filles et de veuves, à l'exemple du bienheureux » évêque de Genève, à Vaugirard près Paris;' mais que » n'estimant pas que Notre-Seigneur demandât cela de lui, » il s'en était désisté (3). »

DU LIVRE HUITIÈME nent : Dieu

lle a donné M BOURDOISE pr MADAME DE VILLENEUVE | | 18 éclairées NOTE 13, P. 360, — Pendant que M, Olier, M. de Foix et | uer autre- M, du Ferrier étaient à Vaugirard, madame de Villeneuve sa toujours OCCupée dans ce Village à la formation de sa Communauté, sir, ces per- fut malade à l'extrémité et fit son testament , assistée de | sentiment. M, de Foix, « Comme ji] tardait de revenir, dit M. du ir absolu; » Ferrier, nous l'attendimes Pour diner; et, lorsqu'il füt elle dit, ce » Venu, il s'excusa de son retardement, témoignant Combien s extérieur, » il était édifié des bons sentiments de cette dame, Pendant rsuadent ct » le repas, M. Bourdoise, Qui dinait avec nous, s'informa du i rche rien et » lieu qu'élle avait choisi Pour sa sépulture + Ct, ayant su le par elle, ‘Que C'était dans Ja Paroisse, il s'en émut d'une étrange | ul mot elle façon, Vous dites, s'écria-t-i], que c'est une Jemme bieuse | de Lestan, » et elle a l'orgueil de dédaigner le cimetière où les Pauvres la Roche- » Sont enterrés, Oh quelle chrétienne Superbe en MOurant, qui | s'opère au- » dédaigne d'étre avec les petits et Les Simples! Dieu nous 11 ns; princi- » garde d'étre abandonnés de lui jusqu'à ce Point. Ah! monc font dans » sieur, ne dites Plus que (1), »

» émise; pour s

» de réflexion sur ce point, que M. Bourdoi » comme si considérable, » choses, il ajouta : dans la paroi

SSC, idest, c'est à dire, » dans le cimetière, Alors M, Bourdoise, Prenant l'assiette se, dit M. » Sur laquelle M. de Foix Mangcait, l'ôta de devant lui et Ja des choses » mit à l'extrémité de la table, en Jui disant : Monsieur, | | seulement » mangez ce qui est sur votre assiette, devant vous, id est, c'est Ë ies devants » à dire, au bout de la table. Nous ne Pûmes nous empêcher décousus, » de rire; et, comme däns son ardeur, M Bourdoise ne ics, en un ” Mangeait plus, je lui dis que c'était assez et qu'il fallait Il disait un dîner, Alors Pour me Corriger à mon tour, il S'adressa à (1) Mém. de Canada, et » Un serviteur qui était derrière moi, et lui dit : Ne Mmangere;- jy u Ferrier, | |} serait bien ? VOUS pas ce qui est sur MOn assiette, s'il reste 9 Oui, dit-il. P. 156, — p£ | | 1e le maître » Hé bien, continua M. Bourdoise, si Je n'achève pas mon de M. Bourdoise li et celui de » diner, rien ne sera Perdu ; mais si je demeure en silence ce ee p.158, » &arçon ne vous dira Pas ce que je vous dis moi-même sur un Ms. alone sir de for- » objet aussi important (1) » L'auteur de Ja Vie imprimée 4 é se. St d6lé M. Bourdoise, Qui, d'après les Mémoires de M. du Ferrier (2) in-4,liv. y, " s'occuper rapporte quelque chose de ce trait (2). suppose qu'il eut lieu p. 488. , il semble à la paroisse de Saint-Sulpice, à Paris; Mais il paraît que il dit lui- ce fut à Vaugirard, où demeurait alors madame de Ville- ‘contribuer neuve, ct où ces Messieurs eXerçaient les fonctions Curiales, | établisse- Quoi qu'il en Soit, madame de Villeneuve releva de cette lenheureux maladie, et profita de la correction de M Bourdoise Car, ‘ mais que dans un autre testament qu'elle fit cela de lui, » désire &

© la paroisse où je dé- Pr Ab 8, comme les Pauvres, :

| J é de sa Vie Ms. | ,» Cependant, cn 1650, année mu P: 52,

» céderai, dans Un cercueil de boi ? Sans aucune cérémonie (3)

(1) Vie Ms. de la même, p. 66.

— Archives du R. Visttat. dela rue S.-Antoine.

(2) Copie des Mémoires de M.

Olier. S

(3) Ibid. — Voyez aussi: 4brégédu 9° cahier des Mém. aut.

de M. Olier.

de sa mort, M. de la Marguerie , son gendre, obtint de M. Molé, son exécuteur testamentaire, que, malgré la clause de son testament, elle fût inhumée dans l'église des Religieuses de la Visitation, rue Saint-Antoine, à Paris (1).

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