‹ Vie de M. Olier, fondateur du Séminaire de Saint-Sulpice [microforme]Chapitre 263 sur 332 · M. DE CHAVIGNY. EFFETS DES INTERCESSIONS DU PÈRE · texte numérisé non relu

M. DE CHAVIGNY. EFFETS DES INTERCESSIONS DU PÈRE

DE CONDREN

NOTE 14, p. 354. — « Le pouvoir du Père de Condren » auprès de Dieu, depuis sa mort, a paru, dit M. Olier, » dans la personne de M. de Chavigny, l'un des p'us grands » de la Cour. Je le dis à son honneur et à la gloire de Dreu: » Ce seigneur avait de grands sujets d'aimer la vanité: car » il était le favori du Roi, de Monsieur, frère du Roi, et de » M. le cardinal de Richelieu. Or, le jour même cz !e lende- » main de la mort du Père de Condren, il se vit si puissam- » ment touché et convaincu de toutes les vérités qu'il lui » avait autrefois expliquées, et qui, en ce temps-là, lui » étaient ennuyeuses, et ne faisaient sur lui aucun effet, » que, tout plongé dans la douleur et tout baigné de larmes, » il protesta hautement de renoncer de cœur au monde, et » de faire profession publique de vouloir être à Dieu ünique- » ment; ce qu'il a depuis si heureusement accompli, qu'il » est à présent un modèle de piété à la Cour. Les lumières » que le Père de Condren a si souvent exposées à la plu- » part de ses disciples, ont fait en tous les mêmes effets » depuis sa mort. Au moins pour moi, je sais bien que j'ai » connu un grand nombre de choses qu'il m'avait proposées, » que je n'avais pu comprendre en ce temps, et dont j'aiété » éclairé depuis (2). Alors ces lumières n'avaient point fait » d'impression sur mon esprit, bouché aux choses saintes ; » depuis sa mort, elles y sont entrées vivement, elles l'ont » éclairé, et me font maintenant concevoir sans peine ce » que je ne croyais être que fables et inventions de l'esprit » humain (3).

» Ce grand changement me paraît être un prodige. Gloire » à mon Dieu, qui éclaire les aveugles quand il lui plaît, et » qui prend plaisir à retirer les plus misérables de la con- » fusion et de la pauvreté, pour les remplir des riches tré- » sors de sa miséricorde | Qu'il soit donc à jamais glorifié » de sa magnificencel J'éprouve une joie bien grande, » lorsque. me souvenant de l'état d'aveuglement où tout le » monde m'a vu, je le compare avec celui où la main toute- » puissante de Dieu m'élève maintenant. Il est aisé de lui » rendre gloire, comme au seul auteur des lumières qu'il » me communique. Car chacun sait qu'elles viennent de

tint de M.

clause de eligieuses

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