qu'un avantage insuffisant à l’Église (2). Il écrivait
…… …… 1€6 février 1641, que les séminaires de cette espèce
Pr HA fr n'avaient pas réussi; que ceux de Bordeaux,
Lu, p. 17. d'Agen (3), de Reims + étaient déserts, et que
(8 bis) Vie de l'archevèque de Rouen, dans l'espace de plus de
re dt ie vingt années, n'avait pas tiré six prêtres de ce grand
in-4, t.1, pag. nombre de jeunes gens qu'il avait fait élever avec
g% etires de tout le soin possible (3 bis). On peut encore alléguer S. nt, tt, à ue
p. 42. l'exemple du séminaire fondé par MM. de Venta-
LA dour, au diocèse de Limoges, qui n'avait pas pro-
PA de ns duit un seul prêtre depuis près de vingt ans qu'il
p. 338. était établi (4). Aussi l'assemblée générale du clergé
de France de 1695, dans les Avis qu'elle adressa aux
Archevèques et aux Evèques du Royaume, recon-
naissait-elle assez clairement l'insuffisance de ces
maisons, puisque, tout en les exhortant à en établir
dans leurs diocèses, conformément au concile de
(5)Galliachris- À : : ; tiana, 1656,t.1, Ÿ Le cardinal de Lorraine, à son retour du concile de
p. 545. Trente, avait fondé à Reims un séminaire-collége (5) conformément au décret des Pères de ce concile. Mais cet établissement n'eut pas le succès qu'on s'en était promis, et s'étciguit inscnsiblement. En 1625, à l'occasion sans doute, des mouvements que s'était donnés l'assemblée générale du
6) Vie de M. AVS 0 NE clergé pour la réforme de l'ordre ecclésiastique, on s’efforça
Bourdoise,in-4°,
liv. ut, p. 221. de rétablir ce séminaire (6); et cette seconde tentative ne fut :
pas plus heureuse que la première : car lorsque M. Eleo-
nore d'Estampes de Valançay fut transféré du siège de
Chartres à celui de Reims vers 1643, ce séminaire n'existait
(1) Ibid,, p. plus. A la persuasion de M. Bourdoise on essaya de le relever AA une troisième fois (7), mais ce fut avec bien peu de succès.
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EXERCICES DES ORDINANDS 387
Trente , et à nos conciles provinciaux. elle ajoutait cette observation bien digne de remarque. « Il serait » à propos qu'outre les séminaires, destinés pour » l'instruction de la jeunesse, qui se voue à l'Eglise, » les Evêques établissent dans leurs diocèses, un » autre séminaire, dans le quel fut entretenu quel- » que nombre de prêtres capables . ... Et afin que » ceux qui veulent recevoir les saints ordres fussent » instruits à la piété, et sussent en perfection la » dignité des ordres sacrés, il serait à désirer, que » six mois devant que de recevoir les ordres de Sous- » diacre. Diacre ou Prêtre, ils fussent entretenus » dans les dits séminaires, où faisant une espèce » d'épreuve.,ils se rendraient plus capablesde servir » l'Eglise(1).» Maisla difficulté était d'en venir àl’'execution; et déjà depuis plus de vingt ans, les efforts impuissants des Pères de l'Oratoire(2);contribuaient à faire regarder l'établissement de cette sorte de séminaires. comme une œuvre impraticable. Car leur maison de saint Magloire à Paris, fondée depuis vingt-deux ans comme séminaire diocésain(3) n'avait pu encore commencer ses exercices (4).
Ces Pères se bornaient à enseigner, dans quelques-uns de leurs collèges, la théologie à ceux de leurs écoliers qui se destinaient à l'état ecclésiastique, ce qui faisait appeler ces maisons séminairescolléges *, et comme l'assemblée générale de 1695, avait recommandé d'adopter partout les pratiques, proposées par M. Godeffroy dans son livreintitulé : Le collége des saints exercices, dont on a déjà parlé : ces Pères préparaient immédiatement à l'ordination, ces élèves de leurs collèges, par une retraite de dix jours (5), comme nous avons vu que par l'ordonnance de M. de Gondy, saint Vincent de Paul le pratiquait à Saint-Lazare à l'égard de tous les diocésains de Paris, et que M Augustin Potier, cvèque de Beauvais, l'avait aussi établi dans son propre diocèse. Jaloux d'étendre le bienfait de ces exercices au diocèse de Poitiers. le cardinal de Ri-
(1) Collection des procès verbaux. Assemblée de 1625. Ed. de 1768,t.11. Pièc.
Justif.,n°xiv, p.
70, art.154,155, p. 99.
(2) Vie du P.
J. Eudes, Ms.in- 4°, p. 76. Vie imprimée du même, in-12, 1827, liv. ut, p.
(3) Archives de l'Empire, sect.
hist., Ms., 399,
(4) Annales de l'Oratoire, an.
Exercicesdes Ordinands, établis dans plusieurs diocèses,
* NOTE 3, p.
(5) Recueil des vies des Oratoriens par le P.
Cloysault, t. u, p. 13.
(1) Arch. de Chelieu , avait appelé en 1638, les prêtres de Saintl'Empire, sect, Lazare, dans la ville de son nom; et assigné des ba à LA fonds, pour que les Ordinands fussent logés et 1, fol. 119, nourris pendant douze jours, avant l'ordination(1).
La même année, M. de Breslé évèque de Troyes, en avait fait autant pour les Ordinands de sondio-
ro) Ibid., fol, ges en bornant la durée de ces exercices à dix
ours (2). M. d'Elbine, évêque d'Agen, pour procu-
() Iid., fa, rer aux siens le même avantage, avait appelé aussi
les prêtres deSaint-Lazare en 1640(3); et l'année
suivante , le roi leur avait donné le château de
Cressy, et les y avait établis, pour faire jouir du
() Ibid, sx, MÈMC bienfait les Ordinands du diocèse de 931. ülea:2(4). Enfin, le Commandeur de Silleri, ayant fou” :.: 5rêtres de Saint-Lazare à Anneci en Sa-
voie, gour qu'ils y prèchassent des missions huit
mois chaque «nnce, les avait obligés d’ employer le
sur plu: de le “revenu, s'il y en avait, à procurer (5) Ibid. fol, CES exercices «ux ‘\'aands, en tel nombre que la 203. ) somme pourrait le permettre (b); et cette clause,
quoique éventuelle, fut cause que, sans autre fondation , l'évèque de Genève, Juste Guérin, l’un des (6) Vie de Juste prélats les plus zèlés de ce temps, obligea tous ses is Don 1e Ordinands, le 8 septembre 1641, de faire à l'avenir 1837/in-8, p. Ces exercices à Anneci, chez les prètres de Saint- 89 et suiv. Lazare (6).
VII. Mais quelque avantage que plusieurs pussent re- Pape tirer de ces exercices, on sentit bientôt la nécessité des Ordi- de quelque chose de plus, pour inspirer aux Ordinands, nou- nands l'esprit ecclésiastique, et les disposer à deveaux cflorts venir un jour de bons prêtres ; et plusieurs évèques pour l'établis- Ges plus zèlés, tout en ordonnant ces exercices, resementdessé- …, RENE see :
minairus: vinrent à l'idée des séminaires, tels que le concile (7: Conc.Trid. de Trente les avait conçus, c'est-à-dire où l'on reae, HA unît dès leur bas âge les aspirantsau sacerdoce (7). XVII, M. Pavillon, qui avait présidé souvent les exercices x. Pavilion, .. des Ordinands à Saint-Lazare, et que saint Vincent 1, p. 7, 1?, 13. de Paul appelait son bras droit (8), commença,
ps k Ph n vers l’année 1640, un séminaire de ce genre à Aleth, ve AURA
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