‹ Vie de M. Olier, fondateur du Séminaire de Saint-Sulpice [microforme]Chapitre 278 sur 332 · LA MIS. L'ORAT., S. NICOLAS RIVALISENT DE ZÈLE · texte numérisé non relu

LA MIS. L'ORAT., S. NICOLAS RIVALISENT DE ZÈLE

justifièrent, de plus en plus, et d'une manière

frappante, la prédiction du Père de Condren. a Cependant lorsqu'on vit le succès si inattendu de Noa

l'établissement de Vaugirard, il n'y eut qu'une voix oise et Dom

pour confesser que c'était l'œuvre de DrEu (1). M. Grégoire Tar-

Bourdoise ne douta point que M. Olier ne fût des- risse encoura-

CRT EAN EU DE 0 SE à 1 5:n gent M. Olier tiné à jeter les fondements de quelque nouvel in NU Use

stitut, et que la Providence ne l'y eût prépare par jouvre de ces rudes et humiliantes épreuves, dont il avait été Drv.

lui-même témoin+. «Il bénit le Père des mistri- PA 71 » cordes, dit l'un de ses historiens, de ce qu'il sus- 145, 146. — » citait , pour former des ouvriers évangéliques, des na A a ea » hommes d'un mérite reconnu; et conseilla à M. mue de Paris,

>» Olier de bien choisir les sujets qui viendraient se RAT PANNE Le

» mettre sous sa conduite, et de ne prendre que }, 359, "pic:

» ceux qui seraient en ctat de profiter. Il luirecom- tionnaire histo-

da d'épr r leur ati t de les élever 71€ de la ville

» manda d'éprouver leur vocation, et de les élever 4 paris, par

» d'une manière un peu dure, parce que la vie ecclè- Hurtau et is

» siastique est laborieuse ; et surtout de les former nt: Dee 4

» solidement dans les exercices de l'oraison et de pourdoise, in- . . D DZ k

» la mortification (2); ne pensant pas que des su- 1? p: #49, dite

» jets élevès commodèment fussent disposès à vivre du même, Ms.in-

» à la manière pénitente des pauvres prêtres de la RE

)Mëm. de M.

D Cube 07).1 du Ferrier, p.

La confiance de M. Olier fut surtout fortifite par de A ” les Pères Tarrisse (4) et Bataille. Le premier ayant PA Olier tu, déclaré, de la manière la plus formelle, aux soli- p. 123. taires de Vaugirard, que cette œuvre Ctait l'œuvre de Dieu, et qu'ils devaient tout souffrir plutôt que de l'abandonner ; à peine eurent-ils entendu sa ré-

+ « L'érection d'une nouvelle communauté dans l'Église, » disait M: Bourdoise, n'étant pas une œuvre triviale et or- » dinaire, Dirt ne donne pas son esprit à toutes sortes de » personnes indifféremment pour établir des instituts ; mais » ceux qu’il choisit pour ces entreprises, il les dispose par » des voies qui n'ont rien d'humain; c'est-à-dire qu’il les » fait passer par les croix et les humiliations, les persécu- » tions, accompagnées de patience, de fidélité, de courage » ct de persévérance, tenant sur eux une conduite de grâce » non commune (b).»

Bourdoice, Ms.

in-folio, p. 1093,

(14) Vie Ms. de M. Olier, par M. de Bretonvilliers, t. 11, pag.

Le Père Bataille assure M.Olierque le séminaire est l'ouvrage de Dieu.

(2) Mémoires aut. de M. Olier, tou, pag. 327, verso.

ponse, qu'ils se sentirent remplis d'une nouvelle ardeur pour la poursuivre. Ils ne se possédaient plus eux-mêmes, en retournant à Vaugirard ; ils tressaillaient de joie, et, dans les transports de leur allégresse, ils ne pouvaient s'empêcher de dire tout haut, dans le chemin: Nous faisons la volonté de Dieu, nous faisons la volonté de Dieu : tant leur cœur était comme pressé par la force et la vivacité de ce sentiment (1).

Le Père Bataille ne leur parlait pas avec moins

d'assurance. « IH regarde notre petit institut, écri-

vait M. Olier, comme l'instrument d'un renouvellement de l'Église dans ces contrées (9). Il ne peut, dit-il, ôter de son esprit la vue d’une maison régulière dans laquelle grand nombre d'’ecclésiastiques, fort assidus à la prière, recevront mille bénédictions que Dieu versera sur eux, et d'où sortiront de très-pieux personnages, qui, par leur zèle tout de feu, produiront dans l'Église des

effets aussi puissants qu'admirables ; il assure

avoir vu en Dreu tout ce qu'il nous prédit touchant notre dessein. J'ai sujet de croire ce qu'il me dit, et cela pour deux raisons : la première, c'est que je vois déjà ce zèle ardent brûler dans le cœur de ceux qui vivent parmi nous. Ils ne parlent que de faire ce qu'ils appellent des folies pour Du, de se faire pendre pour son service, et d'aller souffrir le martyre en Canada ; ce sont des commencements bien fervents et qui me donnent de bons augures ; la seconde, c'est que Dre semble m'avoir préparé à ce que mon directeur me promet de sa part, en m'assurant. que Dreu veut se servir de moi, pour former nombre de bons sujets, que notre compagnie doit fournir

. pour le bien de l'Église. Jusqu'à présent Dieu a

fait paraître son dessein sur moi, par l'abondance des lumières qu'il m'a données pour les leur communiquer ; ce qui a surpris Ctrangement tous ces Messieurs, ceux surtout qui avaient été témoins

* nouvelle >ssédaient irard ; ils ts de leur dire tout volonté de leur cœur cité de ce

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