‹ Vie de M. Olier, fondateur du Séminaire de Saint-Sulpice [microforme]Chapitre 287 sur 332 · SÉMINAIRES-COLLÉGES DE L'ORATÜIRE · texte numérisé non relu

SÉMINAIRES-COLLÉGES DE L'ORATÜIRE

NOTE 3 p. 387. Berault-Bercastel (4 supposeque, dès leur origine, les Oratoriens eurent la direction des séminaires. 11 faut cependant remarquer que ces séminaires n'étaient, au fond, que des colléges, où l'on enseignait les belles-let tres avec la philosophie et la théologie. C'était ce que ces Pèrés pratiquaient encore en 1656, dans plusieurs de leurs maisons: Eruditioni incumbunt in collegiis, in quibus, præter

humaniores litteras, philosophiam et theologiam profitentur 5). (5) Gall. chris-

De là plusieurs de ces séminaires sont appelés séminaires- tiana, per quacollèges; tel que celui de Luçon, qui fut uni à l'Oratoire en tuor tomos, etc. 1616. Celui de Mâcon était de même nature, puisque les t: 1v, p. 998. Oratoriens devaient y entretenir un régent d'humanités, un

régent de rhétorique, un professeur de philosophie ct un de

théologie. En 1624, ils prirent la conduite de celui du Mans,

(1) Journ. de la maison S, Honoré,in-fol,,t.1, an, 1616,-17,1628.

(2)Ord.deHenri Il, don. à Blois.

(3) Concil. Har:duini, t, x, col.

(4) Journ. de la maison S. Honoré,in-fol. t.1,an.

1629. —Act. des fond. de la Mission, t.n, f. 61,— Vies des évéq. du Mans, p. D. Bondonnet, in-40, 1651,p.684,704, + Viede M, Bourdoise Ms. in- fol., liv.iv, ch. 1.

5) Hist, de l'Eglise de Meaux, par Duplessis, in-4°,t.1, p. 272.

— Annal. de la Cong. de l'Oratoire, an.1639.

(6) Lett. Mss.S.

Vincent, 3 mars 1656, à M. Blatiron à Gênes tt, p. 42.

(7) Annal. de lu maison S, Honoré, p. 7. — Hist.

du card. de Bérulle, par Tabaraud,t.1, p. 251.

— Hist. des archev. de Rouen , in fol. p. 631. — Recueil des lettr.

de S. Vincent, t.

Bourdoïise,in-t°, liv. ur, p. 227, Liv. v, p. 559. — Vie du Même, Ms. in-folio, liv.

IV, chap. 1. — Mëm. de M. du Ferrier, p, 135.

qui est encore appelé collége-séminaire du Mans, et s'obligèrent à y entretenir des régents pour les lettres humaines (1/. Le nom de séminaire-collége, ou séminaire et collége, parait avoir été emprunté de ces paroles du saint concile de Trente: ita ut hoc collegium, Dei ministrorum perpetuum seminarium sit. Delà dans lés ordonnances de nos Rois, ces maisons cléricales sont quelquefois désignées sous le nom de séminaires et colléges (2; et le concile de Tours, dans son décret sur les séminaires, les appelle du nom de collége à l'imitation du concile de Trente, ce que d'autres conciles de France font également. /n hoc vero collegio recipiantur qui legere et scribere competenter noverint (3). Mais ces colléges ne furent jamais des séminaires proprement dits. Ainsi par exemple. malgré l'établissement des Oratoriens, connu sous le nom de collége-séminaire du Mans où, en 1651, on enscignait encore les humanités, la philosophie et la théologie, M. Emery Marc-la-Ferté, évêque de cette ville, fonda son séminaire en 1645, et en donna la conduite aux prêtres de la Mission (4). La même année, M. Séguier, évêque de Meaux, établit aussi son séminaire diocésain, quoique en 1637, on eût donné à l'Oratoire, et pour la même fin, l'abbaye de Juilly, qui ne fut jamais qu'un simple collége (5).

Le séminaire établi d'abord à Paris par le cardinal François de Joyeuse, pour vingt-deux ou vingt-quatre jeunes clercs, sous la conduite des Oratoriens, transféré en 1614 au collége de Dieppe, que ces Pères dirigeaient, puis à Rouen, ne produisit aucun résultat, parce qu'il avait été établi pour des enfants.« À peine voit-on un seul de ces jeunesclercsqui » réussisse » (6) écrivait, en 1656, saint Vincent de Paul. » Ce pieux dessein n'ayant pas été tout-à-fait exécuté, dit » l'historien des archevêques de Rouen, la fondation fut des- » tinée pour nourrir trente pauvres écoliers, » qu'on appelait dans ces derniers temps les Joyeuses, du nom de leur fondateur (7). Le séminaire de Reims, établi par le cardinal de Lorraine, à son retour du concile de Trente, ne s'était soutenu qu'environ vingt ans, quoiqu'on semble dire le contraire dans le Gallia christiana. L'ancien historien de M. Bourdoise ajoute : « Au bout de vingt ans, il dégénéra si » fort, que les ecclésiastiques qu'on y élevait ne servaient » plus que de laquais à MM. les chanoines, pour leur por- » ter la queue, lorsqu'ils allaient au chœur, d'où ils prirent » le nom de caudataires. » On avait essayé de rétablir ce séminaire en 1695; mais il était entièrement déchu, lorsque, en 1641, M. de Valencé fut transféré de l'évêché de Chartres à l’archevêché de Reims. Celui de Bordeaux, malgré le zèle du cardinal de Sourdis, n'avait pas non plus réussi (8) n'étant également qu'un séminaire-collége.

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