SUR LES ÉTUDES, AVANT D'ÈTRE ADMIS AU SÉMINAIRE
NOTE 2°, p. 379. — On donnait autrefois en Sorbonne des leçons de théologie et de philosophie ; et, pour se con-
de part passer r,à son ta aussi ées déble, le offrit un sements igré ses vement.
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Sorbonne r se con-
former À cet usage, M. Olier, dans son Projet de consti- | 1 tutions, « voulut qu'on instruisit les séminaristes dans la (1) Projet de | | + philosophie et la théologie, soit en Sorbonne, soit au sé- constitutions, p.
» minaire, chacun selon son temps ct sa capacité (1).» Il pa- 56, Ms. UE raît qu'au séminaire de Saint-Sulpice, on enseigna d'abord | la philosophie, à plusieurs qui venaient de terminer leurs
études de latin. Mais on ne tarda pas à voir les inconvéni-
ents de cette pratique: et l'on ne reçut plus que des étudi-
ants en théologie, par la crainte de voir l'esprit des grands
séminaires s'altérer, et les maisons dégénérer en colléges.
Les directeurs d'un séminaire ayant demandé plus tard
l'autorisation d'enseigner la philosophie à leurs élèves, elle
‘ lcur fut refusée. Nous ne croyons pas « disait M. Tronson,
» pouvoir suivre d'autres routes que celles que nos Pères (2?) Lett.de M.
» Ont tenues, surtout ne voyant pas de nouvelles raisons he A di
+ pour changer (2). » Ces raisons se présentèrent dans la 1082. p PE
suite. On remarqua que beaucoup de jeunes gens profitaient 10janvier 1687, | peu des leçons de théologie, parce qu'ils n'avaient reçu que pag. 250. — 16 des notions imparfaites et superficielles de philosophie ‘ep. 1697, pag. dans les colléges (3. On crut alors nécessaire d'introduire 72. | des cours de philosophie. On les établit d'abord au séminaire Mis a Ne d'Angers, en 1704, et bientôt ailleurs : ce qui ne se fit pas &n, Hs. de s”.
sans quelques mécontentements de la part des colléges, qui Sulpice.
croyaient avoir seuls le droit de l’enseigner (4). Pour éviter (4) Histoire de
les inconvénients qu'on avait craints, on divisa les philo l'Eglise, t. xx,p.
sophes d'avec les théologiens, qui formèrent ainsi des com- 25,
munautés distinctes, et quelquefois même séparées entre
elles par les bâtiments qu'elles occupaient,