‹ Vie de M. Olier, fondateur du Séminaire de Saint-Sulpice [microforme]Chapitre 302 sur 332 · SUR LE DOCTEUR DE SAINTE-BEUVE · texte numérisé non relu

SUR LE DOCTEUR DE SAINTE-BEUVE

NOTE 9. p. 455. — M. de Fiesque, désespérant de réformer la paroisse de Saint-Sulpice, eut d'abord la pensée de résigner sa cure en faveur de M. de Sainte-Beuve (3. Si ce projet eût réussi, 1e mal aurait pris vraisemblablement un nouveau caractère de malignité, qui l'eût rendu presque incurable: car ce docteur fut dans la suite un des sectateurs les plus ardents des erreurs de Jansénius, ou plutôt

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le seul, parmi les professeurs de Sorbonne, qui défendit cette hérésie (1), Mais la Providence, ayant des vues de miséricorde sur cette paroisse malheureuse, fit échouer ce dessein ; le curé de Saint-Sulpice demandait en échange un bénéfice simple, et M. de Sainte-Beuve n'en eut point de cette espèce à lui offrir. Ce dernier s'acquit une si grande célébrité parmi les prétendus disciples de saint Augustin, que lorsqu'après toutes les oppositions qui lui firent perdre sa chaire, il prit enfin le parti de se soumettre, les Jansénistes comparèrent cette démarche à la chute du grand Osius de Cordoue. Cette comparaison, indécente et impie, montre l'ascendant que ce coryphée de la secte avait sur tous les esprits. C'est aussi l'idée qu'en donne l'historien de M. Pavillon (©).

LETTRE À LA SOŒUR DE VAULDRAY#Y.

NOTE 5, p. 446. — La Sœur de Vauldray, Religieuse de la Régrippière, dont nous avons parlé, ayant appris que M. Olier devait prendre possession de la cure de Saint-Sulpice, en fut vivement affigée, Elle craignait d'être privée pour toujours de ses visites, tant à cause des travaux de cette immense paroisse, que parce qu'il avait cédé à M. de Fiesque le Pricuré de Clisson, l'occasion de ses voyages en Bretagne. M. Olier lui écrivait pour la consoler, le 91 juillet. veille de sainte Madeleine qu'il lui avait donnée pour modèle: « Ma très-chèrc fille, je ne vous dirai mot du séminaire » d'ecclésiastiques que nous transférons à Saint-Sulpice, » c'est vous blesser que de vous le dire; mais c'est aussi » vous consoler que de vous donner l'espérance de la gloire » de Dieu qui pourra être procurée par cette voie. Vous » êtes toute à Dieu et à sa gloire; c'est assez de vous dire » que c'est pour cette gloire que nous avons épousé l'église » de Saint-Sulpice, en faveur de laquelle nous vous prions » très-humblement de vouloir nous secourir par vos prières. » et par les saints sacrifices de monsieur et très-honoré » l'abbé de Vaux. Je l'espère de votre charité, après tous les »autres témoignages que vous m'en avez daigné rendre » jusqu'à maintenant, dont je me sens extrémement redc- » vable, et prie le Ciel de vous en récompenser à tout » jamais (3). »

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