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» Enfin je les croyais devoir être tout autres et tout » changés, depuis qu'ils étaient revêtus de leurs ,» habits sacerdotaux, et surtout depuis qu'ils étaient *; montés au saint autel.
« Je ne sais qui m'avait imprimé dans l'esprit » cette idée de la sainteté des prêtres; ce pouvait » être mon père ou ma mère, ou les bonnes per- » sonnes qui fréquentaient la maison , à cause que » de tout temps mes parents m'avaient destiné à » l'Église. Que Dieu veuille les récompenser, par sa » divine miséricorde, des grandes charités qu'ils » m'ont faites, et du soin qu'ils ont toujours pris » de mon éducation à la piété et aux lettres. Ils » n'ont rien épargné, ni biens, ni temps, ni ..» peines, ni prières, ni larmes ; en un mot, toutes (1) Mémoires p ” 6 aut, de M. Ouier, ” les bonnes et saintes instructions, et les exemples t.1, p. 92, 93. » que je pouvais attendre de leur part, je les ai — L'année es » reçus. Dieu les en bénisse, et les comble de grâce parlie de Sept. » et de gloire. Je crois donc que, par leur moyen, Hand » je pus recevoir cette haute idée de la sainteté des ut, p.453. » prêtres (1). »
V. Ce fut sans doute aussi par le moyen de ses pieux Sa dévotion parerts, surtout de son père, qu'il apprit, dès sa envers latrès- plus tendre enfance, à honorer l’auguste Mère de sainte Vierge. Dieu ; dévotion qui, avec celle du très-saint Sacrement, fut comme le caractère distinctif de son enfance et de toute sa vie. Tout ce qui lui rappelait la très-sainte Vierge, ou avait quelque rapport avec elle, excitait la joie ou la reconnaissance de ce saint enfant. Il s'estimait heureux d'être né d'une mère (2), Mémoires Qui se nommait Marie, et dans une rue appelée
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+ La rue, autrefois appelée Notre-Dame-d’Argent, est sans doute la même que celle du Roi de Sicile, où était situé l'hôtel de la famille Olier. Il est à présumer qu'on l'avait surnommée Notre-Dame-d'Argent, depuis que François I°" eut placé, au coin de cette rue et de celle des Juifs, une statue d'argent de la sainte Vierge, en réparation d'un sacrilége commis par des hérétiques. Mais celle-ci ayant
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esprit vif et d'une grande facilité de mémoire, il comptait beaucoup plus, pour le succès de ses études, sur l'assistance de la très-sainte Vierge que sur ses talents naturels. Avant d'apprendre ses leçons, il l'invoquait toujours avec une dévotion extraordinaire ; et, comme si Dieu eût voulu le mettre dans une sorte de nécessité de recourir sans cesse à elle ,il ne pouvait jamais rien apprendre qu'à force d'Ave Maria, ainsi que lui-même nous le dit. Lorsqu'il récitait cette prière, sa confiance en sa protectrice paraissait d'une manière touchante ; et l'on eût dit, en le voyant, que l’Esprit-saint lui communiquait alors une portion des lumières et de la charité de l’Ange, dont il prononçait les paroles avec tant d’effusion de cœur.
Il nous fait connaître, dans ses Mémoires, une autre pratique qui entretenait en lui ce recours habituel à Marie; c'était de ne rien entreprendre, sans aller auparavant la prier de le lui commander, comme à un enfant qui veut dépendre en tout des volontés de sa mère (1), et de lui offrir les prémices
» dit-il, une chose qui paraît ridicule, ou au moins » trop enfantine ; mais pourtant j'ai toujours été
» me servir d'aucun nouveau vêtement, comme » d'habits, de chapeaux et du reste, sans lui en » consacrer le premier usage, en m'allant présenter » à elle à Notre-Dame, avec mes nouveaux habits, » la priant de ne pas souffrir que pendant qu'ils » seraient à mon usage, j'eusse le malheur d'offenser » jamais son Fils. Ilm'est parfois arrivé de croire que » cette pratique était une faiblesse et une niaiserie,
été dérobée, et remplacée par une nouvelle statue de bois, puis par une de marbre, la rue cessa peu-à-peu d'être appelée Notre-Dame-d'Argent, et reprit le nom de rue du Roi de Sicile, qu'elle devait à Charles d'Anjou, comte de Provence, et roi de Naples et de Sicile, qui y avait son hôtel.
: ) .. (1) L'année Dode tout ce qu'on lui donnait. « Je remarquerai ici, minicaine, 1b. p. 415. — Remarques historiques, t. lu, p.
» obligé de la continuer : c'est que je n'ai jamais osé 453.
ne PR
» comme aussi une sujétion trop grande, voyant
» que pas un de ceux que je connaissais n'en usait,
» et que j'étais le seul. Mais, dès que je manquais
» à ce devoir, j'en étais aussitôt repris; car le jour
» même, ou le lendemain , ou fort peu de temps
» après, mes hardes se perdaient, ou se déchiraient,
» ou bien se brûlaient. Je remarquais ces accidents
(LS Mémoires ” COMME une peine visible, qui m'était envoyée
aut. de M. Olier, » pour me corriger de ma faute, et m'avertir de n'y
t.1,p. 130,131. , plus retomber (1). »