‹ Vie de M. Olier, fondateur du Séminaire de Saint-Sulpice [microforme]Chapitre 53 sur 332 · Vie Ms · texte numérisé non relu

Vie Ms

de M. Olier, par M. de Bretonvilliers, t.1, p. 20.

(2) Mém. aut.

En arrivant à Rome M.

Olier est menacé de perdre la vue.

tout-à-fait cette étude, et qui lui fit même craindre (1) Vie Me. de de perdre entièrement l'usage de la vue. Les méde- M. Olier, par M. cins ne négligèrent rien pour le rétablir; mais ai To toutes les ressources de leur art furent employées et 5, — La Vieinutilement, Dieu lui en réservant une plus effiquméme, par le cace dans la protection de la très-sainte Vierge. Il

re Giry, l'°. y À + ‘ 4 j partie, eh. 3, p. inspira donc à M. Olier de faire vœu d'aller en pé- 11 et suiv. lerinage à Lorette (1), lieu où, selon une tradition incontestable, se trouve la maison dans laquelle s'est opéré le mystère de l'Incarnation, et qui est célèbre dans tout le monde chrétien par des mira-

*NOTE 13,p. 43 cles sans nombre *.

XXII. Ce fut vers la fin du mois de mai 1630 qu'il se M. Olier va mit en chemin, au fort des chaleurs du pays. Il se à pied deRome couvrit d'un habit d'hiver, par esprit de pénitence, à Lorette. et commença son pèlerinage à pied (2). Un voyage (2) Mém. aut. de cinquante lieues pour un homme de sa condiia a L tion, et déjà affaibli par les remèdes, était plus qu'il ; n'en fallait pour l'épuiser dès les premières journées ; néanmoins ses entretiens avec Dieu et Marie le soutenaient et le soulageaient, jusqu'à Jui faire oublier la fatigue du corps. Tantôt il récitait le chapelet; tantôt il se délassait en composant, à la louange de la Reine du ciel, de touchants et pieux cantiques. Mais lorsqu'il ne lui restait plus qu'une journée de chemin à faire, il fut attaqué d'une violente fièvre, occasionnée par la fatigue, et qui le contraignit de s'arrêter, comme si Dreu eût voulu d'abord le réduire à cet état, pour lui faire éprouver plus sensiblement le pouvoir de sa sainte Mère. Délivré d'un premier accès, il crut retrouver toutes

ses forces dans le désir qui le pressait d'arriver au à

(8) Vie Ms. de terme de son voyage; elles ne répondirent point à M. Olier, par Son ardeur : il ne put s'y rendre qu'en se traînant M. de Brelon- bour ainsi dire sur la route, tant il se trouva affaia 4 °e+ bli dès la première lieue (3). Cependant plus il ap-

prochait du sairit lieu, plus il goûtait de consolations intérieures ; et ces grâces sensibles, augmentant sa

confiance en Marie, lui faisaient croire qu'elle

1ème craindre 1e. Les médeétablir; mais nt employées ine plus effiite Vierge. Il d'aller en péune tradition dans laquelle on , et qui est Jar des mira-

1630 qu'il se lu pays. Il se de pénitence, ). Un voyage de sa conditait plus qu'il -mières jour- DIEU et Marie qu'à Jui faire citait le chaposant, à la ants et pieux plus qu'une é d'une vioe, et qui le u eût voulu ire éprouver sainte Mère.

ouver toutes d'arriver au irent point à se traînant rouva affaiplus il aponsolations

ementant sa oire qu'elle

Page 1