‹ Vie de M. Olier, fondateur du Séminaire de Saint-Sulpice [microforme]Chapitre 65 sur 332 · ER D ER · texte numérisé non relu

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M. Olier montrait la plus inaltérable patience. Il croyait mème que dans les procédés de sa mère, et dans ceux de ses autres parents à son égard, il y avait plus de pureté d'intention et de droiture (ue tn, que dans ses actions les plus saintes (1), et qu'ils EN n'agissaient ainsi envers lui, que parce que Dieu voulait, par ce moyen, éprouver sa patience et lui faire expier ses péchés. « Lorsque ma mère m'avait » fait quelque mauvais traitement, dit-il, j'allais » quelquefois à l'église Notre-Dame, et, me pros- » ternant devant la statue de la très-sainte Vierge, » je lui disais, le cœur tout affligé : Je vous prends » pour ma mère, puisque la mienne me rebute; ma (2) Mém. aut. 4 à : ; à de M. Oier,t.n, ” Sainte Vierge, servez-moi de mère, s'il vous p. 319. » plait (2). »

VII. M. Olier ne mit cependant point de bornes à sa M.Olier baise ferveur, malgré la douceur et les ménagements les plaies et dont il usait pour ne pas trop aïigrir ses proches. les ulcèresdes Ce même attrait fort et puissant, qui l'avait porté PRRVISES à instruire publiquement les pauvres, l'obligea,

comme il s'exprime lui-même, à des actes plus

héroïques encore, à baiser leurs pieds et même

(3) Mém. aut. leurs plaies les plus horribles (3). Les victoires de CN DE ce genre qu'il a remportées sur lui-même sont la Dominicaineetc. preuve la plus décisive de la grandeur de son coup. 451. rage, et l’un des plus beaux triomphes de sa foi. Après que la religion a publié partout les traits

semblables d'un père Claver et de l’illustre Apôtre

des Indes, nous ne pensons pas devoir dérober à l'édification publique les actes de ce genre d'hé-

roïsme que présente la vie de M. Olier, ni que la

délicatesse des lecteurs chrétiens se refuse à en en-

tendre le récit. Pressé par cet attrait intérieur,

M. Olier, après avoir catéchisé les pauvres dans les

rues de Paris, leur baisaït ensuite les pieds par res-

pect. S'ils avaient quelque plaie, il leur demandait

comme une grâce la permission de la baiser; et,

étouffant alors les plus fortes répugnances de la

nature, il ne craignait pas de coller ses lèvres sur

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