‹ Vie de M. Olier, fondateur du Séminaire de Saint-Sulpice [microforme]Chapitre 64 sur 332 · ATION ; ELLE SE MET SOUS ET S'EXERCE · texte numérisé non relu

ATION ; ELLE SE MET SOUS ET S'EXERCE

rce avec le artage, insla vie relilie. Il alla, Lu royaume pour la solians quelque inconnu (1).

demandait isons de ces ens anachot naître en vait peine à P vocation à 8 croissant

è de se perbnfirmaient ependant, lesseins de en France, sollicitait berdre son et doulouter sa pa-

velle qu'il r et une ui faisait la crainte

des jugements de Dieu sur une âme si chrétienne. « ILest, comme je l'espère, dans le ciel, écrivait-il, » par l'heureuse fin qu'il a faite après de longues et » très-fâcheuses maladies, et surtout après la dé- » votion très-particulière qu'il a toujours eue en- A te » vers la sainte Vierge (1). » 1, p. 92. En?

Madame Olier, depuis la mort de son mari, ne cessait de solliciter son fils de repasser en France. Par un mélange de pièté et de vanité mondaine, assez ordinaire à la plupart des parents qui se flattent d'être chrétiens, elle désirait que son fils me- k 1 LA nât dans leclergé une vie régulière; mais elle Fa n'ambitionnait pas avec moins d'ardeur, pour lui, pa LE les postes dé l'Église les plus éminents. Se voyant chargée seule du soin de ses fils, elle les poussait malgré leur jeunesse dans la carrière des honneurs; elle obtint une charge de Maître des requêtes pour | François Olier de Verneuil. son ainë, qui avait d'a- 9) Les Généabord été conseiller au parlement de Paris: elle logies des Mat- | 08 : ! : tres des requé- le pourvut Nicolas-Edouard Olier de Fontenelle, les ys. ete. — | plus jeune, de celle de grand Audiencier de France, Has ia éran HR que leur père avait possédée de nouveau avant sa % HR rise ti mort (2); et, pour celui dont elle demandait le ren, p. 372. tour, elle venait d'obtenir une place d'Aumônier du Roi. « Cette bonne mère. disait ce dernier, m'at- | » tendait avec impatience au rctour de Rome et de | » Notre-Dame de Lorette, où j'avais été conçu à la ! NI Î H |

Same ÈS -

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» piété et à la véritable vie; elle me demandait » beaucoup, dans l'attente qu'elle avait que je re- » viendrais et que je paraîtrais avec éclat en sa » maison, que je l’élèverais, que je me pousserais à ! Hi » la Cour. Elle croyait même que j'accepterais la | » place d'Aumônier du Roi, qu'elle s'était efforcée » de m'obtenir par beaucoup de sollicitations et de » prières +. |

+ On ne voit pas que M. Olier ait jamais exercé la charge d'aumônier du Roi; il est à présumer qu'il porta néanmoins ce titre, en vertu de sa nomination; du moins, dans des let-

[LR M. Olier embrasse ouver-

tement la pra- ,

tique des maximes évangéliques,

(1) Mém. aut, de M, Olier, t.

(2) Mém. aut.

de M, Olier, tom.

1, p. 308. — L'Année Dominicaine, elc. — Remarques hist.

(3) Archives du séminaire de S, Sulpice: lettres pour le Pére Joannen et pour

» À mon retour. ayant nouvellement perdu son » mari feu mon père, et se voyant dépourvue d'ap- » pui et d'amitié, elle me prit en si grande affection, me voyant encore dans les vanités du siècle » et tous les trains du monde, qu'elle ne pouvait » assez me caresser ni me chérir. Elle me disait » même que je tiendrais la place de mon père, et » que je lui servirais de consolation et d'appui: ce » qui ne dura que fort peu (1).

» Quoique je n'eusse rien changé dans ma con- » duite extérieure, je puis bien avouer, néanmoins, » que depuis ma vocation à Dieu dans Lorette, je » ne pouvais me complaire en autre chose qu'en » l'entretien de Dieu; le reste m'était à charge, ce » m'était une géhenne; si bien que mon élément et » mon centre était de parler de Dreu seul. Toute- » fois, je demeurai comme caché l'espace de neuf » mois sans révéler à personne le dessein que j'a- » vais de servir Dieu, et au dehors je ne paraissais quasi-point changé. Mais au jour de Noël, dans à » lequel je fis ma confession générale, je déclarai » entiérement que j'étais à Dieu en Jésus-Curisr, » et je montrai au dehors ce que j'avais tenu cacht » au dedans (2). » Ce fut donc alors que M. Olier commença à faire profession d'une vie tout apostolique, et à mépriser les faux jugements du monde pour embrasser la sainte folie de la croix. Ce n'est pas qu'il regardàt comme la voie commune des ecclésiastiques le genre extraordinaire de dévouement envers les malheureux, qu'on le vit déployer alors; mais il était persuadé qu'il ne pouvait résister aux mouvements de zèle dont il se sentait pressé, sans résister à Dieu mème; et que, de si fidélité à les suivre, dépendraient la mesure de sa grâce et toute la suite de sa vocation. Ces sollicitations pressantes le portèrent d'abord à imiter la

tres de grand vicaire de l'abbaye de Pébrac, données en À

Barthelémi Mo- 1640, et dans d'autres de 1645, il est qualifié : conseiller et

rin.

Aumônier du Roi. (5

perdu son urvue d'ap- ‘ande affecés du siècle

ne pouvait e me disait non père, et d'appui: ce

ins ma connéanmoins, s Lorette, je chose qu'en à charge, ce nn élément et seul. Toutepace de neuf sein que j'ane paraissais le Noël, dans à >, je déclarai ésus-CHRIST, js tenu cacht que M. Olier tout apostoits du monde oix. Ce n'est une des ecde dévouevit déployer ouvait résisil se sentait t que, de si esure de sa es sollicitaà imiter la

c, données en k . conseiller et

conduite exttrieure de Jésus-Curisr, en faisant profession publique et éclatante de ses conseils et

de ses maximes; et comme la mission du Sauveur

avait eu principalement pour objet les pauvres,

qu'il était venu évangéliser, M. Olier se sentit for-

tement attiré à leur service, et en fit, dès lors, son

œuvre de prédilection.

Dès ce moment, il s'éloigna tout-à-fait de la com- HI. pagnie des grands, pour se confondre avec les gens M: Olier insdu plus bas peuple. Toutes les fois qu'il rencon- truit les pautrait des pauvres dans les rues de Paris, il les abor- "° dans sa dait avec bonté, et les conduisait dans sa maison "*°°7: pour les instruire. Ceux qui Ctaient le plus mal vètus lui semblaient avoir droit à une plus grande tendresse; il les recherchait à dessein et leur ti moignait une plus vive affection. Son cœur se dilatait au milieu d'eux, parce que, sous les haillons qui couvraient leurs corps, sa foi lui découvrait la personne de JÉsus-CHRIST, pauvre et manquant de tout. Les ayant ainsi réunis, il les catéchisait, leur (N Farnée de apprenant à chacun ce qu'ils devaient croire et pra-— Hemarques tiquer pour arriver au salut, et leur faisait des au- PRIE Rent mônes proportionnées à leurs besoins. Comme il" " n'était point encore prêtre, ni même engagé dans (2) Vie Ms. de les Ordres sacrés, il préparait tous ces pauvres à # je, par faire des confessions générales (1), et se servait livrs, p. 85. — d'un domestique sûr, pour les conduire ensuite à so un confesseur dévoré du même zèle, avec qui il sier, pag. 6. s'était lié d'une étroite et sainte amitié. C'était a 2 François Renar (2), fils d'un Maitre des requêtes, (9 L'idéædun honoré depuis peu du caractère de la prêtrise, et de l'Eglise de Jéqui, malgré la répugnance naturelle qu'il avait ARE Vie entendre les confessions, se mit à exercer tous les de M. Renar, p. jours ce pénible ministère dans l'église des Capu—*? *?, 50. cins du Marais, depuis six heures du matin jusqu'à IV. midi, le plus souvent en faveur des pauvres (5). M.Olier ins-

M. Olier, non content d'instruire en secret tous truit les pauceux qui voulaient le suivre, donna bientôt à la ca- vres au milieu pitale un exemple de zèle apostolique inconnu jus- des rues.

Tom. 1. 4

qu'alors. S'il en rencontrait qu'il ne pôt conduire à la maison de sa mère, il s'arrètait au milieu des rues, les instruisait en particulier, et leur rendait les mêmes services. Il en était souvent environné; car ces mendiants, venant les uns après les autres, et voyant leurs camarades si bien accueillis par l'homme de Dieu, s'en approchaient eux-mêmes volontiers. Une charité si extraordinaire paraissait mal réglée aux yeux des gens du monde, et attirait souvent à M. Olier leurs railleries et leurs mé- (1) Vie Ms. de pris (1). Un jour, comme il catéchisait un pauvre à “. LA 48 la porte de Notre-Dame, un homme fort bien vêtu p. 6. — Année s'approcha d'un domestique qui le suivait, et lui AAA TR dit : Tu diras à ton maître qu'il est un fou. M. Olier toriques. Ibid. qui l'avait entendu, sans en rien faire paraître, continua d'instruire ce mendiant avec une douceur et une humilité capables de faire tomber à ses genoux celui qui l'outrageait ainsi, s’il avait su apprécier sa vertu. Il n'était pas rare d'entendre des personnes du monde le traiter d'homme simple, qui avait perdu l'esprit : « À quoi pense-t-il, disait- » on, de s'amuser ainsi avec la populace? » Mais ni ces discours, ni beaucoup d'autres, plus injurieux encore, ne purent diminuer sa fidélité à l'attrait (2) Vie Ms. de intérieur qui le pressait (2). « Les Grands, disaiti te On.” il, ne manquent pas d'instruction: il y a assez de villiers, tom. 1, » personnes qui s'offrent pour les instruire; et les p. 38. » pauvres, pour l'ordinaire mieux disposés, on les » néglige, on les abandonne, parce qu'auprès d'eux

(3) Ibid. p. 39 » la vanité ne trouve rien pour se nourrir (3). » eur Ces actes extraordinaires de charité touchèrent si vivement quelques ecclésiastiques de naissance, qu'ils commencèrent eux-mêmes à instruire aussi les pauvres au milieu des rues de Paris; en sorte (4) Mém. aut. qu'en peu d'années ce genre de ministère, d'abord : 0Her ti nouveau, n'eut rien que d'ordinaire au sein "" " même de cette capitale (4). M. Renar, dont nous Mn de à cu venons de parler, fut un des premiers qui s'y exertre, p. 86. cèrent (5); mais tous ne s'en acquittèrent pas d'a-

générosité. L'un de ces nou- : trop faible encore Pour bra-—

\t conduire à u milieu des leur rendait t environné ; ès les autres, ccueillis par L eux-mêmes ire paraissait de, et attirait et leurs mé- “un pauvre à ort bien vêtu aivait, et lui fou. M. Olier ire paraître, une douceur ber à ses geavait su apentendre des nme simple, e-t-il, disaitce? » Mais ni lus injurieux té à l'attrait ands , disait- | y a assez de truire; et les posés , on les auprès d'eux rrir (3). »

é touchèérent de naissance, struire aussi ris; en sorte tère, d'abord aire au sein r, dont nous

ugir de renos frères, Puisque Jé-

“ + réncontrait dans les rues hepee 2470.

* il les conduisait lui-même à et 39.

Porter sur-le-ch

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mes (2). Pour S'y rendre eux-mê-

uire par un in de . Par une porte dérobée. Sa réponse "ain de M. Les

: Chassier, — 41. je Maxime de testations d. | » Je ne thentiques, tou- L * de Jésus-Christ (3). Il réunis- AU ua

Ton Sait aussi de à qui s'y exer- Jeunes écoliers et mé p. 207. — pi ; Pirants à |’ même plusieurs as He. |

rent pas d'a- AE “i ‘ ecclésiastique, pour Hs Diese : 1 dde ge se A ë X lettres: et c'était î À tonvilliers, tom. 4:

aux yeux de ses Pa-—1, p. 35 et 36,

re = — — = rate |

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rents un nouveau sujet d'humiliation et de déshonneur. « Je n'ai jamais pu me dispenser de cette » occupation, écrit-il, quelque murmure qué cela » excitât dans ma famille, qui était choquée de me » voir tenir ainsi de jeunes écoliers auprès de moi, » et de me faire le pédagogue de la jeunesse. Il est » vrai que la bonté de Notre-Seigneur n'a pas souf- » fert que j'aie eu de grandes oppositions au point » que j'en pouvais avoir de la part de feu mon » père; car il avait un tel pouvoir sur moi, que, » s'il eût vécu dans le commencement de mon re- » tour de Rome, lorsqu'il fallut parler aux pauvres » en pleine rue, je ne sais si j'eusse osé en sa pré- » sence l'entreprendre. Il voulait me pousser dans » le monde, et me mettre à la Cour, où j'eusse eu » mauvaise grâce de pratiquer cet emploi. » Parlant ensuite des missions qu'il entreprit peu après, il ajoute : « De plus, je ne sais s’il eût pu souffrir » qu'au lieu de paraître en public et dans les meil- » leures chaires de Paris, comme j'avais commencé, » je fusse allé prêcher dans les missions, aux plus » pauvres villages, où je ne trouvais quelquefois » qu'une grosse pierre pour chaire et point de bon- » net, en sorte qu'il me fallait prècher nu-tête et » jusqu'à trois fois par jour; cet homme sage et » prudent n'eùt pu le souffrir alors, à cause que la PO » mission n'était point encore pratiquée par des p. 261,262. » personnes de condition (1). »

VI. Sa mère, qui lui avait témoigné tant d'affection à M.Olier pro- SOn retour de Rome, fut la première à ne pouvoir cure l'entrée le souffrir dans des occupations qu'elle regardait de Mi: de Bus- comme un déshonneur public pour sa famille. Déjà sy aux Carmé- elle avait commencé à ne plus le voir du mème œil lites. lorsqu'il eut refusé la charge d'Aumônier du Roi, et qu'il commença à vivre éloigné du monde. Maïs ce qui excita les murmures de tous ses proches contre lui, ce fut que, peu après son retour en France, il facilita à Mademoiselle de Bussy, sa cousine, les moyens de s'arracher au monde et de s&

tradic

t de déser de cette re qué cela quée de me rès de moi, esse. Il est a pas soufns au point je feu mon - moi, que, de mon reaux pauvres s en sa préjousser dans où j'eusse eu aploi. » Parit peu aprés, it pu souffrir ans les meils commentct, ns, AUX plus ; quelquefois point de boner nu-tète et nme sage et cause que la juée par des

d'affection à

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famille. Déjà du même œil nier du Roi, onde. Maïs ses proches bn retour en ussy, Sa COUbnde et de st

consacrer à Dieu dans l'ordre du Carmel (1). Il se prêta d'autant plus volontiers au généreux dessein de cette parente, qu'elle lui avait témoigné une charité plus sincère qu'aucun de ses proches, en fondant à perpétuité une messe qui devait être offerte chaque jour pour elle et pour lui. Il crut d’ailleurs que le sacrifice qu'il ferait d’une des personnes du monde qui lui étaient alors le plus chères, lui obtiendrait pour lui-même quelque faveur de sainte Thèrèse à qui il l'offrait ; il la fit donc entrer chez les Carmélites. Cette vertueuse fille en conserva jusqu'à sa mort la plus vive et la plus sincère reconnaissance. Voulant lui en donner une marque avant mème de sortir de la maison, « elle » demanda, dit M. Olier, la clef de mon coffre, et » elle y laissa mille belles choses, qui étaient des » restes de sa vanité; croyant par là reconnaitre » les petits services que je lui avais rendus malgré » ses parents et les miens, des mains desquels j'é- »tais parvenu à la dégager. J'aidai encore une » dame, attachée à sa personne, à être reçue Car- » mélite. Je trouvai donc ces vanités dans mon » coffre après son départ, et je m'en servis pour » faire des présents à la très-sainte Vierge, comme » j'avais commencé à le faire des auparavant. J'of- » fris pour l’ornement de plusieurs églises qui lui » sont dédiées, divers présents en diamants, en ar- » genterie et autres, et je fus un de ceux qui con- » tribuèrent, par quelque somme considérable, à » la décoration de l’église de Notre-Dame de Paris. » Depuis, je lui ai fait de temps en temps quelques » présents, ayant toujours tâché de témoigner mes » affections à cette grande princesse , en lui sacri— » fiant les choses qui m'étaient le plus chères, et » bien souvent sans le vouloir : car, dès que j'avais » quelque chose de beau, je sentais dans mon cœur » une impulsion involontaire de porter cet objet à

ENTRÉE DE Mlle DE BUSSY AU CARMEL.

» Notre-Dame (2). » Au milieu de toutes les con- 3, Olier,t. 1,

(1) Mém. aut.

de M. Olier, t.u, p. 407.

(2) Mém. aut.

tradictions que ses proches lui faisaient éprouver, p. 121.

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