‹ Vie de M. Olier, fondateur du Séminaire de Saint-Sulpice [microforme]Chapitre 80 sur 332 · IX. L'homme vraiment humble redoute et fuit les · texte numérisé non relu

IX. L'homme vraiment humble redoute et fuit les

M. Olier re-jes honneurs, autant que le présomptueux les çoitle Sacer- Cherche: mais il est obéissant, et dès qu'il à ques, entendu la voix de DrEu. à l'exemple de Celle qui

fut la plus levée, mais aussi la plus soumise de toutes les créatures, il n’a plus de langage que pour dire: Qu'il me soit fait selon la parole du Seigneur. Div eut à peine fait connaitre à M. "NOTE 11,p.89 Olier, par la bouche de saint Vincent de Paul (2)'.

(2) Vie Ms. de qu'il l'appelait au sacerdoce, et celui-ci ne lui eut ke RCE pas plus tôt déclaré qu'il ne devait pas différer liers, t.1,p.15. davantage de s'y présenter, que, montrant toute la

docilité d'un enfant, il ne pensa plus qu'à exécuter

les ordres du Ciel. Aux frayeurs qui avaient agité

longtemps son esprit, succéda un calme parfait,

et un désir ardent de recevoir, avec l’onction sa-

cerdotale, un sacrement dont il espérait que la

vertu achèverait de former en lui un vrai ministre

(3) 16. p. 16. et une hostie de Jésus-Christ (3). Déjà le 19 mars Ai Etat ei de cette année 1635. il avait reçu l'Ordre du Soude Paris. — Ca- diaconat; et le 96 suivant celui du Diaconat. Il NA APM fut enfin ordonné prètre, dans la chapelle de l'ar-

1633. chevèché de Paris, la veille de la Trinité de la

5) GalliaChris. MÈME année, 21 mai, par M. Etienne Puget, tiana. Episc. Evèque de Dardanie, alors suffragant ou auxiliaire Massiliens. 4e Metz (4), et ensuite Evèque de Marseille (5).

(6) Vie de M.I] s'était disposé au sacerdoce par une fervente ge PL retraite (6); mais ne jugeant pas que cette prépaliers, p. 14. … ration fût suffisante, pour célébrer les saints mys-

ic rendu à ce les premiers, aul, ces exerextrème disce qu'il était saints autels.

i lui tenait la lus propre à r ce qu'il de-

e et fuit les nptueux les dés qu'il à de Celle qui soumise de langage que la parole du naître à M, de Paul (2), ci ne lui eut pas différer rant toute la u'à exécuter vaient agité me parfait, ‘onction satrait que la ai ministre le 19 mars re du Sou- Diaconat. Il elle de l'arnité de la ne Puget, auxiliaire rseille (5).

e fervente tte prépaaints mys-

IL REÇOIT LE SACERDOCE, — SA l'° MESSE. 75

tres. aussitôt après son ordination , il voulut,

selon la coutume des plus saints prêtres de ce

siècle, employer encore un temps considérable à

orner le sanctuaire intérieur de son cœur avant

d'offrir pour la première fois l'Agneau sans tache.

I] consacra donc un mois entier aux exercices

spirituels, et suspendit toutes ses autres œuvres,

pour ne s'occuper que du grand ouvrage de sa

sanctification. La fète du saint Précurseur, qui

n'avait commencé le ministère de la prédication,

qu'après avoir vécu caché dans les déserts l'espace

de trente ans, fut le jour qu'il choisit pour célébrer

sa première Messe (1). C'était aussi le jour où MOLCL cd

mademoiselle de Bussy, sa cousine, entrée deux } FPS

ans auparavant chez les Carmélites, devait être villiers , 1.1, p.

admise à la profession (2). Comme elle était rede- 86.

vable de son bonheur à M. Olier, elle désira d’unir (2) Manuscrits e , A ; : , Se du premier mo-

le sacrifice d'elle-même à celui de l'Agneau sans, {jre des Car.

tache qu'il se préparait à offrir pour la première mélites, à Paris-

fois, et d'être consacrée irrévocablement au service

de Dieu par le ministère de celui qui l'avait ar-

rachée au monde. Par un sentiment de sa pro-

fonde religion, M. Olier avait désiré de célébrer

sa première Messe avec l'ornement le plus riche

et le plus précieux qu'il pourrait se procurer. Dans XX.

ce dessein, il avait charge un ouvrier étranger, Chasubleque

fort habile dans son art, qui se trouvait à Paris. M. Olier fit

de lui broder une chasuble. Elle coûta plus defaire pour sa

douze cents écus, somme alors très-considérable P'em. Messe.

pour un ouvrage de ce genre, et répondit à l'at-

tente de M. Olier. On rapporte. en effet, qu'il n'y

avait point à Paris. ni à la Cour, d'ornement blanc

comparable pour la beauté et la finesse du travail :

et ce qui peut donner une juste idée de sa richesse,

cest que Louis XIV en ayant entendu parler,

désira, en 1679, qu'elle servit pour la cérémonie PAS M

du mariage de la reine d'Espagne, Marie-Louise, M. Baudrand,

avec Charles Il- et, dans ce dessein, la fit trans P: 5?:

porter à Fontainebleau (3)'. Mais cette chasuble, ‘NOTE 12, p.89

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qui contribua si à propos à la pompe dont now parlons, ne put servir à M. Olier le jour de x première Messe, « Quelque diligence que missent » les personnes qui me l'apportaient, dit-il, je ne » la pus avoir à temps pour m'en servir. Je nek D Piéee dura.” Mis que le lendemain, à Notre-Dame, qui était chée des Mémoi-» Un jour où je devais dire la sainte Messe en se » l'honneur de la sainte Vierge, par l'ordre dk moires de M.» l'Evèque, comme si cette divine Maitresse eùt Olier, 1. 1, » voulu s'en réserver le premier usage (1).» XXI. Le 24 juin 1655, jour de la Nativité de saint M. Olier cé- Jean - Baptiste, M. Olier offrit donc pour la prelèbre sa pre- mitre fois l'auguste Sacritice de l'autel, et, selon mière Messe. toutes les apparences, dans l'église des Carmélites de Notre-Dame-des-Champs, aujourd'hui rue d'En- “NOTE 13, p.90 fer, où il prècha ce jour-là mème‘ le discours (2) Remarques d'entrée en religion de mademoiselle de Bussy (2) DA t.1, On le vit faire cette action, qu'il regarda toujours Le 7, ‘"l’comme la plus importante de sa vie, avec une ls Mis dû religion égale à l'opinion qu'on avait de sa piété (5). de M. Olier, tn, En immolant la Victime sainte, il s'immola luip. 329, - Maté: même avec elle. Jusque-là il avait rendu de frtriaux recuerllis is 4 : ; à par M. Leschas- uEntes visites à sa cousine pour l'affermir dans sier, pour la son généreux dessein; dès qu'il l'eut offerte à Drev Vie de M. Olier, A “ RTE (AUTRES RNA 1: fn:

p. 2. par la profession religieuse, il cessa tout à fait de la voir, sans cesser pourtant de prier pour elle. Ses prières ne furent pas moins efficaces qu'auraient pu l'ètre ses discours; car la sœur Madeleine de Saint-Jean-Baptiste, c'est ainsi qu'elle fut nommée en religion, durant près de quarante ans qu'elle vécut encore, offrit d'abord à Paris, puis a Limoges où elle mourut, un modèle accompli de toutes les vertus religieuses. Il est d'autant plus naturel de penser que les prières de M. Olier l’aidérent beaucoup à s'élever à cette haute perfection (4) Vie ms. qu'elle participa d'une manière peu commune à dl non ts grâce et à l'esprit du serviteur de Dieu, si villiers, t. 1, p. à sa profonde religion envers la très-sainte u- 19:60: charistie, et à son tendre amour pour l'auguste "NOTE 14,p. 90 Mère de Dieu (4)*°.

> dont now jour de « que missent dit-il, je ne vir, Jeneh 1e, qui était e Messe en * l'ordre de aitresse eùt ( L). »

té de saint our la pre- 1, et, selon s Carmélites ui rue d'Enle discours le Bussy (2) ‘da toujours >, avec une sa piété (3) immola luidu de frtermir dans ferte à Diet ut à fait de | | pour elle. | TU

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