‹ Vie de M. Olier, fondateur du Séminaire de Saint-Sulpice [microforme]Chapitre 81 sur 332 · IL FAIT VOŒU DE SERVITUDE A MARIE · texte numérisé non relu

IL FAIT VOŒU DE SERVITUDE A MARIE

La dévotion envers Marie sembla prendre encore XXII. de nouveaux accroissements dans le cœur de M. M: Olier fait Olier depuis sa promotion au sacerdoce. Convaineu VŒu de serviqu'il devait, après Dieu, à cette auguste Reine tout tude Far ce qu'il était dans l'ordre de la grâce, il ne voulut HART AT plus user qu'en son nom de tout ce qu'il possédait, ne dla.

il lui voua, dans ce dessein, une perpétuelle servi-

tude (1); et, en signe de cet esclavage, qui au reste (1) Hém. aut, nc le retenait captif auprès de la Reine du ciel que se LS ges tt, pour mieux dilater son cœur et l'embraser du pur?” Late à amour, il porta dès-lors une petite chaine d'argent attachée à son cou, selon la pieuse pratique autorisée depuis par l'Église, et qui a été interdite dans ces derniers temps”. Depuis qu'il eut fait ce vœu, + Xore 15,p. vi il ne refusa rien à ceux qui lui demandaient quelque chose au nom de Marie. « Je souffre une grande » peine, dit-il, quand je ne puis rien donner à un » pauvre qui nomme la sainte Vierge, ou qui en » parle en me demandant l'aumôûne. Si je n'ai point » d'argent, je donne pour l'ordinaire quelque autre » chose, comme un mouchoir, un livre, une mé- » daille ; car, pour pouvoir les refuser, il faut abso- » lument que je n'aie rien, que je ne puisse rien » emprunter, ni les conduire à la maison : enfin ce » nom m'est si auguste et en si grande vénération, que tout en moi cède à cela. Je ne sais comment

» on peut refuser quelque chose à cette sainte Maitresse. Les personnes qui font profession de l'ho- » norer, où qui lui appartiennent, ont un si grand » pouvoir sur moi, que je n'ai jamais osé penser (2) Mém. aut. » de leur rien refuser. Elles sont à la grande Maï- 4e x. Olier, 1.1, » tresse, c'est assez (2). » p. 128.

Cet esprit d'amoureuse servitude envers Marie le portait à avoir toujours, autant qu'il lui était possible, quelqu'une de ses images devant lui. Seul ou en compagnie, il ne manquait jamais de saluer réspectueusement toutes celles qu'il rencontrait: qu'il a pratiqué jusqu'à la mort. Il passait même de préférence par les rues où il s'en trouvait un

plus grand nombre +, afin d'avoir l'occasion de lui

(1) Remarques rendre plus souvent ses devoirs (1). « Je me sen- Mist, tp. 170, tais porté, dit-il, à lever la tête par les rues pour découvrir toujours quelques nouvelles image » de Notre-Dame; je sais presque le nombre quil

* y en a dans les rues de Paris. Si je rencontre

» ces images, je les salue encore, quoique je ne les

» regarde pas, à cause de la modestie qui ne ke

» souffre point. Je sais pour l'ordinaire où elles

» sont, sans qu'il soit nécessaire d'y jeter les yeux:

» je les découvre dans les endroits les plus cachés:

» une sorte d'instinct m'en avertit. J'en ai décou

» vert beaucoup à mes amis qui les respectent

» maintenant. Je me souviens, à propos de cela

» que l’un d'eux disait dernièrement d'une cer-

» taine rue de Paris : Voici la rue de l'abbé Olier:

(2) Mém. aut. ? c'est que je passais plutôt par celle-là, pour aller de M. Olier, t.1, » à Notre Dame, à cause de la quantité de figures

p. 198. » de la très-sainte Vierge qui y sont exposées(2).; XXII. Les amis dont parle M. Olier, et à qui il com-

Établisse- muniquait sa vive et tendre dévotion pour Marie. ment des COn- étaient quelques ecclésiastiques de qualité. diriférences de S. és comme lui par saint Vincent de Paul. Dési- Lazare.

prièrent leur saint directeur de leur indiquer les

(3) Vie du V. moyens de mener une vie vraiment sacerdotale (5). M L'un d'eux, que l'on ne nomme point. et que chap. xx. Saint Vincent appelle le promoteur de cette bonne œuvre, vint lui proposer de les réunir une fois

chaque semaine pour s'entretenir ensemble des

vertus de leur état. Saint Vincent goûta ce projet

et, le 11 juin 1635, étant allé trouver chacun de

ces ecclésiastiques en particulier, il leur en fit part.

et les invita à venir en conférer avec lui à Saint-

(4) hist. dela 4 Ce fut par opposition : l'hérésie Calvinienne, que les ville de Paris, e # ; ;

ar Félibien Parisiens placèrent autrefois ::.nt de statues de Saints, prin p ” cipalement de la sainte Vierge, sur les façades de leurs mai

etc., tom. 11, Pe 1071. sons et aux coins des rucs (4).

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