ORIGINE DE LA DÉVOTION A NOTREÉ-DAME DE CHARTRES
(1)Histoireuni. NOTE 1, p. 58. — Jules César rapporte que, de son temps, verselle traduite les Druides gaulois, en possession d'enseigner la religion à de l'anglais, l. la jeunesse, et même de prédire l'avenir(1), se réunissaient AXX, + #18. [ous les ans dans un lieu sacré du pays Chartrain(2), La
(2) Cæsar, de tradition de cette province ajoute que, dès avant Jésus Bell Gallico, Christ, ils avaient érigé, sur la hauteur mème où fut bâtie lib. vi, n. 13. i EUR ; s Hi
., dans la suite l'église cathédrale de Chartres, un autel dédi PAU à la Vierge qui devait enfanter, et que, conformément à k p. 312. pratique des Gaulois, de graver des inscriptions sur leurs
Fe Der autels (3), ils y avaient écrit ces mots: Virgini parituræ (4).
(Ann devenus depuis si célèbres. Telle est, dit-on, l'origine de de Moréry, art. raie à A Ÿ Ë x CHARTRES. ce pélerinage.
La croyance d'une Vierge qui devait enfanter était généralement répandue chez les paiens avant le Christianisme. comme l'a démontré l'auteur de l'Origine prétendue des cultes (5); et. de nos Jours, on à publié sur le même point
(1) Cornel, à des documents qu'on ne saurait contester (6). Pour expliquer Lapide, Comm. l'origine de cette opinion, on peut, outre une tradition priin Num. cap. Mitive, supposer encore une révélation divine faite au xx1V, V. 17.—Jn paiens. Les Pères de l'Eglise pensent en effet communc- Matt. cap. 1, ment que Dieu leur à fait annoncer la venue de son Fils(,
(à) Origine des culles, L. v.
(6) Mémoires asiatiques.
LOC comme nous le savons très-certainement de Balaam. dont la
(8) S. Aug. de prophétie était connue chez les Gentils. ainsi que semble Civitate Dei, lib. LS montrer l'exemple des mages (3. C'est aussi ce qu'ont vi col. 690, —$. pensé beaucoup d'auteurs modernes, d'après saint Tho- Hieronym. lib. Mas (9); on sait que l'Eglise Romaine autorise cette opinion 1. contra Jovi- dans sa liturgie (10): et telle est, relativement à l'autel des nian. — S. Jus- Druides Chartrains, l'opinion adoptée par M. Olier : «Char tin. — Clemens « tres, dit-il, cette sainte et dévote ville, première dévotion os Lac- « du monde pour son antiquité. puisqu'elle a été érigée par
5 6 di LE prophétie (11). »
ni 9 ee On peut penser d'ailleurs que, depuis la traduction de k
"TA Bible en grec, et la diffusion des Juifs après les conquêtes ma Prose des j'Alexandre, les paiens ont eu connaissance de leurs livres
4 prophétiques, et ont su du moins qu'ils attendaient un libé-
NAT RSS rateur prédit. Suétone nous apprend en effet que cette opi- 0e Lies nion ancienne et constante, était universelle dans tout l'O-
(12) Sueton. rient(19).et Tacite ajoute que, d'après la persuasion communk, Vespas.vit.c.1v. ces oracles étaient consignés dans les anciens livres des
(13) Tacit. Juifs (13). Les paiens ont donc pu connaître, par la lecture
; mème des prophètes, ou par le commerce avec les Hébreux,
My, Ve litot,
XIÈME