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Vincent, hors des murs de la ville de Laon (1), où l'on croit que les trois chevaliers reçurent pareillement la sépulture. Si l'inscription qu'on voyait autrefois dans le chœur de cette église était relative à l'un de ces chevaliers, comme le pensent les auteurs du Gallia Christiana, leur délivrance serait arrivée sous saint Louis au plustôt (2. Cependant Baillet fait remonter l'établissement de Notre-Dame-de-Licsse au milieu du XII* siècle (3), et c'est en effet à cette dernière époque qu'on la fixe communément (4. Quoi qu'il en soit, le lieu où fut bâtie l'église, et qui n'avait aucune habitation auparavant, se trouva bientôt si fréquenté par les pélerins, qu'on se vit contraint de construire des maisons pour les y loger, et telle fut l'origine du bourg de Liesse (5). Non seulement les rois, les princes, les peuples s'empressèrent d'y venir en dévotion; des villes entières y offrirent des vœux dans les calamités générales, et il s'y opéra des miracles sans nombre, dont on a donné des recueils au public (6).
NOTE 5. p. 66. — Par une singularité assez bizarre, le prêtre sacristain de la paroisse de saint Paul, où M. Olier précha en 1632, relatait alors sur les marges de ses registres toutes les circonstances locales qui semblaient dignes de remarque. Au registre des sépultures, on lit cette note du 15 août : Le dimanche, 1 5, fête de l’Assomption, M. Olier précha l'après-diner, où il eut un bel auditoire et fit très-bien et très-doctement (7).
LES INSTITUTEURS DES SÉMINAIRES EN FRANCE DE- VAIENT ÊTRE DU CORPS DU CLERGÉ SÉCULIER
NOTE 6, p. C6. — Les instituteurs des séminaires, en France, ne devaient point être séparés du clergé séculier. Saint Vincent de Paul, de l'avis des évêques, voulut que ses prêtres appartinssent à ce corps. « La providence de » DrEu, écrivait-il à M. Portail, à Rome, le 4 octobre 1647, » a inspiré à la Compagnie de nous mettre dans un état où » nous avons le bonheur de demeurer dans le clergé et » dans l’obéissance à Nosseigneurs les évêques, comme les » moindres prêtres de leurs diocèses,quant à nos emplois (8).» M. Bourdoise, partageant les mêmes vues, ne donna aux ecclésiastiques de la communauté de Saint-Nicolas que les règles communes des clercs (9). Le père de Condren, digne héritier de l'esprit du cardinal de Bérulle, déclara, dans la première assemblée générale de sa congrégation, que l'Oratoire était un corps purement ecclésiastique. » Comme la congrégation, dit-il, a été principalement choi- » sie de Dieu, et établie en la terre par défunt notre très-
(1) Dictionnaire de Moréry, article Li£ssE.
(2) Gall. Chrisliana, t, 1x, col.
(3) Vies. t. u, p.231.15 d'août,
(4) Dictionnaire de Moré- 1y. — Hist, de Notre-Dame-de- Liesse,
(5) Baillet.
Ibid,
(6) Bibl. hist.
de la France, t.1,p. 264, 265.
(7) Etat civil de Paris. — Re.
gistre des sépultures de la paroisse Saint- Paul, 1632.
(8) Recueil des lettres de feu M. Vincent de Paul, t.1,p. 6.
Ms. des Prétres de la Mission.
(9) Vie de H.
Bourdoise, in-4.
Sentences chrélicnnes et eccl.- Séminaires, p.
05 et 56.
‘1, Actes de la 1°" Assemblée qénerale de l'O raloire, 1634, session \1,p 19 et 20, in-i,
(2)Vie du Père Eudes, Ms, p.
in, — Vie du méme, par le P.
de Montigny,
(3) Opuscules sacrées et lyriques, ou Cantiques sur différents sujets, à l'usage des Cat.
de la paroisse St-Sulpice,8°éd.
in-12,1774,cant.
CxI, p. 397.
» honoré père, pour honorer le saccrdoce du Fils de Div, » l'assemblée détermine que son état est purement ecclé. » siastique, ct qu'elle doit demeurer dans l'institution de la prêtrise, comme notre Seigneur l'a donnée à son Église, sans addition ni diminution; de sorte qu'en quelque temps où en quelque assemblée que ce soit, les sujets ne pour- , ront ètre obligés à aucuns vœux ni solennels, ni simples; , et ceux qui voudraient les obliger auxdits vœux simples, ou
se portcraient à embrasser lesdits vœux solennels, encore » qu'ils fussent en plus grand nombre, seront toutefois cen- » sés se séparer du corps de la congrégation, et obligés d:
laisser les maisons et tous Ies biens temporels d'icelle à » ceux qui voudront demeurer dans l'institut purement » ceclesiastique et sacerdotal, encore qu'ils füssent la moin- ; dre partie (1): » Le père Eudes, sorti de l'Oratoire, donna le mème esprit à la compagnie des Eudistes, dont le but était parcillement de travailler à la formation des jeunes clercs (2).
NOTE 7, p. 68, — Bened. XIV, de servor. Dei beatif. ct beatorum canonizat. lib. III, cap. 51, n. 6. Concludit cardinalis Bona... cm Deus aliquando det somnium, et non ejus intelligentiam.. aliquando obscurè et per ænigmata. Sequitur Torre in 24 2e D, Thomæ. quæst. 95, art. 6, disp. 6.
Ibid. lib. III. cap. ultimo, de revelationibus, n. 1. Hæsitavit Pctrus intra se, quidnam esset visio quam vidisset : cümque eam non intellexisset, venit in Joppen, et cüm introisset in domum Cornelii centurionis, et ibi multos invenisset ex gentibus qui ipsum cxspectabant, ut verbum Dei audirent, tunc cognovit quid sibi vellet visio lintei.
Ibid. lib. III. cap. 51, n. 6. Addit cardinalis Bona, cùm somnia immittit, mentem illustrare, et voluntatem sic affcere, ut illis firmiter hæreat, et certo sciat à Deo esse, nec ullo unquam tempore eorum obliviscatur.