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NOTE 9, p. 69, — « In civitatibus autem sacerdotes dictæ » Congregationis nulla publica corum instituti muncera » obeant, privatim tamen cos qui ad Ordines promovendi » fuerint.. instituant.»Bulle d'institution.
ÉTABLISSEMENT DES EXERCICES DES ORDINANDS A PARIS, FRUIT DU ZÉLE PERSÉVÉRANT DE M. BOURDOISE
NOTE 10, p. 72. En 169%, M. Godeffroy, dans son livre, ie Collége des saints exercices, avait osé conseiller aux Evéques, qui voudraient assurer leur conscience, de réunir leurs ordinands huit jours avant l'ordination, pour pouvoir exclure les indignes, et préparer les autres à la réception des Ordres sacrés (1). La difficulté était de mettre à exécution ce règlement, quoique devenu si nécessaire : 1e trait suivant en fournit une preuve sans réplique. L'un des plus vertueux et des plus zélés prélats de ce temps, dont la vie édifiante a été donnée au public, M. Barthelemi de Donnadieu de Griet, qui cette même année 16925, fut sacré Evèque de Comminges, apportait des soins extrêmes, dit son historien, à bien choisir ses ordinands. Il exigeait qu'ils eussent l'après-midi de la veille de l'ordination, pour s'y préparer par une confession générale; vers trois heures, il leur faisait faire une exhortation commune; le soir, il envoyait des visiteurs, qui parcouraient les maisons où les ordinands étaient logés ; et s'ils apprenaient que quelqu'un d'eux se fût mal comporté, ils devaient le rayer de l'ordination pour cette fois (2). Ainsi, malgré la recommandation de l'assemblée générale de 1625, cet ordre de choses persévéra encore de même à Comminges, durant tout l'épiscopat de M. de Donnadieu, qui ne mourut qu'en 1637 (3).
Outré de douleur de voir les ordinands recevoir ainsi les saints Ordres sans préparation, M. Bourdoise eut lieu de se réjouir de l'approbation donnée aux moyens de réformer le clergé, proposés par M. Godeffroy; et l’année même où cette assemblée termina ses séances, il chercha les moyens d'introduire les exercices des ordinands à Paris. D'abord pour y préparer les esprits, il engagea la plupart des prédicateurs et des curés, à parler en chaire de la vocation à l'état ecclésiastique, le dimanche avant les Quatre-temps du mois de décembre 1626. Mais ce moyen eut si peu de succès, que le samedi suivant, sur un si grand nombre de jeunes gens qui se présentèrent à la tonsure, il n'y en eut qu'un seul quiparut cn soutane, avec les cheveux courts et un surplis sur le bras. (4) Voulant empêcher autant qu'il était en lui, une si criante violation des règles de la discipline, M. Bourdoise composa des avis en forme de règlement touchant la récep-
(1) Le collége des saints erercices. Paris, 1625 IA in-12, page 28. ! |
(2) Vie de Messire de Donnadieu. Livre nu, chap. xxx, p.
(3) Ibid. — Gallia christiana 1656. T. 2, p.
Bourdoise. Ms.
BibliothèqueMasarine. — Vie imprimée 1714, in-4°, an 1626.
(4) Ibid. ann.
(2) Ibid. 1631 p. 204, 205.
(3) Ibid. p.
(4) Archives de l'Empire.
Fondations dela Mission. T. 1, fol. 14.
Bourdoise. Ibid.
liv. 11, p. 333.
tion de la tonsure et des saints Ordres; et obtint que l'archevêque de Paris les approuvât. Bien plus, ce prélat ayant fait imprimer un nouveau Rituel pour son diocèse, l'année 1630: ce règlement y futinséré en partie, avec injonction à tous les curés, d’en faire lecture au prône de leur grand'messe, les dimanches avant les Quatre-temps de Carème, de la Pentecôte, de Septembre et de l'Avent. (1j L'année suivante. M. Bourdoise obtint enfin l'objet de ses ardents désirs, par le moyen de l'Evèque de Beauvais, Augustin Potier, aumônier de la Reine.
Ce prélat avait pour lui tant d'estime, que, n'ayant pu obtenir, pour réformer le clergé de son diocèse, deux prêtres de sa communauté, 1l l'avait chargé de veiller sur la conduite des cleres ses diocésains , qui étudiaient à Paris, au nombre de plus de cent; et leur avait même déclaré, dans une réunion, qu'il n'admettrait parmi eux à l'ordination. que ceux dont M. Bourdoise lui aurait rendu de bons témoignages (2). En 1651, celui-ci profitant donc de la présence de cet Evêque, qui se trouvait à Paris, obtint, par sa médiation, que l'Archevèque publiât un mandement exprès, le ?1 février de cette année, ordonnant que tous ceux qi voudraient être promus, eussent à se présenter quinze jour: avant l'ordination, pourètre instruits gratuitement de leurs obligations, et des fonctions de leurs Ordres. Dans son mandement, l'Archevêque ne désigna pas le local où auraient lieu ces exercices, parce qu'il pensait que ce serait à Saint-Nicolas du Chardonnet. Mais M. Bourdoise, jugeant que cetie maison n'élait pas assez spacieuse, jeta le: yeux sur une autre, le collége des Bons-Enfants, situé sur la paroisse de Saint-Nicolas. Il en connaissait la disposition depuis qu'en 1624, ce collége étant sans exercices, et occupé seulement par quelques boursiers, on en avait loue une partie, où M. le Féron Ÿ, de l'autorisation de l’Archevêque, faisait des conférences à plus de deux cents Ecclésiastiques (3). [Il pensa donc que cette maison serait un lieu trèscommode: et comme depuis l'année 1697, elle avait été donnée aux prêtres de la Mission (4), qui y résidaient, il alla parler à saint Vincent de Paul. leur Supérieur, pour lui demander son agrément.
Saint Vincent avait fait faire le premier ces entretiens à Beauvais l'année précédente, à la prière de l'Evêque : il
+ M. le Féron, docteur de Sorbonne et chanoine de Chartres, dans la suite abbé de Saint-Laumer de Blois. offrit, en 1638, sa maison de Chartres pour y faire les exercices des ordinands (5). Nous parlerons de lui dans la suite et de ses relations avec M. Olier.
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