‹ Vie de M. Olier, fondateur du Séminaire de Saint-Sulpice [microforme]Chapitre 90 sur 332 · ÉS · texte numérisé non relu

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DU LIVRE DEUXIÈME 8a crut que M. Bourdoise venait lui démander le même service pour Paris. et s'en excusa, lui donnant pour raison de son refus. que plusieurs de ses confrères étant alors en mission. il n'avait nersonne pour donner ces exercices. M. Bourdoise leva tous les obstacles, en disant qu'on ne lui demandait que le local, et qu'on pourvoirait au reste. comme en effet il y pourvut. Car il engagca M. Hallier. l'ainé, qui fut depuis Evèque de Cavaillon. à faire lui seul tous les entretiens. C'était un ancien élève de la maison de Saint-Nicolas. où « il avait porté le surplis. disait M. Bour- » doise, plusieurs années avant que d'être sous-diacre. » Il parla deux fois par jour à ceux qui se préparaient à reccvoir les Ordres. et à un grand nombre de personnes de mérite, qui venaient pour l'entendre, parmi lesquelles huit ou dix Evèques se trouvaient tous les jours. Enfin, l'Archevéque de Paris fut si satisfait du succès de ces premiers exercices, qu'il voulut qu'on les renouvelât à l'avenir avant chaque ordination {1}, et en fit mème, comme on l'a vu, une condition de l'union du prieuré de Saint-Lazare à la Mission, dès les premiers jours de l'année suivaate (2,.

Telle fut l'origine des exercices des ordinands à Paris. [ls se répandirent de là dans les diocèses, comme nous le raconterons ailleurs: mais cette introduction s'y fit assez lentement. Aussi le Père Bourgoing, lorsqu'il publia, en 1659, son ouvrage sur les Exercices de dix jours, le premier, dit-on, qui parut en France (3), conjurait-il instamment les Evèques de les établir; se servant mème de ces expressions quimontent assez les maux déplorables de la coutume qui règnait encore : Quod ut possim inpetrare, totius vitæ meæ sacrificia. vota, precesque non dubitanter offtro :; ipsosque reverendissimos et pissimos præsules, flexis genibus, et qua possum humilitate iterum nbsecrare non verebor, ut ordinandos..….. decem vel octo ad minus diebus, Deo piis exercitiis vacare(compellant), atque.. “ullum prorsus ab lege sancita quovis prætextu eximant (4).

NOTE 11, p. 74. — Le Père Edine Cloyseault, prètre de l'Oratoire, dans le Recueil manuscrit des vies de quelques prêtres de la congrégation de l'Oratoire (5). dit que M. Olier ne se serait jamais approché du sacerdoce, si le Père de Condren ne le lui avait commandé : mais il est certain que M.Olier ne se confessait point encore au Père de Condren: son confesseur était alors saint Vincent de Paul: et M. de Bretonvilliers dit expressément, dans le chap. de l'ordination de M. Olier à la prêètrise : Son confesseur l'assura que la bonté divine l’appelait au sacerdoce.

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