‹ Vie de M. Olier, fondateur du Séminaire de Saint-Sulpice [microforme]Chapitre 94 sur 332 · DIGNE DE CETTE VOCATION · texte numérisé non relu

DIGNE DE CETTE VOCATION

Depuis sa promotion à la prètrise, M. Olier, ré solu d'aller évangéliser les paroisses d'Auvergne, dépendantes de son abbaye de Pébrac (1), se préparait à ces nouvelles missions par une vie de recueillement et de prières. Pour remplir ce ministère avec plus de fruit. il s'efforçait de se pénétrer d'abord lui-mème, dans l'oraison , des vérités qu'il se proposait d'annoncer aux autres : « Mon grand » livre, écrivait-il, c'est la prière. Un trait que je » lus une fois dans saint Grégoire de Nazianze, me » confirma bien dans cette conviction. lorsqu'il dit » que les prédicateurs ne doivent point se mêler de » monter en chaire. s'ils ne se sont déjà élevés à la » contemplation: et qu'ils doivent voir et puiser en » Dreu les vérités qu'ils prèchent aux peuples. De- » puis l'année 1634, l'étude m'a été interdite, par » l'impuissance où je me trouve de m'y appliquer » et de faire de moi-mème aucun raisonnement. Je » n'ai donc point d'autre livre que l'oraison, avec » le peu de lumières qu'il plaît à la bonté de Dieu » de me donner de temps en temps (2). » Plus M. Olier se voyait comblé de faveurs et de lumières divines, durant sa préparation aux missions d'Auvergne, plus il se sentait dévoré du désir d'aller les répandre sur les peuples de ces contrées. Ne pouvant remplir seul le plan qu'il s'était forme, il s'associa plusieurs de ses amis; de ce nombre furent M. de Perrochel, son cousin, depuis évêque de Boulogne, qui joignait à une haute piété un grand amour pour les pauvres et pour la pauvreté (3); M. de Barrault, neveu de l'archevèque d'Arles de

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