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néler aux Affaires, soit modestie ou tn jiuité
naturels, soit excès de ag Gt crainte
a Être pariois obligé de froisser, soit amour di recueillement, de Îa méditation, de la prière
qe La soûitude, On ne peut nier que les diffic tés attachées à l'administration 8i étendue et y) mpliquée de l'Œuvre de Mon
| PSE 4 À | AMCNT êté
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pour (ni un véritable martyre, A yuel il était tonté parfois de Sa HOT: traite at que cepancant il a abordé avec uu courage dont on a été plus d'une fois SU pris et étonné, On ne s'attendait pas À une ri énergique fermeté, dans un homami que | ON «EH ait Al doux OÙ SI pra if (ue, C'ost que, homme de foi avant tout, il ne savait W'ANSIOCYr
ni avec le devoir, ni avec la imstice. Il faut #jouter encore que la SOUPIENSG A0 SON CaruGe
tère lui était une ressouree contre l'abaltomer
[l se relevait œuîment sous la charze de (6 croix gur laquelle, disaitail en riant, il a été dix ans eloné ; ” et cette croix, 11 l'a portée avec générosité et dévouement
M. Quiblier, gon prédécesseur, laissait Un grand nombre d'œuvres qu'il n'avait pu cou ronner ; le premier devoir que #imposa le nou venan anpérieur fut de Îles achever et de les étendre,
Les écoles où se forment l'enfance, où se préparent les générations de l'avenir, attirèront son attonution, Celle des frères, au faubourg Qué Di A détruite par l'incendie, fut relevée sur un vaste plan, et celle de la rue Visitation fat construite
y VU ve ‘| lu \ SL? 3 + rMItf Q (1 d pour les MEUrS A6 ia ( JOUIOCPALION, LOULES UUUA
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pouvant recevoir ples de mille enfants
En même *eMPS, les cathéchismes 8 Oran saient d'après la large méthode de la paroisse de Saint-Sulpice de Paris; les retraites pour les diverses classes de la société se mulüupliaient ; et l’on se rappelle encore le succès qu'ob tient la grande retraite de 1849 et le bte qu'elle proeura aa sein de cette population, qui, Comme pas un pressentiment de l'avenir, se renonvelait dans son amour de la religion au moment où elleallait être cruellement éprouvée par ie cho-
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ra. Les associations religieuses destinées à soutenir la persévé r'ance, et” à étendre l’œuvre des catéchismes pi enaient de nouveaux accroissements.
Les pauvres recevaientdes secours plus abondans, au séminaire, à l'hôpital-général, à la Providence; les familles nécessiteuses étaient visitées en plus grand nombre, et les pauvres honteux ne demandaient jamais le bon père sans en recevoir assistance. Des salles se fon. duient dans les hôpitaux pour recevoir les orphelins du typhus, et une maison s'ouvrait, dans le faubourg Saint-Laurent, sous la direction de madame vaint-Louis, pour recevoir .
rphelhns de la ville, qui plus tard ont été placé sous la direction des sœurs de l'Hôtel-Dieu.
Ajore aussi, la visite des fan os repre nait avec une nouvelle activité, sous l'élan des en- COUTATeMents Le M. Billaude le donnait à cette œuvre de zèle, e qui produit toujours les plus re biens pour le renouvellement des fa.
milles,
Tandis que l'antique chapelle de Notre-Dame de Bonsecours se rajeunissait, que l éolise Kaint-Patrice s'achevait, M. Billaudèle jet ait les fondements de l’église Notre-Dame de Grâces, de Sainte-Anne, et celle de Saint-Jacques, détruite Cans le grand incendie de 1852, renaissait de ses cendres,
Lrui-même, à ja tête de 8a comraunauté dont il animait le zèle, dont il encourageait les tra- VAUX, pay: 1 partout de sa personne, en Chaire,
au confe nnal,dans les cérémonies religieuses, 8e 7€ serrer à toutes les Re présidant \uix fêtes d'associations et @ elles des caté-
chismes, dans les collèges, dans les pensionnats,
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VIE DE M. BILLAUDÈLE, 6
aans les écoles de faabourgs, prêchant aux pro fessions religieuses des n ombreuses an nautés de la ville, dirigeant les retraites past rales et celles du grand séminaire, et prenan il part à toutes celles de la paroisse, Il assistait à toutes les distribntions de prix où & savait que sa présence serait agréable, ne refusant pas même aux plus petites écoles, donnant à tous, son temps, son esprit et son Cœur, port ant Partout l’'encouragement et le zèle avec une scré tion, une prudence et un tact exquis.
Pendant de longues années on l'a vu au mois d'août, par Les fortes chaleurs, s acheminer vers une modeste école de faubourg; là une
jeuné isstéiutrice donnait la legon à une
vingtaine de peu ites filles, dont les rétributions la fa disaient vivre, elle et sa vieille mére. Mais les de es n'étaient pas assez fortes pou faire une brillante distribution de prix } et de là, on le sait, à tort ou à raison, dé pend souvent la vogue d'une école. Le bon père sachant lem.
barras de la directrice, tous les ans, se chargeait
des dépenses de cette distribution. On Le voy ait partit avec sa Canne, et sa provision de prix, qu'il avait distribuée dans toutes ses poch
Arrivé à l'école, ii s'installait dans Île PAU ul étalait ses jolis volumes, prés sidi uit l'examen, et distribuait les ré :ompenses éc outait en sou: tar les CO: \plime nts, donnait quelques ‘bons LOST S et s’en revenait après plu sieurs heurcs de séance, heureux et conter it d'avoir fait des heul'e UX
Une de ses plus gr andes consolations fut dé recevoir et de loger au séminaire, pendant tout son £éjour à Montréal, en 1853, le nonce anost lique, Mgr Bédini, envoyé par Pie IX, pour
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visiter les églises d'Amérique. Ille reçut avec | toute là vénération due à l'envoyé du Saint | siège, et se fit un devoir de l'accompagner dans
outes 8es courses, Aussi l'éminent personnage | conserva-t-1l un doux souvenir de son RéJour à
Salut-Sulpiee, et de retour à Rome, il ex témoi-
gui SA reconnaissance par l'envoi de Hiagnii
ques présents adressés au supérieur du sémi-
naire,
Deere ASTREÉ- Sernan corenre
M, BILLAUDÈLE.—L'ANNÉE DU FVPHUS
Au milieu des travaux et pour tempérer les consolation, vinrent se mêler de cruel épreuves, qui affectèrent profondément l'âme scnsible de M. Billaudèle. Hn 1847, ce fut le
typhus qui lui enleva plusieurs de ses confrères,
Sept à huit cents andals partis d'Anvle.
terre, attaqués du typhus pendant la traversée, arrivés en Canada, avaient été mis en quarantaine à la Grosse-Isle, en bas de Québec: mai
peine convalese ents on les dirisea sur Montréal. Ils y arrivèrent au commencement de juin, et furent entassés pêle-mêle dans deux hôpitaux installés à la hâ te, à la pointe Saint- Charles.
C'était un triste spectacle que la vue de ces hommes, de ces femmes et enfants, piles charnés, malades et mourants, confondus en:semble, tre ts de pluie, tremblants de froid exténués de mi et de faim, couchés sur un peu de paille, et ap plug 8 prompt remède à leurs maux,
Jà, s'ouvrait un nouveau champ, fertile pour le dévouement, mais fécond en diff l'administration de la vasie paroisse de Mon tréal. Comment organiser un service régulier pour ce sureroît subit de toute une population nouvelle en détresse ? Incontinent, par ordre
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du supérieur, le collège de Montréal est soudaiï. nement fe ee et tous les directeurs et professeurs appelés à Ia paroisse pour venir en aide
au clergé ordinaire. Une station est établie dans les sheds à la pointe Saint-Charles, au milieu même du foyer de la maladie.
Les premiers de tous les prêtres du séminaire envoyés là furent le vénérable M, John Richard !, âgé de 60 ans, et M. EE, Picard, De. puis de longues années, M. Richard était chargé en chef de la desserte de la congrégation irlan. daise, ÆEnvironné qu'il était de la con£ance et de la vénération publiques, ce digne prêtre parut
1. M.J9. Richard, américain d'origine, né dans le protestantisme, était venu à Montréal en 1807, dans l'in tention de prêcher et de convertir à sa secte le clergé 3e Montréal qu'il savait le principal soutien de la reli. gion catholique en Canada. Pour aller plus sûrement à son but, il s'adressa directement au supérieur du séminaire, le vénérable M, J. Auguste Roux; mais c'était là que Dieu l’attendait pour éclairer cet esprit juste et ce cœur plein de droiture et de bonne foi. Instruit, convaincu et pénétré par les sages et savantes instruc tions qu il reçut de M Roux, il ouvrit les yeux à la ver: it6, ab); ura ses erreurs, et par le même motif de zèle qui l'avait emmené en Canada, il demanda à enrer dans l’état ecclés sfastique et devint par son savoir,
haute piété, l'admirable douceur de son caractère,
la po litesse CU se de ses manières, un modèle du rgé du pays et un des membres les plus distingués séminaire de Montréal. Il s'attac ho. tellement à la versonne de M. Roux, que, quand celui-ci, dans ses dernières rs dut par l’ordre du médecin aller
faire un voyage en Europe en 1826, on ne crut pas devoir les sép arer. Revenus en Canada, en 1828, M. J. Richard p rod gua au vénérable infirme jusqu’à sa
mort, arrivée le 7 avril 18 331, les soins les plus tendres et les plus affectueux.
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au milieu de ce peuple de malades comme un envoyé de Dieu. Dès son arrivée, il pénétra de respect pour sa personne, tous les agents de ls commission sanitaire composée en grande partie d'officiers anglais protestants, Bientôt, sur ses représentations inspirées par la haute prudence qui le caractérisait, tout le service des malades fut organisé aussi bien que les cir-
constances exceptionnelles où l'on se trouvait pouvaient le permettre,
À cette époq ue, Mgr Bourget venait d'arriver de son second voy age de Kome Sa Grandeur et son vénérable . adjuteur a] èrent eux-mêmes en personne sur Le théâtre de la maladie, et l'on! sait que Mgr Ch. Prince fut atteint de la contagion d’une manière très grave, IL eut toutefois le bonheur d'en relever.
D'autres prêtres de l'évêché, eurent l'honneur de faire le même service, entre autres M. Rey,
rêtre français, âgé de 60 ans, qui fut victime de son dévouement.
Mais na la maladie s'étendant dans la ville, et le service ordinaire dève nant de plus en plus difficile, et enfin les prêtres eux-mêmes ayant été on grand nombre atteints du fléau, où se vit dans l'obligation de demander ailleurs un secours devenu nécossaire, C’est alors que M. Billaudèle s'adressa aux RR, PP. Jésuites, et cette société envoya immédiatement de New York six de ses membres, savoir: les RR, PP.
Driscoll, Mignard, Dumerlo, Duranquet, Ferrard et Schienaki Ces religieu: x) logés au séminaire, se mirent à travailler, de concert avec les messieurs de la parois se, et vaquèrent avec eux au service de jour et de nuit sur tous les points de la ville. Ce service ainsi organisé fonctionna
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pendant la plus grande partie de l'été que sévit ja maladie.
Mais ce n'était pas impunément qu'on pouvait affronter le fléau alors dans toute sa force ;
mbre de prêtres furent bientôt atteints: au séminaire, MM. Morgan, Caroft, P. Richard, J. Richard, le sque ls devaient tous succomber,
D'autres prêtres du séminaire furent adjoints à M.J. Richard, entre autres MM. A, de Charbonnel, Pierre Richard, H. Prévost, Connolly, etc. Plusieurs de ces messieurs furent frapnés de la contagion et conduits aux pre du tom-
beat. Voyant que les commissaires du gouver-
nement ne an se procurer même à prix
d AE it aucuns garde-malades, ils suggérèrent l'idé peler à leur secours les sœurs do l'hôpits di ;
La de sy: int été faite, M. Billaudèle en compagnie de M. Connolly, alla lui-même faire a PP elà la charité de ces bonnes religieuses, qui toutes s’offrirent pour affronter le fléau et soigner les malades, Dès le lende main, 2 juin, huit religieuses, assistées .de cinq femmes de service, 8e rendirent aux sheds à pied, sous une pluie battante, et à travers des chemins déioncés, boueux et presque impraticables.
Les commissaires du Conan les ac-
uelil ürent avec reconnaissance et leur confièrent Lértéen nce et l'administration des hôpitaux, leu doinan: tout ce qu'elles demandaient pour l'assistance des malades, et qu'il était en leur pouvoir d'accorder
Dès le premier jour, les sœurs de la Congrégution ieur envoyèrent les principales provisons dont elles avaient besoin; cette charité fut imitée par plusieurs personnes généreuses.