‹ Vie de Mahomet d'après la traditionChapitre 8 sur 89 · III. — Wâckidi · texte numérisé non relu

III. — Wâckidi

W^âckidi naquit à Médine en l'an i3o et mourut l'an 207 de l'Hégire. Il écrivit exclusivement sous les Abassides, à la cour desquels il vécut quelques années, et qui lui donnèrent le poste de Gadi d'un quartier de Bagdad. D'une érudition peu commune, il a laissé plusieurs ouvrages estimés : Le Ktab de la Redda; L'Apostasie des Arabes après la mort de Mahomet; La Défaite du faux prophète Museilama. Il s'aida des travaux de plusieurs auteurs. Son col-

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laborateur le plus assidu et le plus savant lut son secrétaire.

De ses nombreux ouvrajçes, un seul est parvenu jusqu'à nous; c'est le Maghâsi, ou l'Histoire des guerres du Prophète. Heureusement, Mobammeci- Ibn-Saad, babituellement désigné par l'appellation de « secrétaire de Wàckidi », nous a transmis la substance de ses autres travaux dont il possédait la collection complète. H fut en eflet, pendant im certain temps, son secrétaire. H a composé un excellent ouvrage en i5 volumes sur les différentes classes des compagnons de Mahomet et les successeurs, qui contient aussi l'histoire des Khalifes jusqu'à son temps. Les écrivains postérieurs louent fort ses talents, sa probité et la discussion approfondie qu'il a faite des autorités, à l'appui de chaque tradition qu'il rapporte. H est reconnu universellement pour un écrivain véridique et méritant toute confiance. Il mourut à Bagdad lan 23o de l'Hégire.

n ne reste de lui que le premier des quinze volumes de son œuvre qui avait pour litre : « Le premier volume {àe la grande Histoire composée) par l'Imam El-Hàfiz, Ibn-Mohamed-ben-Saad , secrétaire de Wûckidi. » Nous désignerons cet ouvrage par ce titre : « le secrétaire de Wàckidi. » Les traditions multiples concernant chaque fait séparément sont juxtaposées et opposées l'une à l'autre avec les noms ou la cliaîne des noms des narrateurs de chaque version ; quelquefois, mais rarement, l'auteur donne son opinion sur leur probabilité relative.

Wàckidi était de la secte d'Ali; malgré cela, on n'a aucune raison pour mettre en doute son impartialité. D'après le D'^ Sprcnger, on ne trouve chez lui trace d'aucune altération volontaire de la vérité, ni d'aucune fraude pieuse. Une rapporte qu'un petit

nombre de miracles, et encore sont-ils facilement explicables. Il était complètement sincère, sinon complètement éclairé.

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