AVANT-PROPOS
s’est écoulée sous mes yeux. Cette considération leur a fait oublier mon grand Age et mon insuffisance à remplir dignement une pareille tâche. J’ai dû l’oublier moi-même pour me conformer à leur désir, et je me suis dit, dans mon humble médiocrité, ce que le grand historien latin se disait autrefois, que « mon livre trouverait dans le sentiment qui l’a dicté sa recommandation ou son excuse. »
Il est de mon devoir d’ajouter que les princes, en mettant à ma disposition tout ce qu’ils possèdent de documents propres à m’aider dans mon travail, m’ont laissé, dans l’usage que j’avais à en faire, une complète indépendance. Je puis donc protester en toute sincérité devant le public qu’aucun d’eux n’a eu connaissance de cet