‹ Vie de Marie-Amélie reine des FrançaisChapitre 25 sur 98 · Celle où périt en 1263 le célèbre Simon de Mon (fort · texte numérisé non relu

Celle où périt en 1263 le célèbre Simon de Mon (fort

LE PALAIS-ROYAL

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Une course fort intéressante à Portsmouth et dans nie de Wight donna à la curiosité de ses yeux et de son esprit une dernière satisfaction, après quoi le calme recueillement de la vie de Twickenham recommença pour l’automne et pour l’hiver.

L’ordonnance du 5 septembre 1816 avait pendant ce temps amené en France un changement assez considérable dans la marche du gouvernement. L’esprit de modération avait prévalu sur l’esprit de violence dans les conseils de Louis XVIII, la Chambre de 1815 avait été dissoute ; Paris n’était plus ce volcan enflammé dans lequel la duchesse tremblait de voir son mari se hasarder. Les amis du prince ne cessaient de lui écrire que le moment était venu pour lui d’y retourner. Mais outre qu’il lui convenait d’attendre, et de voir plus clair qu’il ne le faisait encore dans la situation des affaires publiques, il ne voulait rentrer au Palais- Royal qu’après l’entier achèvement des travaux qu’il y avait ordonnés pour en rendre l’habitation digne et commode ; il tenait de plus à cè que fût terminée une négociation entamée dès 181/i entre l’administration de ses biens et celle de la liste

comte de Leicester, l’introducteur des communes dans le parlement britannique. C’est à Evesham que se trouve la station du chemin do fer qui conduit aujourd’hui à Wood-Norton, habitation de M. le duc d’Aumale dans le Worceslershire.

civile. Il s’agissait de l’échange du château de Neuilly, qui était entré dans le domaine de la couronne, contre les écuries de Chartres, appropriées au service du roi, quoiqu’elles appartins-^ sent à la maison d’Orléans. Les bases de cet échange ne furent arrêtées qu’au commencement du mois de mars 1817 1 ; ce fut alors seulement que le duc d’Orléans, de Paris où il se trouvait depuis trois semaines, put écrire à la princesse que le roi lui donnait définitivement Neuilly, et lui avait gracieusement exprimé le désir qu’elle y fît ses couches *. Elle en tressaillit d’aise, et tout se prépara dès lors pour le retour en France. Il y eut à faire de longs adieux , quelques-uns accompagnés d’une vive émotion ; il y eut à attendre que la princesse Marie d’abord^ puis Mademoiselle, toutes deux tombées malades, fussent en état de supporter le voyage ; il y eut enfin, la semaine sainte étant arrivée, à en remplir les devoirs. Mais le 8 avril, rien n’empêcha plus qu’on se mît en route. « Au milieu de deux rangées d’habitants de Twickenham qui nous souhaitaient toutes sortes de bonheur, écrit la duchesse, nous sommes par-

1. La sanction légale ne fut donnée à cet échange que par un vote des Chambres du mois de juillet 1819.

“2. Elle était grosse de madame la princesse Clémentine, née à Neuilly le 3 juin 1817.

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tis, et je n’ai pu quitter sans un serrement de cœur ce paisible séjour, où nous avons passé deux ans tranquilles, loin du monde et de ses intrigues. »

On arriva le 15 au Palais-Royal.

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