CHAPITRE II
Voyage à Vienne de Marie-Caroline avec ses filles et le pliis jeune de ses fils. — Débarquement à Livourne : la reine y reçoit l’avis trompeur de la victoire des Autrichiens à Marengo; cruel démenti donné le lendemain à cette nouvelle. — Impossibilité de gagner Venise, où elle devait s’embarquer. — Elle se rend par terre à Ancône, et, débarquée à Trieste, n’arrive à Vienne qu’après un voyage de plus de deux mois. — Joie de la princesse Amélie de retrouver ses deux sœurs mariées dans la famille impériale. — Elle commence à écrire régulièrement son journal. — Ses habitudes pieuses et studieuses ne sont point interrompues à Vienne. — La paix de Lunéville, quoique ruineuse pour l’Autriche, permet â la cour quelques divertissements, auxquels la princesse prend part avec l’entraînement de son âge. — Sentiment d'affection universelle qu’elle inspire à la famille impériale; sentiment particulier de l’archiduc Antoine pour elle. — Spectacle intéressant que lui donnent l’ouverture de la diète de Presbourg et la réception de l'archiduc Charles comme chevalier de l’ordre Teutonique. —Pèlerinage de Maria Zell. — La paix d’Amiens achève de dissiper les ambitieuses illusions de Marie-Caroline, et décide son retour à Naples.— Tristes adieux de Schônbrttnn; débarquement à Manfredonia. ... 24