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‘ Le clergé, y compris les enfants de chœur, était bien de cent cinquante personnes, dit l’annaliste des ursulines ; tous les curés de trente lieues à la ronde s'étaient rendus à Québec, et les religieux s'étaient joints au cortège. Jamais on n'avait vu en ce pays de convoi de pompe funèbre semblable. Aussi était-ce la pompe funèbre du saint premier évêque de la Nouvelle-France.”
* Puis elle ajoute: ‘On ne doute pas que, dans la suite, Notre-Seigneur ne manifeste les trésors de grâces qu’il a répandus dans l’âme de ce saint évêque, d'autant plus qu’il a caché ses plus belles actions, par amour pour la solitude et la vie cachée et abjecte 1. ”
Le :orps fut inhumé dans la cathédrale, au défaut de la chapelle du séminaire, qui n’était pas encore reconstruite.
La première oraison funèbre fut prononcée, le jour même de la sépulture, par M. Glandelet, vicaire général, et doyen
du chapitre. Ce fut lui aussi qui chanta le service et
donna l’absoute.
Le quatre juin suivant, itième jour du décès, M. de la Colombière prononça, dans la cathédrale, une autre craison funèbre ?, dans laquelle il faisait ressortir les vertus éminentes dont la vie du prélat n'avait été qu’un tissu admirable et achevé.
‘ Il aurait été à souhaiter, dit-il, qu’un évêque de © caractère eût été immortel. Il est ::ort ôgé de quatre-
1— Les Ursulines de Québec, t. IT, p. 31.
2 — C'est cet Eloge funèbre qui est souvent cité dans le cours de cet ouvrage.
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