‹ Vie de Mgr de Laval [microforme]Chapitre 100 sur 163 · RQ LS RDS OU EM DR AS · texte numérisé non relu

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unité spirituelle que désirait tant Notre-Seigneur: ‘ {# sint unum, sicut et nos unum sumus 1.” Admirable conception, œuvre sublime, dont la hauteur et la perfection nous étonnent. De même que Mgr de Laval, dans les luttes prolongées et suutenues de son administration, fit éclater, comme nous l’avons vu, la qualité maîtresse de son caractère, la force; on peut dire que, dans la fondation du séminaire de Québec, il donna la mesure de sa vaste intelli. gence, de la profondeur de ses vues, et de la sagesse de ses plans de gouvernement.

Cet illustre disciple du P. Bagot et de M. de Bernière: avait connu la puissance créatrice des associations ; il avait vu ce que peuvent acquérir de force des âmes bien trempées, qui se réunissent, s’encouragent lcs unes les autres, et se répandent ensuite, comme la vapeur longtemps comprimée, pour exercer leur zèle. Il voulut modeler sur ces associations vout le clergé de la Nouvelle-France, et lui inculquer l’esprit de dévouement et de piété dont il s'était pénétré lui-même à Caen et à Paris.

Dans l’idée du prélat, le séminaire de Québec devait être non seulemeri la grande pépinière de ses prêtres, le lieu de formation, de culture, de développement spirituel de ses ecclésiastiques, mais encore le quartier général où il pourrait choisir, à un moment donné, les officiers dontil aurait besoin pour desservir son immense diocèse. C'était aussi la maison de refuge où ces ouvriers apostoliques

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Chaque prêtre devait considérer le séminaire comme sa

maison ; et il avait la consolation, quelque éloigné qu'il fût de Québec, quelque délaissé qu'il se trouvât au milieu des forêts, de pouvoir se dire, en pensant au séminaire, d'où il était parti: ‘ Hæc requies meal. Voilà le lieu de mon repos. ” C’est là que je trouverai la subsistance quand je n'aurai plus rien à manger, que j'irai me reposer quand je serai malade, que j'irai mourir au milieu de mes frères, quand je sentirai le déclin de mes jours approcher.

Telle fut la conception de Mgr de Laval. A peine eut-il terminé sa première visite pastorale, qu’il comprit la grandeur de sa tâche, et le peu de moyens # sa disposition. Il

savait confié aux jésuites la charge hororable et périlleuse d'aller au loin évangéliser les tribus sauvages, réservant pour son clergé séculier les missions françaises disséminées sur les bords du Saint-Laurent.

Mais ces prêtres missionnaires, qui pourvoirait à leur subsistance dans des endroits si nouveaux et si distants les uns des autres? Le pauvre colon avait à peine de quoi vivre lui-même ; comment pourrait-il suffire à l'entretien de ses prêtres ? Ce n’est pas de sitôt que l’on pourrait songer

1 — Ps. CXXXI, 14.

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364 e VIE DE MGR DE LAVAL

à la création de paroisses subsistant par elles-mêmes, et organiser dans la Nouvelle-France une Eglise à l'instar des diocèses de l’Europe.

Quels sont d’ailleurs les prêtres de l’ancien monde, même les plus zélés et les plus fervents, qui consentiraient à venir en Amérique, avec la perspective de passer des années, non pas seulement au milieu des plus grandes privations, mais dans l'isolement le plus complet, sans aucune assurance de secours en maladie et sur leurs vieux jours? Mgr de Laval comprit qu’il lui fallait un clergé formé sans doute aux plus grands sacrifices, mais en même temps assuré du lendemain, et appuyé sur une organisa tion puissante, sur un séminaire, où tout fût en commun, les joies comme les peines, les biens comme les privations, les mérites, les prières et les souffrances.

Il imagina donc que ses prêtres séculiers feraient partie d’un séminaire, ou plutôt que son ciergé, ce serait son séminaire lui-même. Dans ce séminaire, on vivrait comme des frères, sous la direction de l’évêque ou d’un supérieur. Tous les biens seraient en commun, et chacun pratiquerait le plus parfait esprit de désappropriation. On se tiendrait toujours prêt à faire ce qui serait jugé nécessaire pour les besoins de l’Eglise, soit pour la formation des ecclésiastiques, soit pour la desserte des missions.

Le séminaire subviendrait aux besoins de tous, en santé comme en maladie. Il pourvoirait aussi à toutes les exigences du culte, des églises, des missions, et suppléerait à l'insuffisance et à la pauvreté de la colonie. Les mission:

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les exercices de la vie spirituelle; ils seraient toujours assurés d’y trouver, en maladie et à la mort, un lieu de refuge, de paix et de consolation,

On raconte qu’il y a en Hongrie de grandes associations agraires ou familles patriarcales, appelées zadrugas. ‘‘ La radruga, dit M. de Laveleye, constitue une personne civile, comme une fondation. Elle a une durée perpétuelle. Elle peut agir en justice. Ses membres associés n’ont pas le droit de demander le partage du patrimoine, ni d’en vendre ou hypothéquer une part indivise. A la mort du père et de la mère, les enfants n’héritent pas, sauf de quelques objets mobiliers. Ils continuent à avoir leur part des produits du domaine collectif, mais en vertu de leur droit individuel et comme membres de la famille perpétuelle. Celui qui quitte sans esprit de retour, perd ses droits.

‘ L'administration, tant pour les affaires intérieures que pour les relations extérieures, est confiée à un chef élu,

| qui est ordinairement le plus âgé ou le plus capable. On

l'appelle starechina, l'ancien. Le Starechina règle l’ordre des travaux agricoles, vend et achète : il remplit exactement le rôle de directeur d’une société anonyme, ou plutôt encore d’une société corporative ; car les zadrugas sont de tout point des sociétés corporatives agricoles, ayant pour lien, au lieu de l'intérêt pécuniaire, les coutumes séculaires et les affections de la famille 1.”

C’est précisément une grande famille patriarcale de ce genre que Mgr de Laval voulait faire de tout le clergé du

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1— Le Correspondant, 1886.

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Canada. Et, comme pour les zadrugas de la Hongrie, ce n’était pas l'intérêt pécuniaire qui devait être le lien de la société, mais plutôt l'affection de la famille ecclésiastique, le zèle pour le salut des âmes et le dévouement à l’Eglise du Canada.

Cette idée, le prélat ne se contenta pas de la concevoir, il voulut la réaliser. Se trouvant à Paris, au printemps de 1663, il profita des bonnes dispositions du roi pour procéder à la fondation de son séminaire. Les circonstances étaient favorables: le séminaire des Missions étrangères se formait, et les fondateurs, anciens confrères et amis de l’évêque, lui promettaient leur concours. Le roi, de son côté, lui avait donné l'assurance qu’il le ferait nommer évêque de Québec, et il avait même déjà doté son évêéché.

Ce fut le 26 mars 1663 que le vicaire apostolique, désigné par le roi pour l'évêché futur, rendit à Pa'is son ordonnance pour l'établissement d’un séminaire épiscopal à Québec.

Dans ce mandement, il s’appuie tout d’abord sur le saint Concile de Trente, qui ordonne le rétablissement des séminaires pour former les ecclésiastiques aux vertus et aux sciences convenables à leur état, et sur l'exemple de saint Charles Borromée, qui, aussitôt après le concile, en mit à exécution les ordonnances, et rendit bientôt à son clergé son ancienne splendeur. Puis il exprime la confiance que ce moyen si efficace pour réformer le clergé ne le sera pas moins pour créer un clergé nouveau, nécessaire aux besoins de son Eglise naissante.

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‘“ Les saints conciles, dit-il, et celui de Trente particulièrement, pour remettre efficacement la discipline ecclésiastique dans sa première vigueur, n’ont rien trouvé de plus utile que d’ordonner le rétablissement de l'usage ancien des séminaires, où l’on instruisait les clercs dans les vertus et les sciences convenables à leur état. L’excellence de ce décret s’est fait voir par une expérience toute sensible, puisque le grand saint Charles Borromée, qui l'exécuis le premier, bientôt après ce concile, et plusieurs évêques qui ont suivi son exemple, ont commencé de

redonner au clergé sa première splendeur, particulière-

ment en France.

Ce moyen si efficace pour réformer la conduite ecclésiastique dans les lieux où elle s'était affai-

blie, nous a fait juger qu’il ne serait pas moins utile pour l'introduire où elle n’est pas encore, qu’il l’a été dans les premiere sièeles du christianisme.”

Puis il procède immédiatement et sans autre préamibule i l'établissement de son séminaire :

#“ À ces causes, dit-il, considérant qu'il a plu à la divine

| Providence nous charger de l’Eglise naissante du Canada,

et qu’il est d’une extrême importance, dans ces commencements, de donner au clergé la meilleure forme qui se pourra pour perfectionner des ouvriers, et les rendre capables de cultiver cette nouvelle vigne du Seigneur, en vertu de l'autorité qui nous a été commise, nous avons érigé et érigeons dès à présent et à perpétuité, un séminaire pour

servir de clergé à cette nouvelle Eglise. ”

Voilà bien l’idée de Mgr de Laval: son séminaire ne

doit pas être seulement une maison d'éducation ou de for-

368 VIE DE MGR DE LAVAL mation ecclésiastique ; il doit avant tout servir de clergé à cette nouvelle Eglise, il doit être le clergé lui-même.

‘ T1 sera conduit, ajoute-il, et gouverné par les supérieurs que nous ou les successeurs évêques de la Nouvelle-France

y établiront, en suivant les règlements que nous dresserons à cet effet.” L’intention du prélat était de faire de toutson clergé comme une petite république, dont l’évêque serait le directeur, une famille, dont il serait le père. Aussi appelait-il son séminaire {a sainte famille des Missions étrangères. Il le mit en effet sous la protection de la sainte Famille, et lui recommanda de prendre pour modèles Jésus, Marie et Joseph.

Le prélat développe ensuite d’une manière précise le but de son séminaire :

“On élèvera, dit-il, et formera les jeunes clercs qui paraîtront propres au service de Dieu, et auxquels, à cette fin, l’on enseignera la manière de bien administrer les sacrements, la méthode de catéchiser et prêcher apostoliquement, la théologie morale, les cérémonies, le plainchant grégorien, et autres choses appartenant aux devoirs d’un bon ecclésiastique ; et en outre, afin que l’on puisse, dans le dit séminaire et clergé, former un chapitre qui soit composé d’ecclésiastiques du dit séminaire, choisis par nous et les évêques du dit pays qui succèderont, lorsque le roi aura eu la bonté de le fonder, ou que le dit séminaire, de soi, aura le moyen de fournir à cet établissement par la bénédiction que Dieu y aura donnée.

‘ Nous désirons que ce soit une continuelle école de vertu et un lieu de réserve, d’où nous puissions tirer des

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sujets pieux et capables, pour les envoyer, à toutes rencontres, et au besoin, dans les paroisses, et tous autres lieux du dit pays, afin d’y faire les fonctions curiales et autres, auxquelles ils auront été destinés, et de les retirer des mêmes paroisses et fonctions, quand on le jugera. à propos, nous réservant pour toujours et aux successeurs évêques du dit pays, comme aussi au dit séminaire par nos ordres et les dits sieurs évêques, le pouvoir de révoquer tous les ecclésiastiques qui seront départis et délégués dans les paroisses et autres lieux, toutefois et quantes qu'il sera jugé nécessaire, sans qu’on puisse être titulaire et attaché particulièrement à une paroisse, voulant au contraire qu’ils soient de plein droit amovibles, révocables et destituables à la volonté des évêques et du dit séminaire par leurs ordres conformément à la sainte pratique des premiers siècles, suivie et conservée encore à présent en plusieurs diocèses de ce royaume.” |

Trois œuvres principales se détachent de ce mandement, comme le glorieux apanage du séminaire de Québec:

Il y a d’abord l’œuvre propre à tout séminaire, la formation des ecclésiastiques et la préparation du clergé aux vertus sacerdotales. Il y a ensuite la création d’un chapitre, que l’évêque de Pétrée considéra toujours comme si importante dans un diocèse bien organisé; il voulait trouver les éléments de ce chapitre dans son séminaire, lorsque le roi aurait pourvu à sa dotation, ou que le séminaire lui-même pourrait en faire les frais. Il y a enfin ce qui, dans les

L'intentions de Mgr de Laval, était l’œuvre par excellence

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du séminaire, son œuvre vitale : le séminaire ne devait pas être seulement une continuelle école de vertu, maïs aussi un lieu de réserve, d'où il pût tirer les sujets dont il aurait besoin pour l’administration de son diocèse, et où il püût les renvoyer quand il le jugerait à propos.

Toutes les cures sont unies au séminaire ; mais elles sont toutes amovibles. Le prélat pose ici nettement et catégoriquement la question de l’amovibilité des cures. Dans ses procédés, il n’y a ni hésitations, ni détours. Il ne cherche pas à tromper le souverain, à qui il va soumettre son mandement. Pour lui, dans l’état actuel de la Nouvelle-France, il ne peut être question de cures fixes: les curés doivent être de plein droit amovibles, révocables à la volonté de l’évêque; et, comme il convient à un prélat digne de la primitive Eglise, il s'appuie toujours, dans ses ordonnances, sur ‘‘la sainte pratique des premiers siècles.”

La question était clairement posée. Elle fut ainsi comprise par le souverain, qui approuva, quelques jours plus tard, le mandement de Mgr de Laval. Lorsque dans la suite la même autorité vint réclamer l'établissement de cures fixes, ce ne fut pas Mgr de Laval qui fit preuve de versatilité et d’inconséquence ; ce fut l’autorité royale qui se trouva, au moins en apparence, en contradiction avec elle-même.

Le séminaire de Québec ayant été investi de toutes les cures, devait aussi en avoir les revenus. Aussi, dansle

même mandement, le prélat établit les dîmes dans la

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Nouvelle-France, et les attribue tout entières au séminaire, à certaines conditions qu’il énonce très expressément :

‘D'autant qu'il est absolument nécessaire, dit-il, de pourvoir le dit séminaire et clergé d’un revenu capable de soutenir les charges et les dépenses qu’il sera obligé de faire, nous lui avons appliqué et appliquons, affecté et affectons dès à présent, et pour toujours, toutes les dîmes de quelque nature qu’elles soient, et en la manière qu’elles seront levées dans toutes les paroisses et lieux du dit pays, pour être possédées en commun et administrées par le dit séminaire, suivant nos ordres et sous notre autorité, et des successeurs évêques du pays, à condition qu’il fournira la subsistance de tous les ecclésiastiques qui seront délégués dans les paroisses et autres endroits du dit pays, et qui seront toujours amovibles et révocables au gré des dits évêques et séminaire par leurs ordres; qu’il entretiendra tous les dits ouvriers évangéliques, tant en santé qu’en maladie, soit dans leurs fonctions, soit dans la communauté, lorsqu'ils y seront rappelés; qu’il fera les frais de leurs voyages, quand on en tirera de France, ou qu’ils y retourneront, et toutes ces choses suivant la taxe qui sera faite par nous et les successeurs évêques du dit pays, pour obvier aux contestations et aux désordres que le manque de règle y pourrait mettre. ”

Le séminaire de Québec recevait donc toutes les dîmes ; mais il était obligé de faire vivre et d'entretenir tous les prêtres chargés de desservir la colonie. Il pourvoyait à leurs besoins, tant en santé qu’en maladie ; il faisait même

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les frais de voyage de tous ceux qu’on était obligé de faire venir du visux monde.

Pour enlever aux fidèles jusqu’au soupçon que le séminaire voudrait s'enrichir avec le surplus du revenu des dîmes, l’évêque de Pétrée en fixe l'emploi d’une manière précise :

‘ Comme il est nécessaire, ajoute-t-il, de bâtir plusieurs églises pour faire le service divin et pour la commodité des fidèles, nous ordonnons (sans préjudice néanmoins de l'obligation qu'ont les peuples de chaque paroisse de fournir à la bâtisse des dites églises) qu'après que le dit séminaire aura fourni toutes les dépenses annuelles, ce qui pourra rester de son revenu sera employé à la construction des églises, en aumônes et en autres bonnes œuvres pour la gloire de Dieu et pour l'utilité de l'Eglise, selon les ordres de l’évêque, sans que toutefois nous ni les successeurs évêques du dit pays en puissent jamais appliquer quoi que ce soit à nca usages particuliers, nous Ôtant même et aux dits évêques la faculté de pouvoir aliéner aucun fonds du dit séminaire en cas de nécessité, sans l’exprès consentement de quatre personnes du corps du dit séminaire et clergé, savoir, le supérieur, les deux assistants et le procureur. ”

Tel est ce mandement de l’érection du séminaire, où l’on ne sait ce qu’il faut le plus admirer, des paroles de désintéressement héroïque qui le terminent, de la précision avec laquelle sont tracés tous les détails de cette grande organi-

sation, ou de l'esprit général de sagesse qui respire dans

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On a reproché à Mgr de Laval d’avoir établi au Canada un système de cures tout à fait en dehors de la pratique et des usages ordinaires de l'Eglise. Mais, d’abord, il ne fit rien, nous l’avons vu, sans l'approbation expresse du roi. Puis, il exposa tout au souverain pontife, et n’en reçut pas un mot de blâme.

‘ J'ai établi, écrivait-il au saint-siège, dans cette Eglise du Canada, un séminaire, où l'on forme à la discipli:2 ecclésiastique les jeunes canadiens qui doivent être promus au sacerdoce. J'en ai confié le soin et le gouvernement à six prêtres qui travaillent avec zèle et succès à cette belle œuvre, dont j'attends, avec la grâce de Dieu, beaucoup de fruits de salut. J'ai réussi, à force de travail et d'industrie, À assurer à ce séminaire un revenu suffisant pour le faire subsister, en y ajoutant celui des paroisses, que j’ai toutes unies au séminaire. Le roi a tout confirmé de son autorité souveraine... ??

Il ajoute plus loin : ‘J'ai établi mon domicile dans mon séminaire ; il y a là avec moi huit prêtres, que j’envoie, suivant les besoins, et à ma discrétion, dans les différentes missions de mon vicariat, ou que j’occupe sans relâche à d’autres fonctions ecclésiastiques 1, ”?

Qu'était, d’ailleurs, l’organisation du séminaire et C1 clergé établi par Mgr de Laval, sinon quelque chose d’absolument analogue à celle des clercs séculiers, formés autrefois en Allemagne par le vénérable Holzhauzer, et qui

1 — Informatio de statu Ecclesie, 1664,

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