RD ER SN PE EEE EE
Mgr de Laval; mais lorsqu'il demanda plus tard son pro. pre rappel à la Cour, illui échappa de dire: ‘‘ Si je voulais laisser l'Eglise sur le pied d'autorité que je l’ai trouvée, j'aurais moins de peine et plus d'approbation ” 1,
Paroles significatives, qui prouvent en même temps et les mauvais desseins de cet intendant, et la noble énergieavec laquelle le prélat maintenait les droits de l'Eglise, ainsi que l’influence politique qui lui avait été attribuée pour le bien de la colonie.
Au commencement de chaque année, le gouverneur reconstituait le Conseil ; mais il ne le faisait pas sans le concours de l’intendant et de l’évêque : l’édit royal de 1602 était ainsi exécuté. Le 13 janvier 1670, Mgr de Laval fut empêché par la maladie de prendre part à la séance où furent nommés les conseillers ; mais son absence et son consentement à la nomination furent consignés au procès verbal.
Il partit pour la France, dans l’automne de 1671 ?, em. menant avec lui son grand vicaire M. de Lauson-Charny, et laissant l'administration de son vicariat apostolique À MM. Dudouyt et de Bernières.
MM. de Courcelle et Talon y retournèrent eux-mêmes
1 — Langevin, Notice biographique, p. 70.
2 — Il assista au Conseil pour la dernière fois le 4 octobre, et ny avait pas assisté depuis le 4 février, peut-être par prudence, afin dené pas empirer ses relations avec le gouverneur et l’intendant.
C’est à cette séance du 4 février 1671, qu'un homme fut condamné à avoir une fleur de lis marquée au fer rouge sur la joue, et à la peine du carcan pendant une demi-heure, ‘‘ pour avoir mal parlé de la royauté.” (Conseil Souverain, t. T, p. 644.)
tard son pro:
* Si je voulais Vai trouvée, 1 ») 1,
e temps et les e énergieavec PEglise, ainsi ribuée pour le
> gouverneur t pas sans le t royal de 1662 r de Laval fut la séance où bsence et son és au procès
le 1671 ?, emuson-Charny, apostolique À
t eux-mêmes
octobre, et ny
lence, afin dené
dant.
e fut condamné e, et à la peine
mal parlé el
De MY
l'année suivante. L’intendant ne fut pas remplacé, pour le moment ; M. de Courcelle le fut par le comte de Frontenac.
Nous verrons plus tard les rapports de Mgr de Laval avec ce gouverneur, l’un des plus distingués que la France ait envoyés au Canada.
Nous comparerons l’œuvre de Frontenac avec celle du premier évêque de Québec ; nous verrons que Mgr de Laval continua à jouir de la confiance-royale, que l’édit de 1675, loin de diminuer son influence politique, consacra, au con-
| traire, sa position et sun prestige au Conseil, etque le pieux
prélat ne cessa d’en profiter pour assurer, dans la mesure de ses forces, tout ce qui pouvait intéresser le bien de la colonie.