‹ Vie de Mgr de Laval [microforme]Chapitre 152 sur 163 · RS RTE EN SE · texte numérisé non relu

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äl ferait tout pour eux. Je crois que c’est la vocation de M.

«le Laval, et il me semble qu’il s’'acquitterait assez bien de

-8es obligations de chanoine !. ”

Le neveu de Mgr de Laval devint en effet chanoine, puis grand vicaire du célèbre archevêque de Cambrai, et mourut

évêque nommé d’Ypres.

Mais revenons à l'oncle, que le neveu nous a fait un peu Oublier. Nous ne savons à quelle date lui arrivèrent à Paris les bulles, datées du premier octobre 1674, qui le anommaient évêque de Québec. A peine les eut-ils reçues, «qu’il ne songea plus qu’à aller prendre possession au plus

tôt de sa chère Eglise du Canada.

Il ne pouvait le faire, cependant, avant le printemps de d’année suivante. Obligé de passer l'hiver à Paris, il en

,profita pour régler plusieurs affaires qui intéressaient son

+ nouveau diocèse.

Il s’embarqua pour le Canada vers la fin de mai 1675, et n’arriva à Québec qu’au mois de septembre, après une Il amepait avec lui

-absence de près de quatre ans.

M. Glandelet, qui devait être l’un des prêtres les plus dis-

tingués de son séminaire.

le Lésay. Elle eut de ce premier mariage un fils unique, Guy-André

le Laval, marquis de Lésay et de Magnac, qui n'avait que huit mois à Aa mort de son père, en 1686. Ce marquis de Laval épousa Marie-Anne le Turménies, veuve du marquis de la Rochefoucauld-Bayers, et il eut

lé ce mariage le dernier maréchal de Laval et le cardinal de Montmo-

“ency, mort en 1808.

ii marquise de Laval, à qui s'adressent les lettres de Fénelon, se “naria en secondes noces, en 1694, à Joseph-François de Salignac, comte de Fénelon, son cousin germain, ct frère de l'archevêque de. «#umbrai. ” (Histoire de Fénelon, par le card. de Bausset, t. T, p. 300.) 1 —- Lettre de M. Tremblay à Mgr de Laval, 1695.

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l'archevêque de.

set, t. T, p. 300.)

On peut juger de la joie avec laquelle fut accueilli au Canada le nouvel évêque de Québec, par les regrets qu'avait causés son absence prolongée :

‘ Il ne nous manque pour nous bien animer, que la présence de Mgr notre évêque, écrivait le P. Dablon. Son absence tient ce pays comme en deuil, et nous fait languir par la trop longue séparation d’une personne si nécessaire ñ à ces Eglises naïissantes. Il en était l'âme; et le zèle qu’il | faisait paraître en toute rencontre pour le salut de nos 8 sauvages attirait sur nous des grâces du Ciel bien puissantes pour le succès de nos missions ; et comme, pour éloigné qu'il soit de corps, son cœur est toujours avec nous, nous en éprouvons les effets par la continustien des bénédictions dont Dieu favorise les travaux de nos missionnaires 1,”

Ces paroles du P. Dablon font voir combien Mgr de Laval était aimé de ses prêtres, de tous ses missionnaires, et quelle estime ils avaient pour lui. Il leur suffisait de penser que ‘‘son cœur était avec eux, ” pour s’animer à

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travailler avec ardeur au salut des âmes.

Lest probable que la nouvelle de l’accueil sympathique fait à Mgr de Laval ne tarda pas d'arriver en France, car son frère, Henri de Laval, le bénédictin de Sainte-Croix, lui écrivit le premier avril de l’année suivante (1676) : ‘“ Je ne vous puis exprimer la satisfaction et la joie intérieure que j'ai reçues dans mon âme, en lisant une

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1—. Relations des jésuites, 1672.

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rela qui'a été envéyée du Cariada, de la manière qüe votre clergé et tout votre peuple vous ont reçu, et que Notre-Seigneur leur inspire à tous les sentimen:s justés et véritables de vous reconnaître pour leur père et leür pästeur. Ils témoignent avoir reçu par votre chère personne comme une nouvelle vie. Je demande tous les jours à Notre-Seigneur, à ses saints autels, qu’il vous y conserve encore quelques années pour lasanctification de ces pauvres peuples et la vôtre.”

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