‹ Vie de Mgr de Laval [microforme]Chapitre 68 sur 163 · LEZ · texte numérisé non relu

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marcher des journées entières, avant d'arriver à une pauvre cabane pour y passer la nuit.

Ajoutons à cela le triste état où se trouvait la colonie, par suite des invasions des Iroquois. Ces sauvages nous faisaient depuis dix ans la guerre la plus féroce; ils couraient les forêts et les campagnes, dressant partout des embuscades, tâchant de surprendre les habitants isolés, et exerçant les cruautés les plus horribles sur les malheureux qui tombaient entre leurs mains. Au printemps de 1660, moins d’un an après l’arrivée de Mgr de Laval, ils avaient tramé la destruction complète de la colonie; elle ne fut sauvée que par l’héroïsme de Dollard et de ses compagnons, au saut Saint-Louis. Les trois premières années d’administration du vicaire apostolique se passèrent ainsi dans des alarmes continuelles et un danger constant de perdre la vie au milieu des supplices !.

Ce fut dans ces conditions que, mettant toute sa confiance en Dieu,.et ne trouvant ans les maux de son Eglise qu'un nouvel aliment à son zèle, il fit, dans le cours de l’année 1660, sa première visite pastorale.

Il commença par la côte de Beaupré, et partit de Québec le 23 janvier, emmenant avec lui M. Henri de Bernières, qui n’était encore que diacre, son valet Durand, et le ‘bon Boquet ”, que les chroniques du temps nous représentent comme l’homme de confiance des révérends pères jésuites ?.

1 — Informatio de statu Ecclesiæ, 21 octobre 1664. à

2 — On l’appelait généralement le Courrier apostolique; et Marie de l’Incarnation dit quelque part: ‘ Je le nommerais volontiers le visiteur évangélique, car il va de mission en mission visiter les ouvriers de l'Evangile. ”

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