Relations des jesuites, 1660, 2 — Ihid
gagner quelques âmes à Jésus-Christ; mais il se perdit en chemin. Exténué de fatigues, manquant de nourriture, il expira quelque part dans la forêt, sans avoir inême l’assistance de son fidèle compagnon, sean Guérin, qui l'avait perdu de vue et s'était égaré lui-même à sa recherche. &a soutane et son bréviaire furent retrouvés plus tard chez les Sioux, qui gardaient ces objets comme des reliques et leur rendaient une espèce de culte !,
Le P. Ménard était un véritable saint. Sa parole habitelle aux Pères qui l’accompagnaient quelquefois dans les missions, était celle-ci: ‘ Mon cher Père, nous n’en faisons que trop; mais nous n’en faisons pas assez par amour pour Dieu.”
Mgr de Laval fit sa visite aux Trois-Rivières, à la fin d'octobre. Parti le 21 de ce mois, il fut dix jours absent, et ne rentra à Québec que le 31 ?.
La petite ville des Trois-Rivières avait été fondée er. 1634 par Laviolette, sur l'ordre de Champlain, Située au confluent des trois branches du Saint-Maurice, elle occupait une position importante au point de vue du commerce des fourrures. C’était un lieu de rendez-vous pour les sauvages qui y affluaient de toutes part. C'est 1à qu’en 1645, sous M. de Montmagny, fut conclu entre les Iroquois, les Algonquins, les Hurons ei les Français, ce fameux traité de paix, qui ne devait être, pour ainsi dire, que le signa! de la destruction des Hurons.