PUCES JUSTIFICATIVES (G;. X1XV
dans une circonstance suprême, où son défaut doit avoir de si graves conséquences pour le temps et pour l'éternité.
S'il faut le répéter de nouveau catégoriquement , M. l'archevêque de Paris déclare qu'il ne peut accorder les sacrements de l'Eglise à M. Grégoire pendant sa vie, et l'admettre à la participation des suffrages de l'Eglise après sa mort, à moins que M. Grégoire n'ait clairement, formellement , sans déguisement et sans détour, abjuré les erreurs de la constitution civile du clergé, dont il a été jusqu'à présent le fauteur, le propagateur et le défenseur; qu'il les abjure et qu'il les condamne parce qu'elles ont été condamnées par le Saint-Siège apostolique, et par l'organe du souverain pontife Pie VII, au jugement duquel les évêques de la catholicité , sauf quelques faibles exceptions qui ne sont d'aucun poids, ont adhéré, soit formellement, soit tacitement; en sorte que ce jugement doit être regardé par tous les pasteurs et les fidèles comme un jugement de l'Église universelle , encore qu'elle ne se soit pas prononcée en concile œcuménique, ce qui n'est pas nécessaire pour que ses jugements soient infaillibles. M. l'archevêque demande encore à M. Grégoire qu'il adhère lui-même, d'esprit et de cœur, sans aucune réticence ou restriction mentale, à ce jugement, en adhérant aux brefs et actes émanés du Saint- Siège apostolique contre ladite constitution civile du clergé , et non pas seulement à un jugement à venir de l'Eglise universelle, auquel M. Grégoire prétend en appeler avant de se soumettre actuellement.
De plus, que M. Grégoire déplore le schisme et l'intrusion dont il s'est rendu coupable par suite de son adhésion à la constitution civile, qui en a été la source ; qu'il demande pardon à l'Eglise et au Saint-Siège de sa trop longue résistance ; qu'il leur soumette tous ses