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écrits et tous les actes de sa vie; qu'il réclame de leur indulgence la levée des censures qu'il a encourues, et qu'il se soumette à la pénitence qu'ils voudront lui imposer, résolu qu'il est, si Dieu lui rend la santé et lui prête vie, de réparer, autant qu'il sera en lui, le mal qu'il a fait par ses discours, ses écrits et ses actes tendant à favoriser, défendre et propager les erreurs de la constitution civile du clergé, comme aussi toutes celles qui ont été condamnées par les souverains pontifes Clément XI dans la Bulle Unigenittts, et Pie VII, dans la Bulle Auctorem fidei.
Sans cette profession de foi et de repentir, signée de M. Grégoire ou exprimée devant témoins, M. l'archevêque de Paris déclare que M. Grégoire est inhabile à recevoir dignement les sacrements de l'Église, et que, s'il persiste jusqu'à la fin dans la résolution qu'il a manifestée de se refuser à cet acte de catholicité, il ne peut être admis à la participation des suffrages de l'Église après la mort, étant décédé dans sa désobéissance et dans sa révolte contre l'Église et contre le Saint-Siège apostolique.
« Puisse cette explication franche et claire ne laisser aucun doute ni aucune incertitude sur les principes posés par M. l'archevêque! Daigne surtout le Seigneur éclairer M. Grégoire par une lumière de sa grâce, le fortifier de manière à ce qu'il se détermine à remplir les conditions sans lesquelles il ne peut espérer de salut, parce que sans elles il demeure toujours hors de la foi et de l'unité catholique, malgré les protestations vagues et générales de foi et de catholicité qu'il pourrait faire de vive voix ou par écrit.
Signé Hyacinthe, archevêque de Paris.
Paris, le 1 1 mai 1801.
P. S. J'affirme sous la foi du serment, et je déclare
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qu'ayant eu occasion d'exposer au souverain pontife la conduite que j'avais tenue, il y a environ dix» huit mois, à l'égard de M. de Bertier, évèque constitutionnel de l'Aveyron (Rodez), qui, frappé de paralysie, avait fait demander à M. le curé de Saint-Louis-en-1'ile les sacrements, laquelle conduite avait été exactement la même que celle que je tiens à l'égard de M. Grégoire; et ayant demandé au pape des pouvoirs et des instructions dans le cas de résipiscence, Sa Sainteté m'a répondu, en me conûant tous les pouvoirs nécessaires, qu'elle ne me donnait aucune instruction, parce que ma conduite était tracée selon les règles que je devais suivre, et que je ne m'en étais écarté en aucune manière; en sorte que je ne suis, dans cette circonstance, que la direction donnée par le Saint-Siège apostolique, avec lequel il n'est pas possible que M.Grégoire soit en communion, tant qu'il refuse de se soumettre à ce qu'il a indiqué et prescrit.
Signé Hyacinthe, archevêque de Paris.
Paris, 1 1 mai i85i.
H. (Page 88J
DECLARATION DÉ M. L'ABBE GUILLON RELATIVEMENT A L'AD- MINISTRATION DE L'EXTRÊME-ONCTION ACCORDEE PAR LUI A M. GRÉGOIRE.
Je soussigné, Marie-Nicolas-Silvestre Guillon, prêtre, chanoine honoraire de la métropole, docteur et professeur en la faculté de théologie de Paris, aumônier de la reine des Français, voulant donner la preuve non équivoque de ma soumission et de mon respect pour les saintes règles de la foi et de la discipline de l'Église catholique, apostolique et romaine, ai librement et volontairement souscrit ia déclaration suivante :
Je relève d'une maladie grave, pendant laquelle j'ai reçu de M. l'archevêque de Paris des marques d'un intérêt dont je ne saurais trop lui témoigner ma reconnaissante. J'ai vu les pertes de la mort, et je me suis cru sur le point d'entrer flans la maison de mon éternité. En présence du jugement de Dieu, qui me paraissait proche, j'ai voulu me juger sévèrement moi-même. Mes pensées se sont appliquées de nouveau sur une des dernières circonstances de ma vie qui a causé beaucoup de chagrin à mon premier pasteur, et dont le diocèse de Paris, auquel j'ai l'honneur d'appartenir, a été mal édifié. Un examen
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plus approfondi, plus sérieux que tous les autres, m'a pleinement convaincu que c'est par un zèle irréfléchi que je me suis ingéré, sans mission ni pouvoirs, d'administrer à M. Grégoire , ancien évêque constitutionnel de Loir-et- Cher, le sacrement de l'extrême-onction, qui lui avait été refusé par M. le curé de l'Abbaye-aux-Bois, conformément aux règles canoniques et aux in-tructions émanées de MM. les vicaires-généraux et de M. l'archevêque lui-même.
Troublé de l'état ou se trouvait alors le malade, épouvanté par la crainte des malheurs qui pouvaient résulter d'un refus de sépulture, conséquence inévitable du refus des sacrements, trompé par une profession de foi que j'ai reconnu depuis n'avoir pas été sincère ni faite dans un sens véritablement catholique, et que j'aurais dû d'ailleurs demander plus explicitement à M. Grégoire , il me reste le regret d'avoir agi dans cette occasion d'une manière contraire à la discipline ecclésiastique. Ce regret profond, que j'ai déjà exprimé devant Dieu, je n'hésite plus à le manifester devant M. l'archevêque de Paris, ainsi que devant le vénérable clergé de Paris, dont j'ai toujours ambitionné l'estime.
Je désire que la présente déclaration reçoive toute la publicité convenable , et je la regarde comme un désaveu formel de tous les autres écrits qui ont paru sous mon nom relativement à cette trop malheureuse affaire.
Qu'il me soit permis do répéter que , malgré tout ce qui a eu lieu de ma part, je n'ai jamais varié dans la profession franche et solennelle de mon attachement à l'unité catholique, de ma soumission d'esprit et de cœur à tous les jugements du Saint-Siège apostolique, notamment sur le schisme constitutionnel j que j'ai combattu pendant plus de quarante années, de mon respect enfin et de mon dévouement fini ère pour la personne de mon
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archevêque, dont j'espère que le cœur sera consolé par la présente déclaration.
A Paris, fête de l'Incarnation du Verbe, le vingt-cinquième jour du mois de mars, l'an de Notre-Seigneur mil huit cent trente-deux.
Signé M.-N.-S. Giillon. »