CHAPITRE XI. iSâ
el la pratique de la charité mise au service des rapports ordinaires de la société.
c Le inonde , dit M. de Simony » qui connaît tout le prix de la bonté et de la générosité a voulu au moins en conserYer les dehors sou» le nom de politesse , et y a ajouté même une certaine grâce et certaine! recherches qui ont à la vérité leur mérite j mnis qui sont bien peu de chose auprès de cette franchise ^ de cette cordialité qui naissent du fond même de la bonté. Le mérite de la politesse consiste en ce qu'étant devenue pour l'amour-propre un devoir impérieux, elle produit au milieu de tant de gens dominés par l'intérêt personnel» Tégoîsme, la cupidité, la haine , la vanité ^ etc» des égards » des convelances et une réciprocité de légers services qui ^ conservent au moins l'image de la paix» qui en annissent » et empêchent ces explosions des pasons qui feraient de la société un séjour de dérdre et de confusion.
« Que la politesse qui n'est qu'un masque
ur la plupart des gens du monde » ne soit en
is que la bonté même revêtue de ces formes
ables , de ces manières aisées que le monde
rfectionnées avec d'autant plus de soin qu'il
entente en tout de l'extérieur, et que l'homme
élevé ne doit point négliger^ parce qu'elles
Mbuent h rendre la vertu plus aimable , et
es sont en elles-mêmes une espèce de biea-
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bit par k légère saUffaciion qu*ellet causent h ceux qui en font Tobjel. Attachex*TOus surtout à cette politesse qui o*a pas besoiu d*art et d'étude , et qui consiste h être occupé beaucoup des autres et fort peu de soi. Voilk celle avant tout que je veux que vous ayiex : Tosage du monde vous y fera joindre des grâces qui serviront à la parer , mais quant au fond môme » c*est à vousmême à vous le donner , et vous y parviendrex par toutes les considérations que je vous ai suggérées plus haut. Je vous iovile d'autant plus à Tacquérir qu'elle n'est guère plus d'usage, et qu'il semble que la jeunesse, par la haine qu'elle a maintenant pour tout ce qui la gêne, et la vieillesse« par une indulgence excessive, conspirent à remplacer la politesse par la grossièreté. J'entre dans quelques détails.
t D'abord ne négligea aucun des petits services de société qui sont d'usage ; ils ont plusieurs avantages , ils marquent aux uns l'affection , aux autres le respect, aux autres qu'on les considère, à tous qu'on s'occupe d'eux. La justesse d'esprit et ce sentiment des convenances que vous acquerrez par l'usage , vous donneront le tact nécessaire pour proportionner votre empressement aux difl*érents sentiments qui doivent l'exciter. N'oubliez pas cependant qu'en fait de politesse et d'attention , il vaut mieux pécher par excès que par défaut; évitez néanmoins avec soin ce too
GHAPIT&B XI. Id7
mignard que l'on prend souvent avec Ie6 temmes. fl Saluez , sans économie dans le nombre et dans l'étendue dea saluts : il ne faut qu'un salut de moins pour désobliger quelquefois quelqu'un sensiblement, et môme exciter la haine 9
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