‹ Vie de Mgr de Simony, évêque de Soissons et LaonChapitre 55 sur 67 · CHAPITRE XXIII · texte numérisé non relu

CHAPITRE XXIII

•^a^esse , à la modcralion , ù la tenue ecclésiastique , h la piélé du clergé du diocèse do Soissons.

Mais c'était surtout sur les prêtres qu'il sarait plus exacts à leurs devoirs » plus vertueux, plus détachés , que son cœur s'épanchait aussi plus affectueuseoient. II ne manquait aucune occasion de relever leurs vertus et leurs travaux. « Vous avez près de vous , disait-il , un prêtre bien rempli de Tespril de Dieu , quelle source de bénédictions pour le voisinage ! » Lorsqu'il les voyait , il les embrassait avec tendresse , leur témoignait sa reconnaissance, et se plaisait à attri« buer à leurs prières tout le bien qui se faisait dans son diocèse. « Les prières que vous adressez au Seigneur pour moi et pour le diocèse , écrivait-il à un prêtre fervent, nous ont valu une retraite très-édifiante... Mes prières ne sont rien , écrivait-il h un autre, auprès de cellef que chaque jour vous pouvez mettre aux pieds de la sainte mère de Dieu , mais elles ne vous manqueront pas , car c'est mon œuvre que vous (àites. » Lorsqu'il apprenait la mort de quelques-uns d'entre eux , on voyait è la douleur qu'il en éprouvait, combien il les aimait tendrement.

Ceux qui le visitaient, découvraient facilement, malgré la constante égalité de son fiiuo que quelque sujet de peine l'aflUigeait profondément , et il lui arrivait souvent de dire aux personnes du

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monde qu*!! recevait : « Je viens de perdre uo excellent prêtre , c'est une perte qoi in*esl biei sensible » c'est un homme que je remplacerai difficilemenU »

Cette tendresse » celte haute estime que Mgr de Simooy avait pour ses prêtres, DedégéDéraieot jamais en faiblesse ou en molle condesceDdance pour leurs défauts. Attentif à la conduite de* pasteurs dont il était le chef, il veillait sur chi* cun d'eux , il se regardait comtne responsable de toutes leurs négligences « il se les imputait h laimême , et on l'entendit quelquefois dire : « Dieu me châtie comme je le mérite , ce sonl mes propres péchés qui sont cause de ces désordres. •

Il est une verlo qu'il aimait par-dessus tout à voir dans un prêtre • et sur laquelle il insistait continuellement » c'était cet esprit d'abnégation et de dévouement , qui est l'esprit du sacerdoce, qui ne recule jamais devant le sacrifice et va { toujours au-delà de ce qui lui est demandé. Par une raison contraire , rien ne lui était plus pénible que de voir l'intérêt particulier ou la recherche personnelle travailler le cœur des jeunes prêtres^ leur persuader qu'ils seraient mieux li où ils n'étaient pas , leur faire désirer un poste plus éminent et former des projets qui les faisaient sortir de l'ordre de la Providence. « Est-ce que ce n'est pas dans les paroisses de campagne, disait il , qu'un jeune prêtre avec des talents et

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imour de Télude* peut se préparer à rendre plu^ rd • d*iinporUints seririces h TEglise? •

Ce n'est pas qu'il ne comprit et n'appréciât s di iBcultés de leur posilion , et qu'il ne déplorât

slérililé do leurs travaux ; mais il était per« ladé que l'œuvre du ministère et de la converon des âmes est par-dessus tout une œuvre de itience. Toutes ses conversations • toutes ses Itres tendaient h rappeler cette vérité* J'ai ujours été frappé , disait un prédicateur ; retraite ecclésiastique , de cette parole de gr de Simony : c II faut quelquefois qu*un prêtre ste dans une paroisse quatorze ans avant de releillir quelques fruits de ses travaux. » — - • Je suis îsolé, écrivait-il è un curé presque découragé» i ce que vous me dites de l'insouciance de la unesse et de l'insensibilité des parents. J'espère >urtant que vous n'en serez pas réduit à secouer

poussière de vos pieds , et que quelques âmes itendront la voix du pasteur , et sortiront du ttnbeau. Qu'un petit noyau seulement se forme,

peu à peu il s'étendra. •.• t — c Vous n'avez pas utes les consolations que vous pourriez espé- V , disait-il une autre fois. Un pasteur se trouve •esque toujours en présence des passions du onde , et rencontre sans cesse quelqu'obslaclo I bien qu'il se propose. C'est une guerre conli« jelle dans laquelle nous n'avons pas d'arme us puissante» après la prière» que la patience. •

36o VIE DE MONSfilONKOE DB SIMONY.

Aussi cherchait-il, par tous les moyens possible», à enflammer le sèle , à ranimer la crainte elb timidité , ou à rolerer le courage abattu ! Gi jour il écrivait à un prêtre à qui il donnait asi mission: c Cette place a ses difficultés, m»

avec la grfice de Dieu , vous les sormonterei : 1 y a là des âmes à sauver , des pécheura h coaw tir , des enfants et des ignorants h inatriiire.éi confrères à édifier, en un mot, le nom deDieai glorifier , et des peuples è évangéliser , c'est kici assez pour exciter votre zèle. « Un autre jour il lui mandait : « Quelque stérile , quelqu*iogiit que soit le sol de votre paroisse , il y a bien ctf' rainement encore un certain nombre d*âmei i sauver; j*e$père que ce sera par votre ministère Prières , patience , zèle persé?érant , charilé sans mesure , ce sont les armes qui vous rendroit maître des cœurs. » Il lui disait une autre Ibif encore: c Eh bien , mon cher, n^eussiez-votfi { sauvé qu'une seule âme , n'eussiez-vous obteinf t mçme que notre habit ne soit plus détesté etoP objet d'horreur , vous n'auriez pas perdu volH I temps et vos peines : vous semez , vous plaotdi un autre que vous et après vous récoltera , ci il recueillera les fruits que votre semence aura produits; ainsi courage^ confiance, abandon à b voloolé de Dieu.... »

Cette patience , celte longanimité , cette mai* suétude, il la recommandait surtout à ses prétre^i

ClUPIiUL XXIil. :)t)l

ioisqu ils claionl vicliuies de quelque odieuée ca-

^ lomnie. iL'cDnciDÎde loul bien» Bioo cher curé,

g écrit-il h Von d*eui» travaille à délruire foire

P ouvrage » ne tous en étoonez pas , admires au

^ contraire que ce soit par la guerre que le démon

^ fait aux saints « que Dieu les sanclifie et assure

l'œurre de leur ministère. Continuez d'unir la

, prudence et la charité aux cfiorts de votre zcle.

^ Ne parlez jamais de vous en chaire , que pour

.j faire déborder dans le cœur de vos paroissiens ,

• les sentiments de tendre charité qui remplissent y' le vôtre , et vous vaincrez le mi^l par le bien , et ^ aprèa !• tempête viendra le calme » et la grâce (^ d^seendant daos quelqu'une de ces âmes qui vous ^ . poiiraiiiveilt de leur injuste haine, opérera en

• elle le mirteie qui change les loups en agneaux. ^ Restes dans la disposition d'esprit que le bon « J)ieu met dans votre ime » écrit-il une autre ( fois » élevez*vous an^daasas d'une trame inique* i ment odieuse et attendez de lui seul et de votre i innocence la manifestation de la vérité. Ne par- ^ lez de la conduite que l'on tient k votre égard , ^ <|iu'avec modération et charité.... »

I Aprèa la patience, il ne recommandnit rien tant n que la prière, pour le succès d'on ministère où tout i doit se faire sous la direction et comme f^ar Tim» pression de la main de Dieu. Cet esprit de grâce et do prière se répandait comme un Imumuo délif cienx sur toutes les lettres qu*tl écrivait, el il

S6s VIE DB H08#C|IGVC1Jit pj| SIMOKT.

n'ea rsi |>rc^u0 pa<i:l*oe«eu|e décolles que fm^ ayoi}i> p{^rcour|ije# qnï iie]rf!|9pfr(D.GC deux iitrfoi do la piéi^^l^ 4e Ji* furièrc^H m repioiisMit «uoii dfi§inoyçii& que U prodeoce Iemiibuûm mêla œuvre jpnur établir |e,r^ii^^(ie Diou ei faiiek bien ; luaU avant toiit , c'élait à ta prière ^1 voulait qu*0Q eût recours. L*^lablisseBftilii d'aae école <le ÇiWes dan^ une aojocitire!Use;piiroi9M. W frait quelques difficukéa; apr^ «voîr.iii4â[|iiédes mciyens dont le succès |MMratiftak ^aauré-^it 4|)opi«: c. Mais c'est surtout aux pieds de Moic^^^^iga^vt qu'il fhul traiter celte affaire, eo lui rt^pr^ffM^A le grand nombre de jeunes âmes qui i^ perd^iai ou apprennent le mal par ce malheureus oiélaRp» dans un temps et dans un pays où la malice prévient Tùgeetoù la plus tendre enfance est précoco pour le désordre. »

Mgr de Simon j eut quelquelbis ^ reflPiplir U devoir pénible de la réprimande » maUçeux <|« i en furent les objets peuvent lui reni^f^ c^.témaigna^e que ce fut toujours avec les forifirs mmable^ do la charité qu'il leur faisait sentir J'^r r^gulatihi ou rinjustice de leur conduite. Ci'ux fluji. oM pi^: tagé pendant vingt«qualrc ans avcç.^iî^J^ coin» elles pauies de Tadministration» noAisoni^asur^ qu'il n'est pas è leur connaissmice que daiis toat le cours do son épiscopat» Mgr de.Simfinjr.Qit ja* mais Qongenti 5 regarder un prêtre c^i^meccuii» pabie^ avant d'avoir .épuisé ions Ifs tfoc^îff ^*tf'

U5e , el sftiéi tous k<9 m^é^eâl «d^ttléfeo^e arec ^lus d'eiUpressefuMtiqifef adûijbéhlUtttéme. L6ti^ [ui\ lui élatt hofioaviÛe dé M j|iaë%6 réitilre à la érité , jamais H netoiituleR venir auk ihoyens le rigueur a vatti4l'aiN>irciilpldyé toutes tes toi^s le douceur et de charité. Bufià^ lorscfu'll étaril bligé, èflion le conseil dé rApôlre, de reprendre lureinenl ceux qui^éUi^ent^n faute (Tit. h l3y, e n*étail pa« sao^ une grande anxiété dis cd^ur 1 sans beaucoup de hriMs , el en leur montrant rar la peiné qa*it éproofail» que s*il les repretaii ainsi, c6 n'était paa pour les contrister , maié ^or les faire rentrer en etlx* mêmes et Icii'r me eminaftria la tiendre oliarilé qu'il avait poùf tux.

Celle charité se méiÉifettait par les effets les •lus louchants. Lorsque ces préiresétàient obligés !e quitter leurs pàreiÉséa» Mgr de Simony s'offrait e faire tous les frtii#de1ear déménagement. Son esur de père les suivait jusque dans la retraite u'fl leur avait asîsSgfiéè » il voulait savoir si rien ne ?ur manquait; s'ils venaient i tomber malades il l'était pas tranquille que le curé de la paroisse le l'eût rassuré sur leur état: t Je viens d'apirendre, écrivait^il à Tnii de ses edréê, que I. Tabbé ..é vient de tèmbèr dangereusement nalâde. Je vous engage à aller ié visileir et à lui lonner ttms les lénîoignageé de eheriié que votre :<Éur sacerdotal vous Inspirera'. Vouis'lui offri^x

SQif pif ff^ ei €0011*9: kis réclai»iik>aar de pJoiiMVf p^rfj^imfsrefpeeipble» quriacoflfiivaieiit d*ékig^]i[4i| diocèse UD ofi d«w ptréirw qut mFmi^Milélé fl4^is par le$ arr$U de U^ )iMlif» hnuMMoe. Mgi dp J^ÇQ^uy n*ignoriit^ :]ias l^airiiNNi tuicead*!» pareil scandale , mais il était père, el s ^auf a i J éiajt comme aox prises afoc k Jtoif ééim yOêHu ' e^ 4^ la séfértié. Voici eo qsdaleÉmcii tgéfebaill il plaidait la cause d*on de cas ÎBfbriéndfîtfÉAI 1 \ voulait placer près d'un des plus ter tacux:p'élt«i | ^ du drocèsc.

« Ce pauvre prêtre a eu de glandé lorb

assurément, écrit -il» mais nérileN^t-il d*4lré rejeté absolument et qu*0B le condamne h n^àtfMr tû feu ni lieu? C'est un prêtre "cmfpobie MT es ^ ' point important , mais :il est repentant. Olidoil- [ ' il houvcr pitié et miséricorde sice o*eal prèràs père commun , si ce feiW près de seiVQbnfVèii^? La justice humaine est inexorable, je'lë'tèai bien^ maiselieneluî a pas interdit l^faa eVhitù, et elle lie trouvera jamais mauvais^ '^'it troave pf CI de ses oônirèrca un m€H*ceau depain-^ etee qui.kii Dit plus ni^esaaire » une occupoiiéillflè* qiMlIb^iLpeut être propre. Je ne cratw pibs-litte lç.b6i|. Dieu permette que eous sMflriGTns tsne

ruine entière pour afoir bbéi êwt kis àt h dkariléei de tapradeiieeclirélie«»M*;*Biigègeiioiis aes iXMifi'ères k le Imiter airee bonté , à comptiïr à SOI? molbeur» et fnrloot h ne jaiûaU jjiïrler de lai» si ce n'est avec intérôl / el tout Vônbliera* Ses éroolmnents le mettront à méMedé contenter peu à peu tes créanciers et de diràiliu^r arec le tempi le scandale de ses io)^*'^ lices » ce sont bien ses intentions» j*en ai la per- »ua«ofli« t

Les risiles pastorales de son di(»eèse étaient p^ur Ufr de Simony» la plus douce de ses occtipattuna. ilnimailà être témoîo par lui-même du bien i{ue les pasteurs opéraient; il s'entretentiit avec eux de tout ce qui pouvait contribuer aux progrès de la piété et à raffermissement du rcgne de Dieu dans les âmes, et il se plaisait à rendre publiquement témoignage à leur zùlc apostolique et à leur déToneroenI de chaque jour. Le Dioccïse Ao Soissons est un des plus grands de l'Eglise de France: il comprend la totalité do Taocien diocèse de Laon et la pins grande partie do Tancien diocèse de Seissons. Pendant vingttrois ans d*épiscopat» Mgr de Simony ne dérangea pas une seule fois l*ordro do ses visilea malgré les incommodités- de la saison » et ses indispositions porsonnelli^s. U les comnusnçait régulièrement après Pâqocs, retenait célébrer dona sa eatbé«rlrnlc les Tètes de la Pcnlccdte» faire Tordina-

iiort^ lifinàsette '- el repèMàil »pM«^k FéU^Dîta.

r(teai^inbl^ , amvèilKmjodi^àriMér^éMBét, ol |H*ère)Hiit«iéinefqii«iqii6fob»tes pMte^Éi ^le» fidètés. #«mai» auMÎ^ ma ne PenlefidÉit •• jilâMdre de In chaleur oo de la faligue qni'souveot élaieoi r<)(6e^»i?e6. Il voulail queies parmii^ qtt'H^siiaît |HHieul foutr ploin^ment de la présence ie lcur>|ifemier pasleur » ilnaconaeiilaît |»as- qu'ao ubnégeat pour lui l*;t cérétnoniea^^ et rien^riia* litésâît jamau chez lui cet ifnpreesîdili.:jwciTeal ioTelonUires de faligue, d'JnfpMiemce 0«i'4*éfuiui t]u'il est si difficile de réprimer.' ^ i"* î! -

(«e qui le lonchoil surtout , dans- le cooff^ de ses visites pastorales, élaii da Toir ia foi et i'eaiprei^scmenl (ilial àiàs pepulalious à ventre sa reo- ^ c<jnh'C pour recueillir ses bénédictions. Il jouis snil de ce concours , et il en joeissaîl en père , car il avait peur tons los fidîTlts de son dio- i cèse les scnlimenls, les émotions 'd'tio azur tout paterne]. De leur côté, t^ous ceux qui le voyaieot étaient frapf pés ^Id le doucôttr, de hi bonté, de la sainteté emprfinlei' dam %oole sa personne ; on v\i souvent bon nombre d*bom- \ n)c$ qui n'étoient rien moins que reiîgîeax, ^ porter aii-devanl.de lui, ne pouToir se laiser de contempler sea traits, et disputer aur plus Icrvénis rbonneur de l'approcher de^ricie- près «■(d'élre bénis par lui; d'autres , dont le$ scnlî-

passé qu«if oei iDSlaiHs a«M lus, soil dans uQi dioer » floU dans une coDtersaiioii » s*eti aller pé.« nétréa d'esiime al da reupacl pour ao persouoe , et racontant k loua rimpres'sigçi élonoaAtû qu'il avait faite sur eux«

Il élaii difficile, en effet , dé réunir en in4me temps une dignité plua imposante dans ses fonctions comme dans ses rapports avec le monde , uue simplicité de manières plus grande ^ et une plus aimable doucevr» llgr de Sîmony tenait à 1.1 nobtesse par son nom , par son éducation , mais il tenait au peuple par la simplicité de ses linbitudcs et de ses goûts. Dans les dîners qui iiuivaient les confirmations, et où se. trouvaient rûunis les autorités communales et MM. les curés fti^s paroisses voisines, Mgr de Simonjr s'oubliait l'iiniême pour ne s'occuper que des autres. C'éhiil pour lui un plaisir de servir tous les convives, «l sans parler beaucoup , de diro & chacun quelques mots agréables. Sa frugalité dons ces repas dont il faisait si bien les honneurs, était vraiment eitraordinaire , jusquc-la que souvent « .'iprès une longuo el futigante cérémonie qui Ta* vait tenu > jeun jusqu'à une heure de Taprèsiiiîdi j il 00 prenait qu'un potage , quelque léger dessert, sans laisser voir qu'il ne mangeait point, par Taitèotion i|u'il mettait àservirteuile monde. Pour ré'tumcr les scniimauta de respect, de véné^

36£ TI E DE l&OK$£iG Nfil»! PZ 4III0IIT.

raiîon » d'aUiicbam#at ^ue ; ll|;r> de fiÛMoy le conciliait d^at $«• viaîk»$ , mom èilemét ce ail cl4|a€ persoooe du noode^i^-daas.lUidwraftM où elle était de« Terinf de Mgr > de SiflMoy^ ne pH ^'empêcher de dke : t Si loua lee évê^oea ressemblaient k Mgr de Sioiony, I^eauirtioe ne regretterait; pa <|ue le royaume de Dieu ne fit paa jottverné par dea angea. »

Le principe de Mgr de Samony, eo errifaat dans le Diocèse de Soisaooa , avait été de canaer- Ter religieasemeok le« uaages étaUîe,.de-tteiHie aucun changement» soit dans la IHinigie.» aoîi dans les règlements de disciplin;s eceléaieets^ne ; avant d^avoir pris le temps de coenallre et de d'observer par lui-mdmc Tétat des chooeactla disposition des esprits. Aussi , bien qu^il cet compris dès lors la nécessité de recueillir des diverses ordonnances de »e$ prédécesaeur» , tou( ce qui éinit applicable h l'état présent du drrgé, ei de rédiger » en y joignant tout ce qui jMiraUrait devoir le compléter, comme un corps abrégé de discipline ecclésiastique; il attendit pour publier ces nouveaux Statuts , dix années entières • et il voulut s'aider pour ce travail» des iumières-des prêtres les plus expérimentés du Diocèse» dent il prit Ta vis pendant plusieurs rettaites xoe^tetitives.

Ces Statuts sont dans les mains de tout le cl^T^ë, et no(re dessein no peut être d*en ex*

Iraire ici Uul c6^^||b^il0MnrôMiM» ié'îà^ ?f%^

inoalrMl •iiMH denète^poak^ h dttf^iAMIiM^ sîasUque, qw» Je^coqtiiitMnce dei ^Mctéir* cR canoos des lM>iiciiM ^ «ler règléimdib' Aèr'ii^néraUe «Diiquilé C^Bèicrée par Texp é it ft i Wfti r sièclei. Ht oa- soAt- fiais moiiM reihiftnittiMèt^jffi^ le gage esprit de ditcerMiBciil qui a ad iboSAfr les règletnanU d* r*iiemine diseiplioe »^peèHea melire d accord- avec la situaliod nootelltf ^è l'Egliie ea France , el^pour renotier h Téttit pré* ioiil lea «ncienoea- frescriplioDt de PEgliae de Soîasona » tout en ooiMer?anl toajour* ui» carte» tèrofrapipanl de modération et de dianlé.

• Nous y afoiii-bteiir rarement ajouté fa sniictièn des peines . dit Hfit dé Stmony » dans le Mandement qui (irécédè les Statuts-, prélilrani do beaucoop en conSèfTètiûste obsenration à rameur qo*4 fa craînies'v iBt en effet , lès a? is , leé re* cooilnomb/lioiÂ'» lès dérenses itadme, tout y est ri modèrt él «primé' dans un laôgago st patèr» noi rqâeeeà Sûiiifis lie pouvaient manquer d'être reç^ pA^ féul Te clbrgé; comme un )oug latit* tffiro» «ft* o tac rt B a atCfc une soumission filiarè.* . €'ést'ène<wè 1i Mgr dé Shtaonjr qu'est dff lé rétâblbsemètir tfes^ Gônréréncéi eceMâiàtftfq^' dans le Diocèse de Soissons. Interrompaes \mr Itf Réfolutiin / '«Hes* n'anfient pu éU^ reprises dèpuis-Ié iÀ>0Teiïe' Organisation du cblcê coCtib^

37e VIE DE MOlItBIOKMà M tlMOinr.

Hque ça France ç les' bésôÎDs^ des pafbistet àï- •drbêieni low let-inoiiiènAy^a tièlît''ii<niibfcile pêftleurs qu'il éuii perttit à^ tmrof^. AéMlt qua le nombce 4èf euTriers éVaiigêtiqtte» se' fat acomS ^k eut pernis derefU^ndrè é$tn^ 4e jilfls ju$ie$ 4iiiiUes loi efforts de letir^zële ^ Mgr de Sxuooy riftolut de réloblir Tvsage de ces réttoiom saraoles oii se traitent en eeeimuti lés'^sciences sacrées, où les étndes particulièriM derieiitieiil ao trésor public • et perroellent h chacun 4*y jpvmr tout ce qui peut éclairer Tespril , (otmé&îècam, et iimctifier les mœurs. Déjà daifs ^éô^'^grllod nombre de doyennés , des ecclésiaaffqdéa 'tSb dvaieot établi spontanément de ces rteotoos où chacuQ d'eux apportait le fruit de ses mflcs et de ses réflexions sur les poinls les plus iofiportsnts de l'Ecriture sainte » de la %h6el<^ief et de rbistoire ecclésiastique. Mgr de Simony roulât donner h ces réunions une forme et une ' exis* tenoe régulières» Pour mieux prouvera son clergé qu'il ne voulait en cela que remettre en vigueur les anciennes traditions du DiocMe de Soissons , il se contenta de publier en tête du Règlement des Conférences ecclésiastiques» rordonnance d'un de ses prédécesseurs, M. Languet» dans laquelle ce savant prélat expose avec autant de clarté que de force , la nécessité , les avantages des cenférences ecclésiastiques et les moyens d'en profiter.

Parmi les iiMnlif^ proMônto qu* il détebppeL; il en est ua qui fait Irop imiiDeup a« Dioeè9(9^ d« Soîsson«» pour ne pâê ^irenriippeté : « Le» €ôà4 réreiurcs ecclésiisUqueSj dmil M. LoDguet , sMi devenues depuis saint Cherkê» une dtsciflihe presqu'universelle» smtIouI dan^rËglise de Rome. Mais ce qui nous esi glorieux «c'est qu'en èelii^ on n*a fait que rétablir ce que la provmee' Se" Reims çt.ea particulier le Dbcèse de Seissons pratiquaient il j ^ piu* ^ ^^ cents ans. » Après a i^oir rapparié le capitulaired'HiDcmar , arche* véquc de. &eiiiia« et la Constitution de Ricolphe, évéque de Soissons » qui ont pour objet ces réunion9« M« Lmnguet ajoute : ■ U est difficile de trou-' ver ailleurs des monuments si précis et si anciens de rétablissement des ConKrences.Notreprovince et notre église semblent en aroir les prémices ta gloire. N'est*il pas de l'honneur de ce Diocèse de conserver avec plus de soin une pratique dont nous avons peut^tre donné l'exemple au moÉdef chrétien » et de l'emporter en zèle et en assiduité sur toutes les autres églises» comme nous croyOtt^» déj<^ l'emporter sur elles par l'antiquité de celte discipline? » '^

Ces Conférences se tiennent cégolièreméat^ dans chaque doyenné tous les mois, à l'excepiiHi^ des mois de décembre^ {finyîer, (éfrier 10I matti^ • On y traite trois sujets : L'im sur l'Ecrilure sainte; Toutrc sur la Théologie » le troisième soif les^ de^

VIE DE M0K»B1GKBUII DE SIHONT.

voirs ecclésiaUiquei» ou BorVhisloire de l'Eglise. Les procès-Terbaux àe chaque Conférmice sont entojés à i*éT6ché , et examinés par des pHN^H cxpérinienlés, et Tcrsés dans la science des tàîntai LcttrM et de la Théologie. Un rapport rtôéral fit fait h Monseigneur qui en extrait ce qo il jop ulile pour le mettre en tête du sujet des coolSrences de Tannée suivante.

- On ne fut pas loqgtemps sana reooeilKr les fruits précieux du rétablissement des Cbôftrénces ecclésiastiques. Dès les premières «ifiïé9i\ (es prêtres se rendirent h Tenvi à ces utiles rëbDiôos. Les procès-verbaux dépassèrent lés eapéntincrs qu'on avait conçues , Mgr do Simone J tît h preuve évidente qu'un grand nombre se livraient ù des études profondes , malgré les occupation» du niitiislère » et il put se convaincre que t les lëvrcs du prêtre dans son diocèse étaient eucore dépositnircs do la science, et que les peuples pouvaient recueillir de sa bouche Texplication de In loi du Seigneur. •

Plusieurs fois on lui exprima le désir que les irujets de conférences les mieux traités fbssent réunis et publiés comme il est d'usage dans quelques diocèses. Mgr de Simony accueillit favorablement une demande qui avait pour but <f exciter dans son clergé une louable émulation pour les sciences sacrées. Cependant il préféra la modestie du silence h l'éclat d'une publicité qu'il

lait l'ennemie jurée de l'humililâ aacerdo- Mgr de SimoQj aimait-du reste è élre mis au aat de* points les ptn> imporlanls qu'on arait îs dans ces Conférences. Plusieurs fois, 6 la . de discuasions très-épineuses , des eccléiques lui aoumireut lus diffioullés qui les ar- .ant dans les matières les plus pratique* du stère pastoral , et presque toujours il leur ndait lui-même arec celle clarté et celle juid'expresiîoo, qui était l'image de la clarté et jusieuede ses pensées. Nous n'en citerons ici deux exemples qui achèteront de faire coo- -e et apprécier la science ihéolojique de Mfr iinony, la sagesse de ses décisions , et qui ront servir de règles dans des poiuls si dif- •M.

a ecclésiastique lui nf ait soumis la question ante : < Dans une paroisse où les danses pules ouvertes ne sont pas en usage, doiton lire de la participation aux sacrements , pour iul fait de la fréquentation des danses reniées , tous les dimanches de l'année , excepté entel le Carême? •

onseigneur lui renroya, & peu pris poste ' jioslc , celle réponse : ■ S'il n'y avait qu'une lion spéculalive à trancher, la décision serait e. La danse n'est pas condamnable en ellele; ceux qui n'y trourent aucune occasion ;haïnc dit péché , peuvent donc la fréquenter 3s

7)74 ^'1^ DE MOKSEIGKEUB DB SIH05Y.

b'dtïi se rendre crlmioels , et sooTenI êlre admis aux sacrements.

t Biais si Ton entre dam le détail d^ çircoo»tances, il en est tout autrement. Ce n*e6l plu» de la danse en général qu'il s'agit » mais de la danse telle que Ta faite la licence de» lemps corrompus où nous vivons; la danse avec ses Talfei, SCS galops , et tout ce que ie démon inveale tous les jours pour perdre les âmes; ce sont des danses entre personnes parmi lesquelles s'en IrouTent, el le plus souvent en grand nombre , qui joignent à un cœur déjà corrompu, des manières libres, el quelquefois jusqu'à l'indécence, car oo est de bonne heure maintenant bien avancé dans le mal; des danses dans des lieux renfermés, et qui ajoutent ainsi aux autres principes de dé- ."«ordic , des Facilités pour le mal , telle que l'obscurilé plus ou moins grande, des réduits écartt\s , et une durée jusqu'à des heures avancées dans la soirée et même dans la nuit.

c( Mais, dit-on, des personnes qui les fréquentent n'y font aucun mal. D'où leur vient, je \ous prie, cette impassibilité ? Apparenament c\*sl qu'elles ont Tame simple et le cœur innocent. Qui ne sait pourtant que plus il y a de simplicité et d'innocence dans un cœur» plus il sera exposr îi la séduction , à moins que la modestie, In r('^iicrvc et la garde des sens ne le mettent à r.tbri (le toute contagion ? Eh ! qui ne soit encore

CH&riTRS xxiii. S75

mieux quelles fatales illusions créent l'aninur des plaisirs et la passion? Comment, dans IMge de l'efTerTescence et de la sensibilité , lorsqu'un ,1 constamment sous les yeux les exemples , et aux oreilles tes discours les plus licencieux , lor9<{ue tous les sens sont excités par une joie dissolue que rieo ce maintient dans la modestie et ta réserve, pourra-t-on se conserver pur, et ne pas souiller au moins son cœur? Peut-être pendant un temps pourra-l-on se préservur des actes tes plus criminels; mais combien de Fautes grares se sera-t-on dissimulées , jusqu'fi ce qu'on se laisse entraîner aux dernii^rs excès ! Je veux qu'on ne voie pas de scandâtes fréquemment éclater par suite de ces danses; mais la mulice est en ces temps si raffinée; et qui pourra croire h l'innocence de ceux et de celles qui fréquentent ces divertissemeuts ? >

Après avoir insisté sur une considération indirecte, tirée de la nécessité pour les curés d'avoir sur ce point des principes et une conduite uniformes, Mgr de Simony ajoute: «La conclusion de ce qui précède me parait élre que l'on ne peut généralement regarder comme innocentes les danses publiques en lieu ren*fermé; et que ce ne pourrait 61re que par des exceptions extrêmement rares que l'on pourrait admettre ceux ou celles qui y vont, h jfuelques époques extraordinaires et comme fur*

376 VIE DE 1I0II9BIGNIIJ» U. SIMONT.

cées, mai^ jamais ceux ou celles qui les fréquentent.

« Mais comment faire? Faut-il abandonner celte jeunesse ? Non , assurément » non. Il ftot instruire, presser, conjurer, supplier; il faot tant prier que le Seigneur donne force à h ^o rôle; il faut faire diversion par toutes les industries du zèle et de la charité, et poursuivre son but avec patience , sans se lasser, gagnant Tuo , et puis l'autre , jusqu'à ce qu'il plaise aa Seigneur de combler les vœux d'uo pastear qui , comme vous , veut se consumer pour le salut de son peuple. »

Un autre Curé du Diocèse lui ayant demandé jusqu'oji s'élcodait l'obligation de donner le Saint-Viatique aux mourants, Mgr de Simony lui répondit en lui envoyant les considérations suivantes qui lui paraissaient résoudre la question :

a II y a un précepte divin de recevoir le St- Viatique à la mort.

<t Ily a donc pour tout pasteur obligation étroite non-seulement de l'administrer à ceux qui le demandent , mais même de faire connaître à ceux qui ne le demandent pas , l'obligation où ils sont de le recevoir , et de les y disposer, soit en les instruisant , soit en leur en inspirant le désir par tontes les instances du sèle et de la charité.

c D'où il suit qu'un prêtre appelé auprès d'uo

CHAUTaE xxiir, S77

malarlfl , quelqu*il aoît, ne doit point se croire quitte de toute obligation envers lui lorsqu'il lui u adroinislré les sacremeois do pénitence et d'extrë[DeK>nction, mais qu'il doit tendre par icssoiiH empressés et ses douces insinuations è lui Taire dé:iirerde s'unirb J.'C. et de trouver en lui la plénitude de la miséricorde et de lu ctiartté qui courra la multitude des péchés : celle conséquence me paraît certaine.

• Mais tout mourant à qui on a cru pouvoir et même devoir accorder fiibsolulion , doit-il pour cela même être regardé comme disposé h recevoir l<! St-Vialiqiie ? Je ne le pense pas ; il faut qu'il $ache encore au moins jusqu'à un cerlaln point discerner le corps du Seigneur. C'est pour l'amener il ce point qu'il peut être permis ou pasteur, s'il le juge indispensable I de dîlTérer, mais non d'abandonner le malade en ne négligeant aucune des ressources du lële , pour lui inspirer le désir de recevoir son Sauveur.

« Dans le cas même où, le mplade pourrait être, dispensé par la craints d'irrévérence envers le sacrement où J.-C, est présent, on doit au moins, lui inspirer le regret de ne pouvoir jouir du bonheur de le recevoir, et lui approndreà jr suppléer par un fervent désir de s'unir à J.-C.

■ Tels sont, mon cher Curé, les principes qui n:e paraissent devoir diriger la conduite du pasteur, et Olrcnppljcablcs !i tous les cas possibles. •

378 Tlfi DE MORSBkNAn VÈ «IMONT.

Ud autre point non moku ioipart«itiqQ6 1»

science sacrée, éreilla la aolKcitade pBolWik de Mgr de Simony. AostitAt qtt*it fat arfi^ dMM son Diocèse , il ramena Futage do ces reiraiies sacerdotales où les prêtres viennent efaaque année, sous la direction de leur premier pasteur ^ se re« nouTeler dans Tesprit de leur vocation. M^jrdeSi' mon y choisissait toujours pour donner ces re« traites , les plus célèbres de ces ouvriers évaogéliques , qui consacrent le fruit de leurs veilles et les dons qu'ils ont reçus d*en haut » à la sanctifia cation des ministres de TEglise. Il présidait fuimémo tous les exercices de la retraite avec une assiduité , une modestie , une piété qui étaient pour son clergé une instruction encore plus éloquente que tous les discours. Image de J.-C, le bon pasteur des âmes » il faisait aimer k ses prêtres , par son exemple et par son humilité, les conseils que son expérience et son cœur leur adressait. Il désirait voir dans le cours de la retraite chaque ecclésiastique en particulier. Ton* jours il recevait avec reconnaissance les témoignages de leur confiance et de leur attachement, et y répondait par les marqués d'un intérêt et d'une affection dont ils connaissaient bien lo sia* cérité; il mettait dans tous ses rapports avec f'ux cette bienveillance , cette douceur , cette bonté qui le caractérisaient, et leur donnait avec une sagesse toute céleste les conseils qui

, CIAHTBB XZIH. S;^

convesaieBl k U liUiatioo d« cbacun ; il ioilruisait «urlout les jenneB ppOIrat , de la manière doDl iU devaient geuveraer leuri pareiiceaj et leur recommandait de n'eiercer jemait d'auir» aulorîté que celle qu'oblieDoenl toujours la dour ceur, la modestie, la patience et la piété. Une de ses roaximet CtTorites et qu'il répétait sou?eat dans les courtes allocutions qu'il faisait après le» Cooférences , était: de se respecter soi-mdoie et de voir toujours en soi le caractère sacerdotal; de le voir et de le respecter toujoors dans tous SCS confrères. Ces assemblées saintes oii un pieux ponlifk) venait mêler, pendant huit jours, ses prières h celles de son clergé, étaient pour tous ceux qui en taisaient partie, un principe de pieux renouvellement dans l'esprit du sacerdoce. Les liens qui les unissaient à leur premier pasteur étaient resserrés; et tous se retiraient pour aller reprendre la conduite de leur troupeau, fortifiés, consolés, en redisant avec transport le cantique du prophète: ■ Qu'il est bon , qu'il est dout pour des frères d'habiter ensemble (Ps. cxxxii).> Nous avons vu que l'œuvre de prédilection de Mgr de Simonjr, était de secourir ceux de ses prêtres qu'il savait dans le besoÎD. La simple énumération des sommes multipliées qu'il consacra !t cetle œuvre et qui sont & notre connaissanco nous . entraînerait trop loin. Lorsqu'il apprenait qu'un d'entre eux était tombé malade, et qu'il pouvait

38o VIE DE MOKSEIGNEIJR BE SIMONY.

éprouver qaelqae privalioD/il lui faisait parvenir immédiatement, avec autant de délicalesse que dé générosité, une somme qui n'était jamais moins de cent francs et qui allait quelquefois jusqu'à deux et trois cents francs. Si la maladie se prolongeait indéfiniment, et ne permettait plus au pasteur de rester dans sa paroisse , il Tenvoyait chercher quelquefois dans sa voiture , le faisait placer dans une maison commode où tous les secours lui étaient prodigués et subvenait généreusement à tous les frais de la maladie. Toutefois , Mgr de Simony sentait depuis longtemps la nécessité de régulariser ces secoors afin de proportionner le remède à un mal qui s'accroissait de jour en jour. Il ne pouvait voir sans une vive peine , un certain nombre d'ecclésiastiques vénérables qui avaient btanchidans tes travaux du ministère et qui, après une vie entière de charité et de dévouement aux misères de leurs frères , n'avaient eux-mêmes en perspective qu'un abandon total et une misère profonde; assez souvent encore des rnfirmités prématurées, venaient arrêter de jeunes prêtres au commencement de leur carrière, et les condamner à plusieurs années de repos. Les fonds déjà insuffisants que le gouvernement mettait à la disposition de chaque évêque , venaient encore (le subir une réduction (i835) , tandis que les années et les infirmités, suivant leur cours ordinaire, forçaient tous les jours des prêtres jeunes ou SgéSi

CHAPIT&E mil.

rie cesser leurs fonctions. Mgr de Siinoay conçut alors le projet d'établir aae caisic: d-it de pnvoyance ou dé secours, fiai, ilizi-îs:^?: ^' ^ts souscriptions îoloûtaires d«»i prêt."** i- :-ût:&« serait destinée à seriir dsi p^tiilcaâ ie :«'.-n.iî i-i des secours tempcr lirts i i^-.:.! lûiriad . i:^^ hi les infirmités ne perm^iLiierii. ptia i»; :oii.a«ii;r le ministère aclii. C'jU'S ;a*.?j-i icTi.t -iu-* liimer- Jes offrandes annaeii-is i^s ar^ii/^ii i^ iii;»'^i3»t des sommes que !•*§ rai::»:.'!» :»:»imi«iai :i.'-: appelées à y çers^r idiis.-îsiei:: v. Ut ira.^ volontaires que les ùii.^A -t^i.»*»: iii/^iâ i ..Mil:-. h ceuxdesecclésiaii^^-ïi. Mjr :-: ^aoc^ , -igagea à y contribuer ciir:»* i.:irtj* >•;." ;.:.: .■ Les souscriptions ^zz-:.^.,Ai iu.ii:-. :.';o..--... :nées à l'âge de cbiq-i^. *c.:.ea,Ji;,i: n» if' : . 10 fr. jusqu'à aô fr, *x:api..t >.i.dâ :.t^ • :.*..■*• généraux, des chanoi-^ri :.:.:.a.rii :-, : .• de première et de à-^v^.zijt :.aii^. ::.

fixées de 5o à s5 franc*. D-.i.i .i.:!on a cru plus mile de pr-:: ::<t ^i^ * . -. : de préleîer un pour :ev. k: - •. -^t..

de chaque ecciesiasu^T'ie, Lii-^.. -.

fondsestcoofiéeà^meas;--.,. :-. :..: ..chaque classe da cter2«i 1 .- •-,;-,.-. ■-.. - *c compose d'un paii T.:!--/ : ^^ :-...

J'un curé, d'un dWf-r,-:, -, ...:-. ^■ secréUire de TefécU ccr^-* .-tr. -- " . '-' aw on rend compte d-i r* : v. ^. = v. :-- ' -" ? '

382 VIB DB MONSEIGMBCB DB $IIIO;iY.

h Mgr TEvèque , ce compte est publié et envoyé h chacun des souscripteurs. Malgré les inconvénients que peut avoir cette mesure , Mgr de Simony ne voulut point la supprimer afin, disait-il, que tous les ecclésiastiques du diocèse pussent connaître non-seulement les ressources de la caisse , mais encore l'emploi qui en était fait.

MM

CHAPITBE XXI?. SSiS

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