CHAPITRE XII
L'abbé Dupanloup, Supérieur du Petit Séminaire de Saint-Nicoh
(suite)
Mort de M3r de Quélen
Intervention pour la nomination de son successeur
Mémoire au roi
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Mg de Quélen avait offert à Dieu sa vie pour sauver l'âme de M. de Talteyrand : comme si Dieu eût exaucé ce vœu magnanime, l'illustre évéque mourut l'année même qui suivit le décès de l'ancien évêque d'Àutun (31 décembre 1839) : perte considérable pour l'Eglise de France, perte cruelle, nous n'avons pas besoin de le dire, pour le Supérieur de Saint-Nicolas. Une tardive justice fut rendue a ce prélat après sa mort, « Jusque dans le peuple sa perte fut ressentie. Pendant neuf jours ses dépouilles mortelles furent l'objet de la vénération publique . i Avec lui disparaissait un des derniers représentants de cet ancien épiscopat français qui savait unir à la vertu sacerdotale un si grand air. Les contemporains ont remarqué que plus d'un trait de cette belle ligure d'évêque se retrouvait dans le prêtre qu'il avait honoré dune si paternelle affection, et qui devait, le premier après lui, renouer à l'Académie française l'antique alliance de l'Eglise et des Lettres. Lorsque, un an plus tard, le 30 décembre 1840, l'illustre homme d'Etat qui le remplaçait à l'Académie prononça son éloge, en honorant avant tout la dignité de son caractère, ce qu'il avait de ferme et de fier, il célébra aussi le feu sacré de la charité qui brillait en lui d'un si vif