CHAPITRE XV
L'abbé Dupanloup, Supérieur du Petit Séminaire
Les luttes pour la liberté d'enseignement
(suite)
Concours donné à M. de Montalembert
pour la formation du Comité pour la défense de la liberté religieuse
Sortie des assiégés : attaques contre les Jésuites
La Pacification religieuse
Sainte Eglise, que ta cause est belle ! Mais quel martyre Dieu réserve aux élus de tes combats ! C'est par le feu de mille angoisses qu'ils doivent passer, pour prix de cette élection. Tout était laborieux. Que de peines coûta à SI. de Montalembert la formation du Comité pour la défense de la liberté religieuse ! d'une utilité si évidente cependant ; car ce n'était pas assez d'écrire et de parler, il fallait agir. Mais d'une part certains évêques, et notamment IfPÀfire, y répugnaient, les uns par timidité ou inexpérience des luttes publiques, les autres parce qu'ils craignaient l'influence laïque, qu'il leur appartient cependant non de subir, ni d'écarter, mais de diriger; d'autre part les diplomates, comme les appelait M. de Montalembert, admettaient bien un comité, mais secret, composé de jurisconsultes, et simplement pour éclairer les évêques. Ce qu'il fallait au contraire, c'était un comité d'action, capable d'imprimer le mouvement à la presse et à la jeunesse. Le P. de Ravignan le disait hautement, et l'abbé Dupanloup aussi. Mais que de mal il leur fallut à tous se donner!
Fatigué de ses deux publications, de son active participation aux divers incidents de la lutte, de son Petit Séminaire, de l'administration diocésaine, de son ministère, par-dessus tout cela l'abbé Dupanloup prêchait encore le