‹ Vie de mgr. Dupanloup (volume 2)Chapitre 275 sur 326 · CHAPITRE XXIII · texte numérisé non relu

CHAPITRE XXIII

L'abbé Dupanloup chanoine de Notre-Dame

(Suite)

Part qu'il prend à la préparation de la loi de 1850

Pendant ce temps il perd sa mère : comment il la pleure.

La loi de 1850, la part que prit l'abbé Dupanloup à la préparation de cette loi, voilà, pouvons-nous dire, ce qui marque le point culminant de son action et de sa gloire avant son épiscopat. Le P. Lacordaire a comparé ce « Concordat de l'enseignement » à la grande loi de pacification religieuse qui s'est appelée l'Edit de Xantes. M, Tbiers, dans une lettre a l'abbé Dupanloup, que nous citerons, déclarait qu'à ses yeux l'avortement de cette loi eût été « un des grands malheurs du temps ». Elle demeurera dans l'histoire l'immortel honneur de ceux qui en ont doté le pays.

Les hommes eminents à qui surtout on la doit, chacun s'accorde à le reconnaître, ce sont M. de Montalembert, M. de Falloux, l'abbé Dupanloup, M. Thiers. On l'a dit avec justesse et justice : c Sans M. de Montalembert. sans ses luttes généreuses pendant dix-huit ans, la question de la liberté d'enseignement n'aurait pas été mure en 1848 ; sans M. de Falloux, elle n'aurait pas été tirée du domaine de la controverse, coordonnée en loi, et revêtue de l'autorité du gouvernement; sans l'abbé Dupanloup, sans son éloquence persuasive, conciliante dans les détails, ferme et invincible sur les principes, l'accord d'où sortit cette loi équitable ne se serait pas fait dans la Commission préparatoire ; sans M. Thiers, enfin, dont le secours fut inappréciable et incomparable, la loi elle-même n'aurait pas

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