Lettre k M. leicardinal de Rohan
m VIE DE MONSEIGNEUR DUPANLOUP.
moins se taire que la voix de M. delà Mennais était littéralement toute-puissante alors, non seulement sur la fraction la plus active du clergé français, mais sur tout le parti catholique belge comme sur l'émigration polonaise. Une parole de lui remuait cette portion de la catholicité, comme le vent agite les feuilles du tremble ' ... » Du reste, II. de la Mennais lui même, avec une insistance, une imprudence, que l'abbé Lacordaire ne pouvait s'empêcher de blâmer"2, sollicitait un acte formel de la cour de Rome.
On sait ce qui advint et comment, mise ainsi * * 1 1 demeure, Home enfin parla, dans L'Encyclique du l"> août 1832 : comment M. de la Mennais, tout d'abord, se soumit, puis se précipita dans la révolte; comment Lacordaire, après une lutte héroïque avec son cœur, quitta le maître pour rester fidèle à l'Eglise, et finit par décider, non sans des efforts dignes de la plus belle àme sacerdotal»'. M. de Montalembert a faire aussi sa soumission. Rebelle, la Mennais alla aux abîmes : soumis, Lacordaire et Mootalembert a la gloire.
A l'apparition de l'Encyclique, l'abbé Dupanloup poussa un cri de joie :
« 14 septembre 1832. L'Encyclique est admirable. Voilà la vérité! Personne n'ose plus la dire : il est convenable que le Père universel de l'Eglise se fasse entendre avec cette force. Cela donne du cœur aux petites bonnes gens comme moi et me fait parler haut. Tous les gens de bien sont ici dans l'admiration. » C'est à l'abbé Lacroix qu'il écrivait ces choses. Du reste, il était revenu de Rome