CHAPITRE XIII
les plus pures s sa merveilleuse habileté à changer en remède le poison des erreurs modernes, sa libre énergie à en dévoilerjusqu'à l'évidence l'origine criminelle et les funestes conséquences '^ Ils célèbrent l'élévation et la noblesse de son caractère^, la constance et l'égalité de son àme devant les fureurs de l'impiété^, la force de son éloquence^, la puissance de sa logique qui soulève les clameurs, mais défie les réponses^; les magnifiques résultats de ses entreprises, qui sont pour tout le monde chrétien la source d'un grand bien" ; ces luttes dignes de sa grande àme% la consolation du Saint-Siège®, qui méritent l'applaudissement de tous les gens de bien; ses constants travaux ^°, pour le soutien de la religion, la gloire de l'Eglise et l'honneur de la France ^^; ses discours qui conquièrent dans les assemblées politiques l'assentiment de tous les hommes sages et éminents^-, valent à la vérité et à la justice de sublimes hommages ^^ changent les volontés adverses pour les ramener au sentiment de l'équité ^^; ces écrits si pleins de mérite et de lumière^% par lesquels il a bien mérité de l'Eglise, de la jeunesse et de cette société qui chancelle ^^, qui lui ont acquis dans toute l'Eglise une immortelle gloire^", et mérité du Souverain Pontife de grandes louanges et mille actions de grâces ^^.
C'est unévêque qui a témoigné au Saint-Siège un grand amour ; c'est l'évêque qui n'a pas besoin de protester de son dévouement au Vicaire de Jésus-Christ, parce qu'il le lui a prouvé^® ; c'est l'évêque à qui le Pape ne peut refuser ses faveurs quand il songe à tout ce que la religion lui doit-*^; c'est lévèque dont deux Papes demandent à
1. 26 janvier 1855, 25 novembre J868, 5 décembre 1871. — 2. 26 avril 1875. — 3. 8 férrier 1860. — i. 27 mars 1876, 19 octobre 1874, 19 juillet 1875. — 5. 19 octobre 1874. — 6. 19 juillet 1875. — 7. 23 octobre 1848. — 8. 14 mars 1860. — 9. 27 juin 1860. — 10. 8 février 1860, 19 juillet 1875. — 11. 26 mai 1866, 7 mai 1868, 12 août 1876, 5 février 1877. — 12. 12 août 1876. — 13. 19 juillet 1875. — 14. 5 février 1877. — 15. 27 juin 1860. — 16. 21 juin 1860. — 17. 28 février 1857. — 18. 5 février 1877. — 19. 12 août 1876, 3 avril 1846, 29 août 1849, 28 janvier 1851, 24 avril 1861, 4 septembre 1862, 20 octobre 1873, 11 septembre 1878. — 20. 5 décembre 1871.
330 VIE DE MONSEIGNEUR Dl'PANLOUP.
Dieu de conserver la vie pour le plus grand bien de la sainte Eglise^; c'est la sentinelle toujours vigilante et fidèle-; c'est le gardien toujours bienveillant et attentiP ; c'est le vaillant qui, d'une main, repousse l'ennemi, et de l'autre édifie les murs de la cité sainte ^ Il est de ceux qui se tiennent debout au fort de la tempête, pour protéger la maison d'Israël comme un mur d'airain, et repoussent sans relâche les attaques de l'ennemi '" ; c'est le grand maître de la jeunesse ; il pénètre tous les replis des cœurs des jeunes gens, et tous les instituteurs doivent écouter ses conseils^; c'est le bon et dévoué pasteur qui, à Iheure de l'épreuve, n'épargne ni conseils, ni sacrifices pour secourir ses enfants"; enfin, pour parler avec Léon XllI, c'est l'homme non moins recommaiidable par les qualités de l'àme que par l'éclat des services rendus^.
Devant tous ces témoignages, nous ne dirons qu'un seul mot : Le Saint-Siège, dont c'était le devoir d'avertir l'évéque d'Orléans, s'il errait, en ne l'avertissant jamais, en le louant toujours, en louant précisément et directement sa doctrine, non moins que ses talents et sa vertu, se trompait donc, ou le trompait donc?
Mais non; et pour aller au fond des choses, qu'est-ce que Rome a condamné? Les thèses libérales absolues, ou les institutions politiques, les faits? Xon, Rome n'a pas condamné les institutions, les constitutions, mais simplement les thèses. Eh bien, les thèses, qu'on les montre dans ses écrits : il en défie ! Mais la condamnation formelle de ces thèses, on peut l'y trouver, elle y est : elle est, notamment, dans son écrit sur l'Encyclique, dans ses discours à la tribune, dans son écrit sur la franc-maçonnerie'* : que reste-t-il donc de ces accusations? Rien,
1. U mars 1860, 18 juillet 1878. — 2.21 décembre 1877. — 3. 21 décembre 1867. — i. 26 mai 1866. — 5. 27 juin 1860. — 6. 26 mai 1866. — 7. 8 novembre 1866. —.8. 18 juillet 1878. —Tous ces brefs se peuvent lire dans le volume publié par M. l'abbé Chapon : Mq^ Dupanloup devant le Saint-Siège et lEpiscopat.
9. La condamnation des thèses libérales absolues se trouve avec la clarté du jour dans le passage suivant de cet écrit:
" Le principe fondamental de la franc-maçonnerie implique non