‹ Vie de mgr. Dupanloup (volume 3)Chapitre 30 sur 259 · Dans son volume sur la Propriété · texte numérisé non relu

Dans son volume sur la Propriété

les Elévations sur les mystères, ou la seconde partie de V Histoire universelle?

y> Et si cela vous est connu, il y a un livre qui ne Test jamais assez, c'est ï Evangile lui-même... Pourquoi ne liriez-vous pas chaque jour un chapitre de l'évangile selon saint Jean, puis saint Mathieu et saint Luc? C'est court et décisif.

» Et ce qu'il y a encore de mieux à faire pourtant, et qui est comme la première réponse de l'àme à l'appel de Dieu, c'est de pr/er/ Oui, prier! La prière est la respiration de l'àme, le signe auquel se reconnaît une àme vivante, ou qui retrouve la vie.

» Je ne vous demanderai pas de longues prières, le Pater comprend tout, suffit à tout! Je me rappelle que vous m avez attendri un jour en me disant que vous aimiez Dieu, comme un fils aime son père. Eh bien, le Pater est l'expression même de cet amour; et il ne reste plus ensuite qu'à conclure ; et cela simplement, assurément ; sans éclat, sans bruit, entre Dieu et vous, avec un saint prêtre, en dehors et au-dessus des hommes, comme il convient à la liberté d'une àme convaincue, d'une conscience loyale.

» Je m'étonne moi-même, Monsieur, de m'ètre laissé aller à un tel entraînement de confiance, de zèle et de cœur. Maisj'ose croire que vous voudrez ne voir, dans cette longue indiscrétion, que le témoignage de l'aiïection la plus profonde, la plus respectueuse, et la plus tendre, pour un des hommes auxquels Dieu, à travers les orages de la société, les menaces et les ruines de la vie, a uni mon àme, par les liens les plus doux et les plus forts.

» Recevez, Monsieur, l'expression de ces sentiments les plus dévoués et les plus sincères de mon cœur. »

Profondément touché, M. Thiers répondit en termes affectueux et reconnaissants; ouvrant une porte à l'espérance, mais sans conclure encore; et s'exposant, hélas! lui aussi, à cette surprise de la mort qu'une prévoyante et sainte affection aurait voulu lui éviter.

3Iais revenons à Orléans. Délivré de cette chaude

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