‹ Vie de mgr. DupanloupChapitre 230 sur 231 · EVEQUES D AMERIQUE · texte numérisé non relu

EVEQUES D AMERIQUE

Évêche of Sandwich Canada West, 3 juillet 1865. — « Permettez-moi d'ajouter ma faible voix au magnifique concert d'éloges qui s'élève de toutes les parties du monde chrétien pour féliciter Votre Grandeur de l'incomparable succès de son ouvrage... Je l'ai lu et relu sans me lasser d'en admirer l'actualité, l'irrésistible logique, la clarté, la concision, les touchants élans d'un cœur d'évêque comprimés par une modération pleine de dignité et de sagesse, enfin tout cet ensemble de mâles beautés qui en font un ouvrage unique pour le fond et pour la forme.

» Cet écrit sera comme une révélation pour une multitude de braves gens bien intentionnés, parmi les protestants comme parmi les catholiques, qui n'ont guère d'autre opinion que celle de leurs journaux...

d Votre triomphe, Monseigneur, est le triomphe de la vérité, de la justice, de l'ordre : il est plus particulièrement le triomphe de la France catholique parlant avec tant de force et d'éloquence par la bouche de l'illustre évêque d'Orléans.

» Il me semble que la France catholique est en droit de vous

dire ce qui fut dit un jour à l'Ange de l'Ecole : Bene scripsisti de me... »

Natchez, Mississipi, 16 novembre 1865. — « C'a toujours été avec beaucoup de plaisir que j'ai lu vos écrits; mais celui de la Convention du 15 septembre et V Encyclique du 8 décembre, je l'ai lu avec un intérest \sic) loui particulier, et j';ii la douce conliance que la traduction en anglais qui vient de paraître aux Etats-Unis va circuler dans tout le pays et produire les fruits que vous avez en vue : Il est temps que le monde entier voie les choses comme elles sont. Votre ouvrage ne contribuera pas peu à ouvrir les yeux du publique (sic), a

Saint-Louis, le 9 août 1865. — « ...Les nombreux écrits que Votre Grandeur a donnés au public en défense du Saint- Siège, et spécialement l'explication claire et convaincante que vous venez de donner de la lettre encyclique du Saint-Père, ont rendu votre nom cher aux catholiques de tous les pays. »

Cincinnati, 1er juillet 1865. — « Monseigneur, ainsi que le Saint-Père, la France, et tous les catholiques de l'univers, nous aussi d'Amérique, nous avons à cœur de remercier Votre Grandeur de son admirable écrit : la Convention du 15 septembre et V Encyclique du 8 décembre. Nous l'avons publié dans notre revue hebdomadaire, the Catholic Telegraph, et nous en allons en donner une édition en brochure, qui vous donnera, Monseigneur, des milliers de lecteurs, et à l'Eglise des milliers de défenseurs. Plusieurs journaux catholiques des Etats-Unis l'ont publié, et votre nom et vos mérites sont publiés partout... »

Porto Rico, le 9 août 1865. — « ...Un exemplaire traduit en espagnol m'ayant été envoyé de Madrid, je l'ai lu avec autant de respect que d'admiration. J'y ai vu confirmer la haute renommée (sic) que vous avez acquise partout... Continuez, continuez Monseigneur, je vous en conjure au nom du catholicisme, la glorieuse mission que vous vous êtes imposée, ou plutôt que le ciel vous a confiée. Puisque vous avez reçu des talents aussi privilégiés, votre devoir est de les employer au profit de l'Eglise... »

(Nom illisible) Antilles anglaises, 8 septembre 1865. — « ...Le inonde entier, on peut le dire, a retenti du bruit de cette publication, et il serait difficile de peser les limites du

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bien qui peut en sortir... Pas une seule proposition de votre écrit à laquelle je ne sois prêt à souscrire. Il dissipera bien des erreurs et bien des préjugés... »

Republique Equatoriale. — «...Non seulement j'approuve votre écrit, et j'en confirme la doctrine, mais encore ma pensée est qu'on ne saurait trop le répandre; et je bénis Dieu qui vous a donné, pour défendre la justice et la vérité, un tel talent, un tel courage... » {Traduit du latin.)

Para, le 14 novembre 1865. — « ...J'ai adressé à mes diocésains une lettre pastorale dans laquelle j'ai intercalé une traduction de votre magnifique défense de l'acte pontifical. Pardonnez-moi, Monseigneur, mais je crus ne pouvoir mieux faire que d'adopter ainsi solennellement ce travail... i

Buffalo, le 10 juillet 1865. — « ...Votre nom retentit par toute ia terre, et moi je ne suis que le premier évêque d'un diocèse dont le nom même prouve que les bêtes sauvages naguère y ont demeuré. 11 est vrai que les buffles sont maintenant loin de Buffalo...

» Depuis longtemps j'admire les écrits de Votre Grandeur; pour mes discours et mes pastorales ils m'ont été souvent très utiles; mais surtout la Convention du 15 septembre et l'Encyclique du 8 décembre... Dieu a béni cet ouvrage, et il bénira le cœur et la main d'où il sortit. Des évèques par toute la terre se sont fait l'écho de vos Thoughts thaï brealh, and irords that bu m.

» T adopte toutes vos idées, et je désire me placer près de vous pour soutenir la cause de Dieu et de son Eglise.

i Je prends la liberté de vous envoyer ma dernière pastorale. Partout les évéques qui se dévouent au centre de l'unité catholique ont, comme vous le voyez, besoin de citer l'illustre évêque d'Orléans. »

EXTRAITS

Des LETTRES adressées à l'évêque d'Orléans par de simples prêtres.

Faut-il, après ces magnifiques lettres épiscopales, citer quelques extraits des innombrables lettres de simples prêtres qui venaient aussi de partout, de la Belgique, de l'Italie, de l'Espagne, comme de tous les diocèses de France, à l'évêque d'Orléans : Simples prêtres ou religieux, supérieurs de communautés ou généraux d'ordres? Les deux suivantes nous tiendront lieu de toutes les autres, à cause du grand nom de leurs signataires :

Lettre du P. Jandel, général des dominicains. — « Monseigneur... Votre brochure sur la Convention et l'Encyclique est un coup de massue dont resteront terrassés tous les sophistes ennemis de Dieu et de son Christ... Mais si l'accablante logique de l'argumentation ne laisse aucune prise à la chicane, ce que je n'ai pas moins admiré, c'est le calme et la modération du langage, et les ménagements conservés envers des adversaires catholiques et non catholiques, qui semblaient si peu les mériter... C'est un nouveau et signalé service rendu par vous à l'Eglise et au Saint-Siège.

» Ce sera le cri d'admiration du monde catholique et de nos ennemis eux-mêmes ! Mais ce n'est pas seulement ce qui m'inspire; je serais téméraire d'y céder; c'est la reconnaissance, dont je n'ai pas le courage d'étouffer l'enthousiasme... »

Lettre de M. Vabbé LkfiGÈmEVX. , aujourd' hui archevêque de Reims. — « Monseigneur... Merci, et mille fois merci, au nom de toutes ces chères âmes surprises, découragées, humiliées, pour lesquelles votre parole inspirée a été la splendeur d'un beau soleil après une horrible nuit de tempête. On les voit se relever, tour à tour étonnées de leur tristesse d'hier, et heureuses, fières d'être les disciples d'une vérité si magnifiquement vengée... etc. »

EXTRAITS

Des LETTRES adressées à l'évêque d'Orléans par des laïques (un grand nombre sont signées par des avocats, des professeurs de l'Université, des hommes politiques^ des écrivains, des publicistes, des députés, des membres de nos Académies).

Lettre de M. Vitet (de l'Académie française). — « Monseigneur... Vous devez être accablé d'éloges et saturé d'admiration. C'est presque une indiscrétion, c'est à coup sur un pléonasme que de vous en envoyer encore. Il faut pourtant que vous me permettiez de vous remercier du fond du cœur. J'en ai besoin tant vous m'avez rendu heureux. Le bien que vous venez de faire est incalculable. Ce n'est pas seulement un chef-d'œuvre que vous nous avez donné, c'est une œuvre de haute et grande charité. Vous avez mis de l'air dans nos poitrines. Nous' respirons plus à l'aise et marchons mieux tête levée. Merci, merci mille fois, etc. »

Lettre de M. Berryer. — « Monseigneur ...L'immense succès de votre écrit prouve assez quel puissant secours vous apportez à la grande cause de la Papauté, et quel besoin avaient les catholiques des lumières dont vous éclairez leurs consciences. Je vous ai lu et relu, je médite tout ce que vous nous enseignez; vous pariez de la Convention et de l'Encyclique avec l'autorité d'un évèque et le zèle éclairé d'un grand citoyen. Simple laïque, j'ai le droit et le devoir de traiter devant l'Assemblée, dont je suis membre, ces immenses questions... »

Opinion présumée de M. le comte de Chambord, d'après une lettre de M. de la Ferronnays (communiquée à M9r Dupanloup par M. le vicomte Gabriel de Chaulnes). — « Monseigneur... Permettez-moi de mettre sous les yeux de Votre Grandeur l'extrait suivant d'une lettre de M. le comte de la

Ferronnays, qui se trouve dans ce moment à Venise, auprès de M. le comte de Chambord :

« L'admirable brochure de l'évèque d'Orléans aura dû vous » satisfaire. Ecrite avec le talent et la chaleur de cœur très habi- » tuels à son auteur, elle est de plus très habile et doit servir » de terrain et de centre pour rallier tous les esprits inquiets... » La lettre de l'évèque d'Orléans doit dissiper toutes les crain- » tes provenant d'une fausse interprétation. Nous devons lui i savoir un erré infini etc. »

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