‹ Vie de mgr. DupanloupChapitre 27 sur 231 · CHAPITRE III · texte numérisé non relu

CHAPITRE III

les témoignages les moins équivoques de l'affection la plus vraie, les sévérités qu'il n'avait pu éviter, et ^épargnant rien pour amener la résipiscence ou la réhabilitation. Combien cette question le préoccupait! Combien de fois en a-t-il entretenu son conseil! Il avait même, dis la première année de son episcopat, institué dans son conseil une commission chargée de trouver les moyens pratiques de venir en aide aux: piètres envers lesquels des rigueurs auraient été nécessaires, et de rechercher les communautés avec lesquelles il y aurait lieu de s'entendre dans ce but. Et que de sacrilices, que de générosités admirables, dont Dieu seul a le secret, sa respectueuse et compatissante charité pour ces tristesses du sanctuaire ne lui a-t-elle pas inspires! Nous devons le dire, parce que c'est vrai, au fond, nul évèque n'a plus aimé ses prêtres, et à ceux mêmes qui ont pu le trouver quelquefois inexorable, il eût été impossible de ne pas rendre hommage a son grand cœur. Heureux surtout quand il avait a féliciter, à louer, a encourager : ce trait, que nous avons signalé déjà dans le Supérieur de Saint-Nicolas, se retrouve chez l'évêque; attentif à en saisir les occasions; juste et délicat dans l'éloge, autant que précis et positif dans l'avertissement. Bref, un pasteur, et un père. in>u pas faible, mais tendre et fort, tel était l'évêque d'Orléans.

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