‹ Vie de mgr Taché, archevêque de St.-Boniface (volume 2)Chapitre 7 sur 86 · III. — Les habitants des Pays d’en haut · texte numérisé non relu

III. — Les habitants des Pays d’en haut

En 1844, les Pays d’en haut sont peuplés de blancs, de métis 1 et de sauvages.

1" Les blancs y sont en très petit nombre. L’Ecosse et les • îles Orcades ont fourni au département du nord le plus fort contingent de sa population étrangère. Presque tous les postes de l’intérieur, même jusqu’aux extrémités les plus reculées du pays, comptent un certain nombre d’employés orcadiens (1).

Les plus nombreux ensuite sont les Canadiens-Français. Les premiers découvreurs de la Rivière-Rouge étaient de race française. Après la conquête anglaise, deux compagnies rivales exploitèrent les fourrures de ce pays. La compagnie du Nord- Ouest, quoique composée et surtout dirigée principalement par des Ecossais, prenait tous ses employés subalternes parmi les Canadiens-Français et imposait à tous ses membres l’obligation de parler le français : par là elle affectait d’être comme la continuation des compagnies formées dans la Nouvelle-France et conservait sur les nations sauvages le prestige affectueux qu’avaient su produire les découvreurs français.

Ces circonstances diverses expliquent l’importance de l’élément canadien-français dans les Pays d’en haut.

“ D’autres contrées ont fourni leur quote-part : l’Angleterre, l’Irlande, le Canada anglais, l’Allemagne, la Suisse, la France, la Norwège, l’Italie, les États-Unis, le Mexique, l’Amérique méridionale (2). ”

Mais, quelle que soit la nationalité particulière des blancs, ils se groupent en deux appellations seulement, les Anglais et les Français. “ Ces appellations sont données, non pas seulement à ceux qui ont l’origine qu’elles indiquent, mais bien à

Les blancs

(1) Esquisse . , ch. VI, p. 218.

(2) Ibidem, 220.

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