NOTICE
SUR M. L'ABBÉ RUELLAN,
Tieaire génial tiUdiire da diocèse de Soissong.
M. l'abbé Rnellan n*était point originaire du diocèse dé Soissons^ qu'il habitait depuis yingt-aix ans. C'est à Saint-Père, canton de Ghàteau-Neuf, arrondissement de Saint-Malo, diocèse de Rennes, qu'il était né d'une honorable famille de cultivateurs un peu avant le commencement du siècle. G*était un enfant de cette Bretagne si féeonde en hommes distingués et pour laquelle il a conservé jd&qu'à son dernier jour un si tendre et si religieux souvenir.
François-Thomas Ruellan manifesta de très-bonne heure les heureux dons qu'il avait reçus de la nature, et il avait dix ans à peine qu'un ecclésia^ique breton, qui habite aujourd'hui Saint- Malo, prophétisait déjà qu'il réussirait également dans toutes les carrières qu'il lui conviendrait de choisir. Il fit avec le plus grand succès ses hamanités dans une institution ecclésiastique de Saint- Malo, dirigée par M. l'abbé Vieille, originaire du diocèse de Noywi, et ses condisciples se rappellent encore qu'il était toujours le premier de sa classe.
Il eut aussi pour mattre le frère du célèbre auteur de VEssai sur l'indifférence, M. l'abbé Jean-Marie de Lamennais , aujouréthni grand vicaire honoraire de Rennes , et fondateur d'un institut de Frères des écoles chrétiennes, destiné à porter aux jeunes enfants les bienfaits d'une éducation morale et religieuse jusque dans les contrées les plus lointaines du Nouveau-Monde. C'est à ce vénérable prêtre , qui n'a pas suivi la môme voie que celui qui aurait pu porter le même nom avec tant d'éclat pour la gloire de la religion , que M. Ruellan attribuait d'avoir développé en lui le premier germe de sa vocation sacerdotale.
Après avoir terminé ses humanités, M. Ruellan entra au grand séminaire de Rennes , où il étudia avec non moins de succès la théologie. Il fut apprécié tout d'abord par l'un des grands vicaires du diocèse, M. l'abbé Milhanx, qui se l'attacha comme secrétaire