‹ Vie de Monseigneur de Simony, évêque de Soissons et LaonChapitre 49 sur 118 · CHAPITRE XÏV · texte numérisé non relu

CHAPITRE XÏV

M. de Simony trayaille à la conyersion 4e son beau^^re. — Lettres qu'il lui écrit à ce sujet. — M. de Simony se détermine à suivre de nouveau la carrière ecclésiastique. — Il fait part de son projet à son beau-frère et à sa sœur. — Idée que M"« de Sully avait de sa vertu.

Nous venons de voii' le désir qu'exprinfait M. de Simony à l'égard de son beau-frère , et les souhaits qu'il formait pour sa conversion. C'est qu'en effet M. de Villers, avec toutes les qualités que le monde admire, manquait de cette vertu de foi sans laquelle toutes les bonnes œuvres sont stériles pour le ciel. Nourri des écrits des philosophes du dernier siècle, il professait pour toutes les religions une indifférence systématique, dont la piété si éclairée de son épouse n'avait pu encore triompher. M. de Simony aimait tendrement son frère et souffrait de cet état d'indifférence et d'incrédulité où il le voyait vivre. La religion était le seul point où leurs cœurs fussent désunis. Pour établir entre eux une union parfaite, il entreprit de ramener à la vérité par une discussion amicale et suivie sur les principaux points de la religion révélée. Â cet effet, il composa plusieurs petits traités qu'il envoyait à son frère, en le priant de lui communiquer sans réserve toutes ses impressions, toutes ses difficultés. Ce qui caractérise surtout ces lettres dogmatiques, c'est une grande clarté d'exposition, une justesse de raisonnement qui ne laisse rien à désirer, et

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